PRESSE ET MEDIAS 2

Mercredi 5 novembre 2008

Le saviez-vous ? Des messages subliminaux NWO-compatibles incrustés en tout petit sur les chèques bancaires…


Les messages subliminaux sont des messages qui ne sont pas détectés par notre conscience mais sont détectés par nos sens et notre subconscient : leur effet pourrait, selon de nombreuses études concordantes, influencer notablement les récepteurs, en l’occurence les lecteurs de ces messages subliminaux.

 

Nous avons vu de nombreuses manipulations subliminales pro-NWO, et il est désormais intéressant de se pencher sur ce dossier intrigant des chèques bancaires :


Le saviez-vous ? Des messages subliminaux NWO-compatibles incrustés en tout petit sur les chèques bancaires…
Messages sublinimaux sur les chèques barrés utilisés par des dizaines de millions de consommateurs - source internet

 

C’est un intervenant d’un forum dédié au NWO (sur inscription) qui a soulevé le lièvre, et nous relayons cette information intéressante, sachant que tout le monde est amené à rédiger des chèques bancaires très régulièrement, sauf bien entendu les personnes interdites bancaires, qui se retrouvent de fait exclues de cette gigantesque campagne de communication subliminale (elles n’intéressent visiblement pas beaucoup les prescripteurs de ces messages).

Rappelons au préalable que les messages subliminaux sont particulièrement encadrés dans divers pays “développés”, et notamment en France ou au Canada, où leur utilisation est souvent interdite.

1. Quelle est donc concrètement cette “campagne subliminale d’infoxication” menée grâcieusement (ou presque, puisque les chèques sont payants) par les grandes corporations bancaires multinationales ?

En fait, quand on regarde bien nos chèques, on s’aperçoit que ce qui semble a priori des lignes ne sont en fait pas des points mais des caractères minuscules, un peu comme le sceau illuminate découvert sur des documents Top secrets et récemment déclassés du KGB.

Vidéo - Les lettres et symboles minuscules, outils appréciés des illuminatis ou simple coïncidence ? - Planète par Dailymotion

On a l’impression quand on rédige le montant de son chèque que l’on écrit sur des lignes en tout petits pointillés : oui, on a l’impression, c’est même ce que l’on nous dit en gén��ral…

Idem pour la date, la ville, etc…

Même les barres obliques du chèque appelé dans son acception orthodoxe “chèque barré” sont parfois des successions de lettres et parfois de chiffres (mais cela dépend des supports programmatiques, euh, des chèques barrés).

2. Ces successions de lettres minuscules ont-elles un sens ?

Que des lettres se succèdent les unes aux autres au lieu de points ou pointillés, c’est une chose, mais il est intéressant à ce stade de savoir si ces successions de lettres ont-elle un sens ou sont-elles inscrites au hasard ? Eh bien, il se trouve que ces lettres successives ont un sens et constituent des phrases parfaitement construites et compréhensibles par tout utilisateur de la langue de Molière…

3. Ces phrases subliminales sont-elles des slogans publicitaires pour les banques respectives qui les utilisent ?

Que ces, lettres, et en réalité ces mots et phrases successives aient un sens, c’est une chose, on peut facilement imaginer que ce pourraient être des slogans publicitaires du genre ‘Bougez avec la Banque” ou “Tous avec Jérôme Kerviel”…

Que nenni : ces phrases ne sont pas des propagandes publicitaires pour les banques qui les impriment sur les chèques de leurs chers clients, mais sont étrangement des idées politiques souvent parfaitement nwo-compatibles, comme on peut en jauger ci-dessous.

4. Les chèques comportent différents slogans politiques subliminaux, notamment en faveur de la Construction européenne :

L’une des phrases les plus importantes est une ode à la construction européenne :

L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble. Elle se fera par des réalisations concrètes, créant d’abord une solidarité de fait.

Rappelons pour comprendre le lien potentiel avec le NWO que selon nombre d’exégètes du Nouvel Ordre Mondial, l’Europe a vocation à se réunir jusqu’au Moyen-Orient et à reprendre le leadership mondial (en lien avec les USA) avec Jérusalem en capitale mondiale (d’où selon certains observateurs l’implémentation d’une Europe intégrant les pays méditerranéens, chère à Nicolas Sarkozy mais vue d’un “mauvais oeil” par les pays du Maghreb)… La phrase ci-dessus est parfaitement nwo-compatible.

Il existe aussi un autre message avec le même genre de déclaration “dogmatique” et politique sur l’avenir de la planète ou le développement “durable”, mais cette fois-ci plus consensuel, comme pour donner un gage d’universalité au message subliminal et permettant comme souvent d’établir un écran de fumée, que les initiés peuvent surmonter facilement mais que les autres ne comprendront pas :

L’avenir de la planète dépend des capacités de tous à modifier ses modes de production et de consommation… suffisamment respectueux de l’environnement pour conduire à un développement durable et harmonieux.”

Vous aviez finalement voté contre la Constitution Européenne ? C’est que vous ne faites pas assez souvent des chèques, ou peut-être que ces messages sont trop récents… et notez pour l’anecdote que les personnes qui sont le plus en faveur de l’Europe sont globalement certainement celles qui font le plus de chèques…

Outre le côté pro-NWO des messages, du genre : écoutez-nous et vous serez sauvés, ce qui surprend est le caractère universel de ces messages subliminaux, puisqu’il semblerait que la plupart des banques françaises aient toutes le même message inscrit sur les chèques, comme s’il s’agissait d’une mention (propagandiste) obligatoire.

Un autre point “étonnant”, comment se fait-il que ces slogans n’aient pas été présentés par la presse et les grands médias, ou par les banques elles-mêmes ?

Si ces lettres n’ont aucun intérêt ni aucune influence, pourquoi les inscrire sur tous les chèques, supports parmi les plus populaires et les plus utilisés en France et dans le Monde ?

Qui a décidé d’inscrire ces slogans politiques ? Qui a donné son accord ? Quand et pourquoi les banques se sont-elles entendues pour inscrire ces messages subliminaux sur les chèques ?

Pourquoi utiliser le futur indicatif là où tout un chacun utiliserait le conditionnel ?

La France est-elle le seul pays touché ou ces pratiques inquiétantes touchent-elles d’autres pays liés au système bancaire mondial ?

Est-ce un ballon d’essai ou ces pratiques vont-elles se généraliser sur d’autres supports et ou avec d’autres slogans ?

Est-il prévu un NOM, Nouvel Ordre Monétaire, si ce système subliminal venait à “plaire” et à donner satisfaction à ses “inventeurs” ?

Beaucoup, beaucoup de questions sans réponse…

5. Info ou Intox ?

Il est parfois des sujets difficiles à vérifier, mais il en est d’autres que chacun/e peut vérifier par soi-même, de ses propres yeux, comme Saint Thomas : Pour cela, il suffit ici de se munir d’une loupe efficace ou d’un scanner suffisamment récent pour scruter ses propres chèques de sa propre banque.

A vos microscopes, nous avons testé et nous confirmons que cela est bien présent sur nos chèques adorés (BNP, Caisse d’Epargne, Société Générale, Banque postale…).


Vendredi 27 Juin 2008
lamatrice75@gmail.com
Par Camille
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Mercredi 5 novembre 2008

L’évolution « technique » d’internet : un sérieux danger pour nos libertés

Sans entrer dans un débat technique qui n’est pas notre propos ici, un éclaircissement succinct de la manière dont fonctionne le réseau semble nécessaire.
 
En effet, sur internet, chaque machine (ordinateurs, serveurs et de plus en plus d’appareils communicants) est identifié par un numéro appelé adresse IP (Internet Protocole) du type 192.32.23.45, par exemple. Chaque fois qu’un internaute se connecte à un site web, ce dernier récupère dans ses « logs » (sorte de journal récapitulatif des connexions qui prend la forme d’un petit fichier « texte ») l’adresse IP de l’ordinateur de l’internaute en question, l’heure à laquelle il s’est connecté et déconnecté du site (et donc la durée de connexion au site), et tout un tas d’autres informations plus ou moins négligeables (version du navigateur internet, résolution…). Il faut voir que ce dont il est question ici dans les « logs » est l’information « minimale » que récupère tout site web sur les internautes. Or, il peut faire beaucoup plus. Ce qui s’appelle sympathiquement les « cookies » (on retrouve ici bien le paradoxe du monde internet où en apparence, tout est sympathique), permet par exemple à un site web (marchand le plus souvent) de « tracer » les habitudes de l’internaute et d’en savoir plus sur son comportement en ligne lorsqu���il visite le site en question. Logs et cookies ont pratiquement toujours existé sur le web et sont le signe que tout internaute quel qu’il soit laisse des traces de son passage sur la toile. C’est dans la structure même d’internet de reconnaître un ordinateur par un identifiant (adresse IP) pour qu’il soit accepté par le réseau.
 
Or, jusqu’à maintenant pour reconnaître, par exemple, un ordinateur d’un particulier, son fournisseur d’accès (type Orange) lui allouait pour le temps de sa connexion une adresse (adresse IP) pour que cet ordinateur puisse communiquer, c’est-à-dire émettre et recevoir des informations avec le reste de la toile internet. On parlait alors à ce moment-l�� d’adressage « dynamique ». En effet, le protocole IP dans sa version 4, ne disposant pas d’un nombre suffisant d’adresses pour attribuer à chaque machine de la planète un numéro spécifique, recourait à ce stratagème pour contenter les Internautes. Ainsi, à chaque connexion, l’utilisateur disposait techniquement d’une adresse IP à chaque fois différente pour surfer sur la toile, ce qui lui garantissait au passage un certain anonymat. Fin août 2008, Arbor Networks publiait les résultats d’une analyse prévoyant la saturation de l’IPv4 (pénurie d’adresse) dans les 900 jours.

Or, la version 6 du protocole IP (IPv6) est en passe de remplacer la version 4, créée il y a plus de vingt ans. Cette version est ressentie aujourd’hui comme inadaptée aux contraintes de l’internet et à l’explosion du nombre d’adresse IP, notamment en raison de son mode d’adressage qui prévoit une allocation d’espace de 32 bits alors que le protocole IPv6 permettra un adressage de 128 bits. En clair, le protocole IP dans sa version 4 limitait de nombre d’adresses IP à environ 4 milliards pour l’ensemble de la planète. Avec IPv6, ce nombre sera exponentiellement accru, puisque avec un mode d’adressage à 128 bits, IPv6 disposera de 2 puissance 128 (plusieurs milliards de milliards) d’adresses IP. Wikipédia (que vous pouvez consulter à l’adresse 
http://fr.wikipedia.org/wiki/IPv6 pour plus d’infos sur IPv6) explique pour le clin d’œil qu’une telle révolution consiste à avoir 667 132 000 milliards d’adresses par millimètre carré de surface terrestre ! La numérisation de la planète est belle et bien en marche.
 
Ainsi, en raison de la multiplication des appareils qui arrivent sur le marché et qui requièrent une connexion, les astuces de type adresses IP dynamiques (version 4) ne suffiront bientôt plus. Dans le monde, c’est à peu près 63 nouveaux utilisateurs par minute que l’on connecte à internet. « Le passage à IPv6 permettra notamment d’augmenter le nombre de machines connectées au réseau », précise-t-on à l’AFNIC (Association pour le nommage d’internet en coopération). IPv6 va permettre à beaucoup plus d’appareils de toutes sortes - notamment mobiles - de se connecter à internet et d’échanger plus de données. Avec l’avènement de l’IPv6, annonçait-on aux « Rencontres d’Autrans », le nombre d’appareils pouvant potentiellement être mis en réseau devient presque infini, à tel point que certains se sont laissés aller à évoquer la "disparition de l’internet" tel qu’on le connaît.
 
Nous sommes actuellement dans la période de transition, largement sous-médiatisée et pourtant ô combien importante pour l’internet de demain, faisant cohabiter les deux versions (IPv4 et IPv6) en parallèle et permettant une montée en charge des connexions et des débits. Or, on nous fait considérer cette évolution comme uniquement technique alors que c’est une véritable révolution de la philosophie d’internet et de son concept fondamental de liberté qui est en jeu ici : à dater de la mise en route d’IPv6 on pourra connaître quel appareil s’est connecté au réseau et donc très vite remonter à son utilisateur. Rappelons-nous que la Cnil (Commission informatiques et libertés) avait été créée à l’époque pour empêcher la mise en place d’un « identifiant unique » qui permettrait de recouper les différents fichiers informatiques disponibles sur une personne. C’est comme par exemple si votre numéro de Sécurité sociale permettait d’accéder à votre compte en banque, vos mails, votre navigation internet, vos achats (carte de fidélité), vos impôts, etc. Ici, c’est bien vos appareils communicants qui permettront à terme de connaître votre vie dans les moindres détails puisque la numérisation du monde est en marche. Et de manière insidieuse puisque en utilisant vos technologies vous ne vous méfiez pas le moins du monde de leur « coté obscur », par ailleurs invisible.
 
Cette palette ouvre certes de nouveaux horizons en termes de modèles métier : fort de ces nouveautés, l’ensemble des terminaux existants (électroménager, portable, PC, appareil photo, etc.) pourraient se voir allouer des adresses IP fixes, auto-configurables lors de leur mise en ligne permettant d’exécuter à distance des services "temps réel" et sur mesure (comme des traitements autour de la traçabilité des appareils, par exemple). Par ailleurs, d’autres types d’équipements se voient attribuer des adresses IP, comme les consoles Sony PS3 qui sont dotées d’un équivalent de Windows avec d’ores et déjà la possibilité d’activer IPv6 et de pouvoir gérer l’interconnexion des jeux.
 
En fait, comme le souligne un consultant présent aux rencontres d’Autrans « l’internet sera tellement dilué dans notre quotidien que nous ne le verrons plus », le réseau devenant omniprésent dans la vie quotidienne, de la maison à l���entreprise, en passant par l’école, le médecin, les transports en commun ou les magasins. Des exemples sont déjà apparus dans ce sens avec la dissimulation des antennes relais de téléphones portables dans des arbres factices, créés pour l’occasion. Même programme avec les lampadaires (il en existe plus de 55 000 à Paris) qui vont héberger, sans que l’on puisse les voir, des bornes WiMax qui à terme permettront des communications haut débit avec tous les appareils nomades. Le concept pourra aussi s’avérer très performant dans les zones rurales. "Sous un seul lampadaire/WiMax, on peut faire surfer 300 personnes en même temps", calcule Jean-Paul Rivière, président d’Altitude Telecom et pionnier du Wimax. Et tout cela au nom de la lutte contre la pollution visuelle. Du coup, internet devient invisible.
Mais ne nous y trompons pas : l’infrastructure de traçabilité du réseau est bien plus présente que jamais. Certains spécialistes, toujours à Autrans reconnaissent que la plus grande « réussite » de l’internet, c’est qu’il va disparaître dans le temps. « Quand une technologie est mature, elle devient transparente. Par ces mots, il ne faut pas comprendre la disparition d’internet dans le sens de sa destruction, mais comme un élément omniprésent qui va se fondre dans le décor et qui sera au centre de notre vie. »
 
Précisons qu’internet recèle donc la possibilité, dans son infrastructure même et depuis sa conception, de tracer n’importe qui ou n’importe quoi, et ceci d’une manière d’autant plus paradoxale que cette traçabilité est quasi invisible aux yeux de l’utilisateur. Et ceci de plus en plus étroitement avec la montée en puissance du protocole IPv6 qui pourra suivre de près tout « l’appareillage nomade » de l’homme moderne.
 
Possibilité qui ne deviendra un jour paranoïa que si tout le monde (Etat, administration, services de renseignement, secteur privé et particuliers) décident de se mêler de la vie privée de tout le monde, comme peut le faire penser par exemple la tendance qu’annoncent déjà les émissions de télé-réalité. Nous n’en sommes heureusement pas là. Le choix est encore devant nous. Nous ne sommes pas obligés de passer par ce « tout » technologique et sécuritaire pour évoluer.
 
La question effectivement posée est bien celle-là : est-ce que nous voulons d’un internet où l’anonymat synonyme de liberté aurait encore sa place ou bien désirons-nous nous engager dans cette « simple évolution technique » qui risque de miner tous les beaux principes du réseau et – peut-être un jour – en faire un outil à vocation totalitaire ?

Par Camille
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Mercredi 5 novembre 2008
Quand la presse états-unienne ou canadienne a commencé à rendre compte du décès de M. Bruce Ivins, un scientifique de haut niveau employé à Fort Detrick (le laboratoire de recherche sur les armes biologiques de l'armée US), qui allait être poursuivi dans le cadre de l'enquête du FBI sur les attaques à l'anthrax ayant suivi immédiatement les attentats du 11 Septembre, le moins que l'on puisse dire est qu'elle prît un certain nombre de précautions oratoires.

Ainsi, au moment où l'affaire sort (3 jours après la mort de la victime), le LA Times parlait-t-il comme l'Associated Press d'un « suicide apparent ». Formule étonnante qui implique un minimum de doutes sur la réalité de ce suicide. 

Le site de Radio Canada choisit de titrer « Mort mystérieuse au Maryland ». Un autre site d'information canadien utilise le conditionnel : « Attentats à l'anthrax aux Etats-Unis : Le suspect se serait suicidé ».  

Pour l'AFP, en revanche, pas de place pour le doute, qui assèna en titre de son article : « Suicide d'un scientifique américain en cause dans le dossier de l'anthrax. »

Idem pour Le Figaro qui passa immédiatement à ce qui lui semble une conclusion logique de cause à effet : « Soupçonné des attaques à l'anthrax, il se suicide. » Rendons grâce au correspondant à New York de ce journal, il connaît le mot « apparemment » et l'utilise dans le premier paragraphe. Passons en revanche sur l'usage impropre du terme « rançon » pour « récompense », sans y voir aucune malice ! Le journaliste, M. Jean-Louis Turlin, a en outre une meilleure mémoire que ses collègues puisqu'il se souvient du nom des 2 sénateurs destinataires de lettres contenant l'agent pathogène : MM. Daschle et Leahy. Ce qui semble alors étonnant est son oubli de rappeler au lecteur de l'article que ces 2 sénateurs étaient les plus véhéments opposants au vote de l'US PATRIOT Act. S'agirait-il pour l'occasion d'une mémoire sélective ? Et de conclure de façon aussi factuelle que surréaliste que « l'affaire Ivins semble écarter définitivement al-Qaida. » 

On serait cependant tenté d'ajouter que la « piste » al-Qaïda, pour ce qui concerne l'anthrax au moins, ne pouvait satisfaire que des ignorants aveuglés par la propagande de l'administration Bush, relayée par les grands médias. Et de rappeler qu'outre al-Qaïda, la liste des suspects improbables alla jusqu'à inclure la Russie de Poutine, la Syrie de Bachar el-Assad ou, bien évidemment, l'Irak de Saddam Hussein. Faut-il rappeler aussi que le PATRIOT Act a finalement été voté en toute hâte, sans même avoir été lu, comme Michael Moore le révélait au grand public dans son documentaire Farenheit 911 ?

Aucun journal ne semble se poser la question suivante : pourquoi un scientifique reconnu, décoré, ayant travaillé au service de son pays pendant 33 ans et notamment à la mise au point de vaccins, se serait-il mué en terroriste biologique au lendemain des attentats du 11 Septembre ? Quelles auraient pu être ses motivations ? Le cas échéant, est-il vraisemblable qu'il ait pu agir seul, à l'insu de tous, qui plus est dans un laboratoire militaire dépendant directement du Pentagone ? 

À l'heure actuelle, il semblerait que la mort de M. Ivins va mettre un terme à l'une des plus grandes enquêtes jamais entreprises par le FBI. À nouveau, on constate que rien n'a été élucidé : ni le mobile ni les moyens mis en œuvre n'ont été éclaircis à ce jour, encore moins prouvés. Plus extraordinaire encore, on en oublierait presque que le suspect présenté en définitive travaillait pour le Pentagone dans "la Mecque" de la recherche militaire états-unienne en matière de guerre biologique ! 

CNN par exemple note que toutes les personnes qui connaissaient M. Ivins ont été choquées d'apprendre à la fois sa mort et le fait même qu'il allait être mis en examen ; amis, famille, mais aussi collègues de longue date, tous affirment que le chercheur n'avait pas le profil d'un terroriste… Dans ce même article, on prend quand même la précaution de relayer une information du ministère de la Justice visant à ternir l'image publique de M. Ivins. On apprend d'ailleurs plus tard que ce scientifique aurait fait plusieurs séjours en hôpital psychiatrique, voire (c'est un comble !) qu'il aurait tenté d'empoisonner des gens. La surenchère continue : dans son dernier article en date, le LA Times parle maintenant, à l'unisson de Fox News, d'un « tueur sociopathe » ! Sachant que M. Ivins a conservé ses fonctions et l'accès aux agents pathogènes létaux qu'elles impliquent tout en étant sous le coup, comme la plupart de ses collègues, de la plus grande enquête jamais entreprise par le FBI (Ameri-Thrax), voilà qui est pour le moins… surprenant. À moins de croire, bien sûr, que les agents du Bureau ne sont que des détectives amateurs sans moyens ni expérience.

Le lendemain, toujours dans le LA Times, on pouvait lire que M. Ivins étant co-inventeur d'un vaccin contre l'anthrax, il aurait pu « profiter financièrement d'une épidémie de la maladie du charbon ». Toutefois, il est précisé que ce profit virtuel aurait été relativement modeste : « quelques dizaines de milliers de dollars, pas des millions » précise-t-on dans le même article. M. Ivins était-il nécessiteux, sans scrupule et cupide ? Il faut se demander si cela constitue un mobile raisonnable et crédible…

Sans doute les médias anglo-saxons sont-ils plus sceptiques que ceux de notre pays, pour avoir suivi de plus près la « désignation » d'un autre scientifique, M. Steven Hatfill depuis officiellement lavé de tout soupçon et même récemment indemnisé très largement par le gouvernement à hauteur de plusieurs millions de dollars US (entre 2,8 et 5,8 selon les sources) après avoir intenté un procès contre le ministère de la Justice. Il a également intenté des actions contre divers journaux qui ont préféré un règlement à l'amiable à un procès.

Force est de constater que les zones d'ombre sont encore nombreuses dans cette affaire : à vrai dire, le parcours atypique et aventureux de M. Hatfill en fait certainement un meilleur suspect que le docteur Ivins. Rappelons pour mémoire que M. Hatfill n'a jamais été mis en examen, mais seulement désigné comme « une personne d'intérêt dans cette affaire » (terminologie suffisamment vague pour ne pas être trop incriminante) suite à une « fuite » du ministre de la Justice Ashcroft en personne. Hatfill fut l'un des vecteurs de la fausse information selon laquelle l'Irak disposait des moyens technologiques pour fabriquer le meilleur anthrax au monde… Une histoire qui serait plus tard reprise et amplifiée (notamment par Brian Ross de la chaîne ABC) sous la forme des fameuses armes de destruction massive de Saddam Hussein, chères au président Bush, au vice-président Chesney, au ministre de la Défense Rumsfeld, au directeur de la CIA Tenet et au ministre des Affaires étrangères Powell. Mais ce n'est pas tout ! Il faut en effet rappeler que ce sont les sites dits « conspirationnistes » qui les premiers se sont fait l'écho de ce qui fait maintenant figure d'évidence historique (l'origine états-unienne et militaire de l'anthrax utilisé) pour les médias dominants… qui à l'époque s'en sont surtout tenu à relayer la propagande officielle susmentionnée, quand ils ne la fabriquaient pas !

Un autre « suspect » possible reste M. Philip Zack. Ce microbiologiste avait alerté le FBI en envoyant une lettre dénonçant l'un de ses anciens collègues de recherche à Fort Detrick, le docteur Assaad. Ce dernier faisait alors un coupable idéal : il était d'origine arabe, musulman et avait intenté un procès à l'armée US pour discrimination. Il faut en effet se souvenir que si les lettres à l'anthrax ne contenaient pas de revendication, elles comportaient un double message de haine envers Israël et les USA, et de gloire à Allah (voir photo) : dans ce contexte traumatique de l'après 11 Septembre, ce message pourtant peu crédible renforça d'autant plus l'islamophobie naissante. Assaad fut rapidement écarté de la liste des suspects par le FBI… mais son délateur ne fut pas inquiété outre mesure. Et pourtant, lui comme son collègue Dr. Rippy (tous les 2 sanctionnés auparavant par une enquête interne de l'armée) apparaissent, aux yeux du profane, comme des « personnalités intéressantes » pour reprendre le jargon du ministère de la Justice. [Sur le fonctionnement aberrant des labos à Fort Dietrick, les anglophones pourront lire la longue enquête du magazine Salon, ici.] 

Bref, les 2 personnes les plus suspectes (sans parler du « suicidé » Ivins) s'avèrent être tout à fait blancs, pas du tout musulmans, et ayant des sympathies marquées pour les id��es les plus à droite de la scène politique états-unienne. On est effectivement aussi éloigné que faire se peut d'une piste al-Qaïda et/ou Irak…

Regrettons encore que l'on ne sache toujours pas ce qui a motivé la Maison Blanche à prescrire du Cipro (l'antibiotique contre la maladie du charbon) à Cheney et à son staff dès le soir du 11 Septembre, puis au président Bush. Avait-elle une connaissance préalable de la menace ? impossible de le déterminer : tout ce qui entoure cette affaire fut entouré d'un tel secret que même les 2 sénateurs (principales cibles politiques) se sont vu refuser l'accès à des informations, jugée « trop sensibles » !  

Continuons… Le professeur Francis A. Boyle fut l'un des premiers à alerter l'agent du FBI en charge de la coordination de l'enquête sur l'anthrax, M. Marion « Spike » [la censure] Bowman. M. Boyle avait en effet été alerté par le fait que le FBI cherchait l'assistance du laboratoire de Fort Detrick (siège de l'USAMRIID) dans l'enquête sur l'anthrax. Or, selon lui, ce laboratoire « était sans doute plus la cause du problème que sa solution ��. Malheureusement, M. Boyle ignorait à l'époque le rôle surprenant joué par M. Marion Bowman dans le "fiasco" de l'ordinateur de M. Moussaoui, et qui eut pour conséquence que les agents de terrain du FBI de Minneapolis, comme Coleen Rowley, s'en virent refuser l'accès.

Il l'explique d'ailleurs parfaitement dans son livre Guerre biologique et terrorisme. Car ce qu'il est important de comprendre est somme toute relativement simple : après le 11 Septembre et grâce à lui, l'administration Bush a engagé les États-Unis dans une course folle aux armements chimiques et biologiques en complète violation de la législation américaine et des traités internationaux. Ce programme s'appelle le projet Bioshield et bien qu'il ait été présenté comme un programme de recherches à vocation défensive, il est susceptible de par sa nature même de mener à la création d'armes biologiques à buts offensifs ; cela est strictement interdit par la convention de 1993 sur les armes NBC. Le projet Bioshield est totalement inconnu du grand public, et il serait peut-être important d'en prendre connaissance, compte tenu de ce qui apparaît maintenant au grand jour : l'implication de scientifique(s) de haut niveau travaillant pour l'USAMRIID (c'est-à-dire l'armée US) dans les attaques terroristes à l'anthrax de septembre et octobre 2001.

L'affaire semble en voie d'être close, sans avoir été élucidée, de façon somme toute appropriée pour qu'elle ne vienne pas interférer avec les prochaines élections présidentielles, ni présenter un autre handicap dans la campagne républicaine de M. McCain… 

Seuls les mauvais esprits verront-ils dans ce « suicide apparent » une étrange redite du « suicide » de M. David Kelly ?

Enfin, au sujet de la Grande-Bretagne, dans le registre du terrorisme attribué à al-Qa��da, cette nouvelle est à noter, qui n'aura pas fait les gros titres de vos journaux : Attentats de Londres: le procès s'achève sans verdict.

Arno Mansouri
Directeur des Editions Demi-Lune
www.editionsdemilune.com
Par Camille
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Samedi 20 septembre 2008
Les Etats-Unis se rapprochent d'un blocus de l'Iran

Le gouvernement des Etats-Unis vient d'imposer de nouvelles sanctions contre l'Iran, cette fois-ci en visant ses compagnies maritimes. La principale ligne maritime iranienne et 18 de ses filiales, accusée d'être engagée dans la contrebande de matériel nucléaire - une accusation catégoriquement réfutée par l'Iran -, a été placée sur la liste noire des Etats-Unis.

Par Kaveh L Afrasiabi
Asia Times Online, le 12 septembre 2008
article original :
"US a step closer to Iran blockade"



Les Etats-Unis se rapprochent d'un blocus de l'Iran
Même si l'impact économique de cette mesure contre les Lignes Maritimes de la République Islamique d'Iran (LMRII) sera minimal, à la lumière de l'absence quasi-totale de lien entre cette compagnie maritime et les entreprises étasuniennes, cette toute dernière initiative des Etats-Unis contre l'Iran envoie un signal fort sur l'intention des Etats-Unis de faire monter la pression contre l'Iran - et, si nécessaire, de façon unilatérale. Il s'agit peut-être d'un prélude à des actions plus séreuses et plus dangereuses dans un proche avenir. D'abord, un blocus naval de l'Iran, en vue d'asphyxier, entre autres choses, son accès aux importations de carburants.

L'administration de George W. Bush, qui vit ses derniers mois, s'apprête, lentement mais sûrement, à engager des actions impétueuses qui lieront efficacement les mains du prochain président des Etats-Unis, surtout si celui-ci devait être le candidat démocrate Barack Obama. En effet, par le passé, ce dernier a fait connaître son intérêt pour un dialogue direct avec Téhéran.

Si ces nouvelles sanctions sont en fait des catalyseurs en vue d'actions plus agressives des Américains contre l'Iran - certains membres du Congrès étasunien demandent l'interdiction des cargos iraniens - alors, d'ici à ce que le successeur de Bush au bureau ovale prenne ses fonctions en janvier prochain, le climat d'hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran pourrait avoir dégénéré, à un point où il faudrait un effort monumental pour défaire ce qui semble être le dernier coup d'éclat de Bush.

D'un autre côté, à la vieille des élections présidentielles en novembre prochain, plus de tensions entre les Etats-Unis et l'Iran conduiraient l'électeur à accorder une plus grande priorité aux questions de sécurité nationale, ce qui bénéficierait au rival républicain d'Obama, John "Bombardez ! Bombardez ! Bombardez l'Iran !" McCain.

En effet, le couplage de la crise en Géorgie avec celle de l'Iran représente un bonus majeur pour McCain et son approche "de fermeté" envers les ennemis extérieurs des Etats-Unis.

Selon le journaliste d'investigation américain, Seymour Hersh, qui a écrit plusieurs reportages sur les actions secrètes des Etats-Unis contre l'Iran, Bush a plus fois juré de quitter la Maison Blanche en laissant le programme nucléaire iranien intact.

Avec les nouvelles tensions entre la Russie et la Géorgie qui réduisent les perspectives d'une nouvelle diplomatie "multilatérale" vis-à-vis de l'Iran aux Nations-Unies cet automne, la Maison Blanche vient de démarrer un nouveau chapitre de l'action unilatérale coercitive contre l'Iran, qui pourrait bien faire partie d'une "approche d'ensemble" globale. Cette approche pourrait inclure l'interdiction des navires iraniens en haute mer, voire des mesures progressives pour imposer un régime de "blocus intelligent", destiné à refuser l'accès à l'Iran aux carburants dont il a un besoin vital.

Cette dernière mesure aurait en fait pour objectif de viser la population iranienne en lui faisant subir une souffrance tangible et qui pourrait dissiper son soutien à la politique nucléaire du gouvernement, donc à l'insistance de celui-ci pour faire valoir ses droits à enrichir l'uranium en vertu du Traité de Non-Prolifération. Il ne fait aucun doute que les Etats-Unis joueraient avec le feu, et les choses pourraient s'envenimer plutôt rapidement et devenir incontrôlées dans l'éventualité d'une réaction forte de l'Iran.

En ce qui concerne Washington et Tel Aviv, leurs efforts pour monter la Syrie contre l'Iran sont en train de payer - grâce en partie aux efforts infatigables de la France - et les politiciens israéliens ne cachent pas leur espoir que leurs négociations avec Damas leur permettront de toucher un dividende, arrivant à point nommé, par le refroidissement de l'alliance irano-syrienne, jusqu'ici au beau-fixe.

En Iran, des murmures de "diplomatie faible et réactive" peuvent déjà se faire entendre, plaçant ainsi l'administration du Président Mahmoud Ahmadinejad sur la défensive.

Par conséquent, les faucons à Washington sentent venir l'occasion de dernière minute d'affaiblir l'Iran. Ils auront certainement analysé les menaces et estimé les risques. Mais si jamais leurs calculs s'avéraient incorrects, cela pourrait être désastreux pour le gouvernement étasunien dans les années à venir, avec des ennuis énormes.

Quant à l'Iran, un porte-parole des LMRII a dénoncé la mesure des Etats-Unis comme étant "illégale" et basée sur des "accusations mensongères". Les LMRII, qui sont en fait une société privée et non pas une entreprise d'Etat, ont promis de porter plainte auprès des tribunaux internationaux, l'action des Etats-Unis s'inscrivant en violation des termes et du cadre des sanctions de l'ONU, imposées par le Conseil de Sécurité contre l'Iran au sujet de son programme nucléaire. Par exemple, ces sanctions exemptent la centrale nucléaire de Busher en Iran, permettant à celle-ci d'être approvisionné en matériel nucléaire pour cette centrale de fabrication russe et dont la construction est presque terminée.

Cela signifie que les Etats-Unis pourraient chercher à saisir les marchandises nucléaires russes destinées à l'Iran en représailles pour son offensive en Géorgie pro-occidentale, faisant ainsi monter la colère de Moscou. Une autre alternative serait que les Etats-Unis utilisent la menace d'une telle action comme moyen de pression à la fois contre Téhéran et Moscou. La Russie, du point de vue de Washington, doit être amenée à rentrer dans le rang en ce qui concerne l'Iran.

Une fois encore, toute action de ce genre par les Etats-Unis aura des conséquences prévisibles et des conséquences imprévisibles, et les faucons de Washington seraient bien téméraires s'ils prétendaient connaître tout l'éventail de ces ramifications, qui pourraient être dramatiques parce qu'elles raviveraient une nouvelle guerre froide et militariseraient purement et simplement la crise nucléaire iranienne.

Téhéran ne semble pas accueillir favorablement une escalade avec les Etats-Unis. Un ministre délégué aux affaires étrangères, Mehdi Safari, a annoncé que l'Iran est prêt à s'engager dans des négociations de bonne-foi avec l' "Iran Six" (les cinq pays du Conseil de Sécurité, plus l'Allemagne).

Ahmadinejad est attendu à New York dans moins de deux semaines pour participer à l'assemblée générale de l'Onu et, selon toutes les indications, les Etats-Unis et Israël ont choisi délibérément de donner un nouvel élan à leur campagne contre Ahmadinejad, justifiant une lettre de l'ambassadeur iranien à l'ONU, Mohammed Khazaï, se plaignant de menaces flagrantes contre le président iranien de la part des politiciens israéliens - ils ont même dit qu'ils le kidnapperaient.

En conclusion, alors que des plans sérieux contre l'Iran sont fomentées à Washington et à Tel Aviv, le sort de la paix et de la stabilité dans la région pétrolière volatile du Golfe Persique semble une fois de plus sur le point d'être compromis, si la direction prise va vers une confrontation ouverte avec l'Iran.
Copyright 2008 Asia Times Online Ltd/Traduction :
JFG-QuestionsCritiques
Par Camille
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Samedi 30 août 2008

protection des convois militaires devient un enjeu crucial pour les stratèges d’options militaires face aux menaces terroristes modernes. .Dans les zones à risques la sécurité des convois est habituellement assurée par des véhicules d'escorte armés, ces véhicules sont maintenant équipés de système de contre-mesures électroniques destinés à brouiller les radiofréquences des téléphones mobiles qui commandent les bombes télécommandées appelées en termes militaires Dispositifs Explosifs Improvisés (IED) lorsque le convoi passe à proximité. .Ces brouilleurs couvrent évidemment une large bande de fréquences, notamment celle de la téléphonie mobile GSM, UMTS et autres de 20 MHz à environ 2,5 GHz.

 

Vidéo sur les systèmes de Brouillage (Jamming)

 

 

 

Des soldats belges malades à cause d'irradiations

 

* en Afghanistan. (*ndlr: électromagnétiques)

Des militaires belges présents en Afghanistan sont tombés malades. Probablement à cause de l'appareil de brouillage installé dans leurs véhicules blindés. Le ministère de la Défense a lancé une enquête. Tous les soldats utilisant les véhicules Pandur en Afghanistan se plaignent de maux de tête et nausées. Ces plaintes sont probablement liées aux irradiations provoquées par les appareils de brouillage installés dans ces véhicules. .Deux soldats du 11ème bataillon de génie de Burcht ont déjà été dispensés et retirés du service par les médecins.

 

http://videos.next-up.org/IedBrouillageJamming/29082008.html
Par Camille
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Samedi 30 août 2008
Pourquoi l'Ossétie et l'Abkhazie intéressent la Géorgie, pourquoi la Géorgie intéresse les USA
Nicolas Bárdos-Féltoronyi
 
Le différend apparent entre la Russie et la Géorgie concerne des territoires que l’on appelle l'Ossétie du Sud et l’Abkhazie. En tant que telle, l’Ossétie historique s’étend aux deux côtés du Caucase. La partie au sud est située à la frontière méridionale de la Russie qui ne reconnaît pas la souveraineté du territoire mais qui continue à maintenir des relations et récemment, à renforcer ses liens. De son côté, l’Abkhazie se situe entre la Russie et la mer Noire, à l’ouest des chaînes du Caucase.
 
Titre original : Conflit russo-américain dans la Caucasie méridionale dont la Géorgie

Antécédents récents et guerre brève

Depuis l'indépendance de la Géorgie vis-à-vis de l'URSS en 1991, l'autonomie accordée aux Ossètes du Sud a été supprimée par l'État géorgien, provoquant l'exode de la population vers la république d'Ossétie du Nord. En1992, un territoire du côté de la mer Noire déclare l’indépendance sous le nom de la République autonome d'Abkhazie, profitant de la faiblesse du nouvel État géorgien. Cette dernière bénéficie le soutien de Moscou. En 1994, les nationalistes ossètes proclament, à leur tour, l'indépendance de l'Ossétie du Sud, avec la bénédiction de la Russie.

Depuis l’avènement d'un pouvoir pro américain à Tbilissi en 2003-4, l'Ossétie du Sud est un des enjeux politiques entre la Russie et le président géorgien Mikheil Saakachvili « guidé » par les USA. De plus en plus autoritaire(1) , le président revendique la réintégration des régions considérées sécessionnistes au sein du territoire de la Géorgie. Les indépendantistes ossètes, majoritaires en Ossétie du Sud, ambitionnent une indépendance complète. La Fédération de Russie préfère garder le statu quo et ainsi laisser le pouvoir géorgien, tourné résolument vers Washington, dans l'embarras. Les indépendantistes d'Ossétie du Sud souhaitent une réunification avec l'Ossétie du Nord, mais ni la Fédération de Russie, ni l'OSCE et encore moins la Géorgie ne soutiennent encore cette solution.

La République d'Ossétie du Sud a tenu un deuxième référendum sur son indépendance le 12 novembre 2006, le premier référendum ayant eu lieu en 1992. Une très large majorité des votants semblent s'être prononcés pour cette indépendance. Le gouvernement géorgien, les USA et l'UE considèrent ce référendum comme illégal alors que la Russie le reconnaît. La Russie est dès à ce moment-là présente sur ce territoire à titre du « maintien de la paix » avec 1000 soldats (2). Après plusieurs incidents militaires depuis 2007 (3), les forces géorgiennes lancent une offensive soigneusement préparée en août 2008, entraînant une menace d'interventions, suivie d’interventions des Forces armées de la fédération de Russie (Reuters, 7.8.2008, NZZ, 11 et 22.8.2008 & FT, 8, 9, 11.8.2008) (4) . Cette intervention s’étend même sur l’autre territoire contesté : l’Abkhazie .(5) L’offensive géorgienne rencontre une contre offensive russe qui conduit à l’échec de Tbilissi, échec humiliant pour les conseillers militaires américains et israéliens (FT, 12.8.2008).

Les autorités s'abstiennent pour l'instant d'analyser cette défaite écrasante de l'armée géorgienne qui ne s'est pas montrée à la hauteur de l'adversaire malgré l'assistance des USA et une hausse importante des dépenses militaires ces dernières années, soit de 5 à 16% du PIB. Washington a dépensé des millions de dollars pour la formation militaire, l'équipement et l'armement de la Géorgie. Au moment de la nuit de l’attaque, l’armée géorgienne a utilisé les rampes et véhicules lance-missiles sol-air en série, de style "Katiouchkas", probablement d’origine tchèque ou ukrainienne. C’est de cette manière qu’elle a pu détruire une partie notable de la capitale d’Ossétie du Sud et tuer ou blesser un grand nombre de civils (NZZ, 22.8.2008). Par après, la supériorité russe dans l'air a cependant été cruciale. Les Géorgiens étaient incapables d'y faire face avec leur système de défense antiaérien.

La Russie a déployé des avions d'attaque au sol Su-24 et Su-25, ayant pour tâche d'apporter une couverture aux forces terrestres et de détruire les troupes et infrastructures ennemies. Moscou avait aussi déployé des bombardiers stratégiques Tu-22. La Géorgie ne dispose que de 10 à 15 appareils Su-25 dont certains ont été détruits et les autres immobilisés après les attaques russes contre les aéroports militaires du pays. Elle s’est concentrée sur l'infanterie et les chars qui sont inutilisables s'ils ne sont pas couverts depuis le ciel.



Position spécifique de la Géorgie

La Géorgie était susceptible de constituer une des pièces du dispositif de Washington contre l’Iran autant qu’un des facteurs de démantèlement de la Russie et de sa zone d’influence. Washington envisageait notamment d’installer de nouvelles bases en Géorgie ou en Azerbaïdjan. La Géorgie est un verrou stratégique de la Caucasie méridionale .(6)

La Géorgie est placée stratégiquement au coeur des réseaux gazoducs et oléoducs. L'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC) entre l'Azerbaïdjan et la Turquie fournit le pétrole de la Caspienne. De moindres volumes passent par l'oléoduc entre Bakou et le port géorgien de Soupsa. Les ports géorgiens constituent une plate-forme du pétrole de la Caspienne venant d'Azerbaïdjan, du Turkménistan et du Kazakhstan. Le gaz à destination des Européens transite aussi par la Géorgie, notamment via le gazoduc Bakou-Tbilissi-Erzurum entre l'Azerbaïdjan et la Turquie.

Rappelons que
• Tbilissi passe vers 2004 un accord avec Washington en vertu duquel les USA privatisent leur présence militaire en Géorgie en passant un contrat avec des officiers militaires américains à la retraite, afin qu’ils équipent et conseillent l’armée géorgienne. C’est la société américaine Cubic qui obtient le contrat de trois ans. Ce programme prend le relais de la collaboration avec Washington entamée sous Chevardnadze en 2002, sous couvert de lutte contre le terrorisme. Les conseillers militaires états-uniens se voient également confier comme mission d’améliorer la sécurité du pipeline du BTC. En contrepartie, la Géorgie envoie 500 hommes soutenir les forces d’occupation en Irak et le nombre en augmentera jusqu’atteindre 2000.
• la Géorgie bénéficie aussi depuis des années du soutien militaire important d’Israël et de l’Ukraine, ainsi que quelques autres pays « satellites » des USA.



Conflits actuels multiples

Le conflit armé actuel commence, comme d’habitude, par des déclarations selon lesquelles l’un n’a fait que répondre à l’attaque de l’autre. Depuis juillet 2008, il est précédé de
◊ nombreux déplacements d’officiels américains dont Condoleeza Rice et bien d’autres officiels américains, et
◊ exercices militaires auxquels participent notamment 1000 + 300 soldats ou instructeurs américains ou israéliens qui donnent la possibilité de Washington de soutenir le gouvernement géorgien et qui sont situés à la base militaire de Vaziani, dans les faubourgs de Tbilissi.
De son côté, la Russie a tout intérêt de vouloir stopper les avancées des USA dans la Caucasie méridionale craignant
o l’encerclement par les USA seuls ou grâce à l’OTAN,
o l’utilisation militaire intempestive du couloir aérien par Washington,
o la pénétration des compagnies pétrolières et gazières vers l’Asie centrale (FT, 15.7.2008).
Les stopper ne lui est guère facile. Certes, la Russie se retrouve parmi les « grands », mais sa puissance militaire ou économique n’égale pas celle des USA, ni celle de l’UE. En termes de brutalités de l’intervention, la Russie est « un petit débutant » en Géorgie, si l’on la compare aux USA en Afghanistan et en Irak. À court terme, l’objectif russe vise la destruction du matériel et des infrastructures, ainsi que des bases militaires sur le territoire géorgien,

Revenant au conflit actuel en Caucasie méridionale, ce conflit me rappelle celui qui a eu lieu en Croatie en 1995. D’une part, la Croatie comme la Géorgie bénéficia d’aides militaires massives et du soutien verbal de la part de Washington tel que : « The American people will stand with you », dixit Bush II. D’autre part, les deux débutent en mois d’août lorsque les médias sont absents ou distraits par d’autres choses, en l’occurrence à l’heure actuelle par les Jeux Olympiques à Beijing. Enfin, à l’époque, l’attaque des Croates contre les Serbes et l’expulsion de près de 200 000 Serbes de la Croatie se sont déroulées avec l’appui d’état-major du quartier général militaire des USA à Zagreb, tandis que maintenant il y a 1000 soldats américains auxquels s’ajoutent 130 instructeurs américains et israéliens, qui y interviennent directement ou indirectement.

La différence pourra en être à présent la position et la possibilité d’agir plus fortes de la Russie. L'intérêt à plus long terme de la Russie, qui a commencé de se préparer aux Jeux Olympiques d'hiver de 2014 à Sotchi, commanderait d'œuvrer d’abord avec fermeté, puis à l'apaisement, sans perdre d’influence ni de face. Site touristique prisé, Sotchi est située à proximité des zones troublées de Tchétchénie et d'Abkhazie. Le gouvernement russe a déjà débloqué plus de 6-7 milliards d’euros pour préparer la ville aux Jeux. Une autre différence serait que les milieux dirigeants de Washington pourraient, de leurs côtés, s’avérer divisés et donner des signaux opposés à Tbilissi.

Enfin, il n’est pas sans utilité de remarquer que la Géorgie depuis 2004 adopte et applique le modèle néolibéral, et plus particulièrement, américain dans sa gestion dite socio-économique : déréglementation, réduction de l’administration et des impôts. Par exemple, le pouvoir prévoit de privatiser massivement les universités d’ici à 2010, et de créer des liens plus étroits avec les entreprises et les donateurs privés susceptibles de financer ces établissements. Le secteur de la santé devrait lui aussi passer aux mains de capitaux privés. Plus de 1 800 entreprises ont été privatisées entre 2004 et l’année 2008. Cette gestion désastreuse pèse évidemment sur la popularité du régime actuel et détériore sa légitimité. Elle aurait été à l’origine de la politique de fuite en avant du gouvernement, de vouloir récupérer les régions contestées.

Réintégrer les deux territoires en sécession parut à Tbilissi également impératif pour réaliser l’objectif de la politique étrangère géorgienne, l’adhésion à l’OTAN. En reportant la décision pour celle-ci au décembre 2008, le sommet de l’OTAN d’avril 2008 a rendu cette réintégration d’autant plus urgente pour le gouvernement géorgien. Pour celui-ci, le revers politico-militaire laisse entrevoir des règlements de comptes politiques après le conflit armé qui a tourné au désastre pour le pays .(7)


Évolutions géopolitiques

Depuis la chute du « rideau de fer » entre 1989 et 1991, les épreuves stratégiques entre les USA et la Russie peuvent se résumer comme suite :
➢ les avancées remarquées de l’OTAN vers le centre et de l’est de l’Europe,
➢ l’installation du système anti-missiles en République Tchèque et en Pologne (8)
➢ la présence militaire de Washington en Irak et en Afghanistan, même si elle est incertaine,
➢ les « révolutions » orange en Ukraine et rose en Géorgie soutenue par des « ONG » gouvernementales américaines.
Face à cela, la Russie enregistre
• la non extension du réseau de bases américaines au centre de l’Asie,
• la reprise en main économique, administrative et militaire du pays,
• les alliances développées avec la Chine et les pays d’Asie centrale avant tout, mais aussi avec l’Inde et l’Iran, pays où l’influence américaine recule (FT, 3.8.2008 & NZZ, 11.8.2008).

Par contre, la Russie en position encore relativement faible est « titillée » à ses frontières au sud et à l’ouest, alors que les USA s’embourbent dans des conflits qu’ils ont suscités eux-mêmes tels que la « lutte contre le terrorisme » en Afghanistan, en Irak ou en Somalie. La Russie pourrait néanmoins arrêter l’autorisation de survol de son territoire par les forces de l’OTAN vers l’Afghanistan. Depuis le 18.8.2008, elle organise un exercice militaire en Arménie dont le thème tourne autour de l’assistance et le soutien militaires à ce pays en cas d’agression contre lui.

L’affaire géorgienne est un cadeau du ciel pour Moscou. On y évoque évidemment le précédent de Kosovo pour revendiquer l’indépendance d’Ossétie du sud et d’Abkhazie. L’Azerbaïdjan s’affiche comme pays ± neutre, alors que l’Arménie penche vers la Russie. L’objectif de la Russie dans le cas de la Géorgie pourrait être de la rendre simplement plus neutre stratégiquement, voire maintenir une certaine instabilité dans la Caucasie méridionale aussi longtemps que Moscou ne réussisse pas faire entrer dans la région les multinationales russes du secteur énergétique. Par ailleurs, on peut être certain qu’en Asie centrale, en Ukraine ou en Azerbaïdjan, les gouvernements suivent de très près les événements dans cette région. Israël pourrait aussi réviser sa politique du soutien en faveur de la Géorgie.

Washington disposerait d’une panoplie de mesures dans le présent contexte et notamment:
• insister l’UE de suspendre ses négociations « stratégiques » avec la Russie,
• exclure la Russie de certains débats internationaux et l’empêcher son entrée à l’OMC,
• impliquer la Géorgie dans les programmes d’action de l’OTAN,
• étendre des patrouilles des avions de combats de l’OTAN au-dessus du territoire « entier » de la Géorgie.
À supposer qu’elles soient applicables, beaucoup de ses mesures servent aux USA de ne pas apparemment s’impliquer directement dans le conflit mais y impliquer les pays membres d’Europe et pour aussi leur faire financer les opérations. Il convient de voir si les différentes négociations ne sont, comme d’habitude, pas dans l’intérêt de chaque partie. Il faut cependant dire que les coups de force tels que l’actuel en Caucasie méridionale laisse peu de choix à l’UE. Celle-ci ne peut guère se mettre franchement du côté de la Russie. Une telle attitude serait une atteinte directe contre la position des USA et le capitalisme que ces derniers représentent et que l’UE ne combat guère.

Il reste que l’UE avance petit à petit en termes politiques et construit une force socio-économique. De plus en plus, elle devient politiquement plus autonome de par sa propre logique interne. Recréer un climat de guerre froide est une tentative de renforcer les USA et de justifier la présence militaire américaine sur le territoire de l’UE. Ainsi, cette dernière deviendrait une sorte de « bouclier » dans l’affrontement de Washington par rapport à Moscou.



La prise de parole d’une opposante géorgienne (9)

Dans cette analyse, il m’a semblé utile de reprendre quelques déclarations d’une femme politique importante de l’opposition géorgienne sous forme d’une série d’extraits:

„… C'est après la signature de l'accord que les forces russes ont porté trois coups très durs à l'économie, et donc à l'indépendance géorgienne. Ces trois coups sont : le bombardement à la hauteur de Kaspi (40 km de Tbilissi) de la voie ferrée qui constitue la principale artère du commerce est-ouest de la Caspienne vers la mer Noire et la source principale des revenus de l'Etat ; les bombardements et la destruction des infrastructures du port de Poti venant après ceux du terminal portuaire de Kulevi et l'attaque du pipeline BTC visant à paralyser les exportations pétrolières ; le déversement par hélicoptère de trois bombes incendiaires sur le parc naturel de Borjomi, l'un des principaux sites touristiques, qui se lit comme un acte de froide vengeance contre les richesses naturelles.

… Transit pétrolier et gazier, transit commercial, tourisme, infrastructures portuaires : la Russie sait très exactement frapper là où ça fait mal. Tout aussi précises étaient les frappes de la phase militaire qui a précédé et détruit l'ensemble des infrastructures militaires du pays (les bases de Senaki et de Gori, le centre de Vaziani, les aérodromes militaires de Marneuli, de Kopitnari, les vedettes des garde-côtes stationnées à Poti, les centres de communication ; les bases de forces spéciales sur les hauteurs de Tbilissi à Kojori)…

… Si ces noeuds stratégiques (Senaki, Gori, centrale de l'Enguri, Poti) doivent être tenus par d'autres que les Géorgiens, il importe qu'ils le soient par des forces d'observation indépendantes et impartiales. Toute autre solution pourrait enclencher une dynamique de résistance et de guerre de tranchées, comme c'est le cas dans toutes les nations occupées. La communauté internationale devra donc d'abord empêcher ces dérives, puis aider à reconstruire le pays. Il en va de la possibilité pour ce pays de recouvrer les moyens de son indépendance.
Mais l'indépendance, c'est aussi et surtout l'expression de la volonté politique d'un pays, sa capacité à faire entendre sa voix et à restaurer sa crédibilité internationale à la veille de l'autre négociation plus vitale encore qui va porter sur son intégrité territoriale… Il est donc urgent que la liberté des médias et la vie politique soient rétablies. Les partenaires européens doivent l'exiger… Mais les grandiloquences verbales géorgiennes semblent tout aussi dérisoires après l'ampleur de la défaite subie.

… Que représentent réellement l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie pour la Géorgie? Ce sont l'Alsace et la Lorraine de la Géorgie... Quels sont les intérêts économiques en jeu? L'Ossétie du Sud a surtout une valeur stratégique du fait du tunnel de Roki, voie d’accès directe de la Russie vers le Caucase et le coeur de la Géorgie. L'Abkhazie, elle, riche en potentiel touristique et peut-être dotée de réserves de pétrole et de gaz offshore non encore explorées, représente un accès portuaire à la mer Noire dont est désormais dépourvue la Russie. Cette dernière ne conserve en effet que le port de Novorossisk et des droits limités dans le temps à Sébastopol [en Ukraine]. Les experts militaires insistent surtout sur l'importance de la base russe de Goudaouta, dans le nord de l'Abkhazie, qui recèlerait une base souterraine d'essais nucléaires.

… La signature par la Russie de l'accord sur le retrait de ses bases militaires de Géorgie, en mai 2005, et ensuite le respect scrupuleux du calendrier de retrait n'ont pas empêché une dégradation sensible à partir de décembre 2005 (…) Les Américains ont dû avoir le sentiment qu'ils avaient tout fait pour prévenir et qu'ils n'ont pas été entendus. Leur attitude s'explique aussi par les contraintes électorales intérieures ou internationales (Iran, Irak ou Afghanistan). Enfin, l'affaiblissement du président Bush et son incapacité à réagir en fin de mandat étaient connus de tous. Je ne suis donc pas déçue de l'absence de réaction militaire américaine, car je n'y ai jamais cru… pour lire la suite .....
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2008-08-27%2019:15:47&log=invites
Par Camille
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Mercredi 27 août 2008

Fontes sans précédent dans les glaciers du Groenland

Par Jean Etienne, Futura-Sciences

La désagrégation accélérée de deux des plus grands glaciers du Groenland montre une nouvelle fois les effets bien visibles du réchauffement climatique.

Jason Box, professeur au Centre de Recherche polaire de l’Université d’Ohio, annonce qu’un fragment de 29 kilomètres carrés du glacier de Petermann, dans le nord du Groenland, s’est détaché et est parti à la dérive entre les 11 et 24 juillet dernier. Cette glace flottante équivaut en surface à environ une fois et demie celle de la ville de Paris, et constitue la perte la plus importante depuis la désagrégation de 86 km² de banquise entre 2000 et 2001.

Le glacier Petermann

Mais ce n’est pas tout. L’équipe de Jason Box, qui travaille quotidiennement sur les données transmises par les images satellites de la Nasa, a observé une énorme faille dans les glaces en bordure du glacier Petermann, et qui pourrait annoncer une cassure beaucoup plus conséquente. Si celle-ci se poursuivait  jusqu’au rift situé en amont du glacier, en suivant l’orientation actuelle, elle provoquerait immanquablement une brisure qui isolerait quasi-instantanément plus de 160 km² dans sa partie la plus épaisse, soit un tiers de la masse totale du glacier.


Photo satellite montrant la partie détachée du 24 juillet et la nouvelle faille (crack). Crédit Nasa

La même équipe de scientifiques explique aussi que le glacier Jakobshavn, qui est le plus productif en termes de glaces flottantes, continue de se contracter et que ses limites ne se sont jamais trouvées aussi loin vers l’intérieur depuis les débuts des observations il y a plus de 150 ans. Selon les chercheurs, la région n’a jamais été aussi pauvre en glaces depuis 4 à 6 millénaires, et la tendance se poursuit en s’accélérant.

Au cours de la dernière saison, le bras nord du glacier s’est détaché, larguant un morceau d'environ 10 km² de glaces, alors qu’il avait déjà perdu 94 km² entre 2001 et 2005, cet évènement ayant fait prendre conscience dans le monde de l’ampleur du réchauffement climatique.

Le glacier Perito Moreno

Le 8 juillet 2005, à des milliers de kilomètres de là, une arche de glace de plus de 60 mètres de hauteur s’effondrait du gigantesque glacier argentin Perito Moreno, un évènement sans aucun précédent durant l’hiver austral et dont les scientifiques attribuaient la cause au réchauffement global.


Effondrement du Perito Moreno, image 1. Capture télévision argentine

Effondrement du Perito Moreno, image 2. Capture télévision argentine

Effondrement du Perito Moreno, image 3. Capture télévision argentine

Ce pont de glace, qui était aussi un des hauts lieux touristiques de la région depuis de nombreuses années, s'était alors écroulé et avait totalement disparu sous le regard médusé de centaines de touristes de passage.

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Le glacier Petermann vu par satellite, et les différentes étapes de sa dégradation. Crédit Nasa.
Le glacier Petermann vu par satellite, et les différentes étapes de sa dégradation. Crédit Nasa
Par Camille
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Mercredi 27 août 2008

Publié le 26/08/2008 à 13:08 - Modifié le 26/08/2008 à 13:11 Le Point.fr

Les données d'un million de clients d'une banque britannique vendues sur eBay

Par Chloé Durand-Parenti (avec agence)

Les données d'un million de clients d'une banque britannique vendues sur eBay

Les données bancaires d'un million de clients de la Royal Bank of Scotland ont été retrouvées sur le disque dur d'un ordinateur vendu sur le site d'enchères eBay © Leon Neal / AFP

L'affaire aurait pu avoir des conséquences désastreuses. Les données bancaires d'un million de clients, numéros de compte et signatures compris, ont été retrouvées sur le disque dur d'un ordinateur vendu sur le site d'enchères eBay, a révélé mardi la presse britannique. Selon le Daily Mail , un ancien employé de Graphic Data, une société archivant les données personnelles de clients de la Royal Bank of Scotland (RBS), a vendu sur eBay un ordinateur usagé, pour un peu plus de 35 livres (44 euros), sans en effacer les coordonnées concernant plus d'un million de clients.

Parmi ces données figuraient, selon le journal, les numéros de compte, de téléphone ainsi que les signatures de plus d'un million de clients d'American Express, NatWest et de la RBS. Par chance, l'acheteur qui a retrouvé l'ensemble de ces coordonnées sur le disque dur de l'ordinateur a alerté les autorités.

Une série de bévues inquiétante
voir la suite ici
http://www.lepoint.fr/actualites-economie/les-donnees-d-un-million-de-clients-d-une-banque-britannique/916/0/269077

Par Camille
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Lundi 25 août 2008

Edvige : un Big Brother au féminin ?


Avis de gros temps Place Beauvau. Plusieurs organisations - dont la Ligue des droits de l'homme, le Syndicat de la magistrature, le Syndicat des avocats de France, la CGT, FO, la CFDT et Sud - s'apprêtent à déposer un recours, cette semaine, devant le Conseil d'Etat contre le tout nouveau fichier Edvige, au motif que celui-ci constitue une "atteinte grave aux libertés individuelles".

Par Camille
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Dimanche 24 août 2008





 John-Paul Lepers s'exprime sur la liberté de la presse menacée.






http://illusions-de-mouvements.over-blog.com/pages/Liberte_de_la_presse-173840.html

Par Camille
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