PRESSE ET MEDIAS ACTUELS

Dimanche 17 août 2008

Le scandale du siècle !

Le 26 avril 2008 sur Europe 1, à 16 h 27 tombe la dépêche suivante : "Une alerte a été déclenchée par la Commission européenne après la découverte de lots contaminés d’huile de tournesol. Les lots proviennent d’Ukraine. Ils ont été exportés dans plusieurs Etats membres de l’Union, dont la France." (source Europe1.fr)

"Une alerte européenne sur de l’huile de tournesol contaminée a été lancée par la Commission européenne. La contamination a été signalée mercredi par les autorités françaises sur une cargaison d’huile de tournesol d’Ukraine arrivée le 23 février en France. Tous les Etats membres ont aussitôt été avertis et à ce jour, neuf containers avec des lots de cette huile contaminée ont été découverts dans cinq Etats membres : France, Espagne, Italie, Pays-Bas et Royaume-Uni, a-t-elle indiqué (...) (source AFP)"

Les 14 mai 2008, 21 mai 2008, et 28 mai 2008, Le Canard enchaîné publie plusieurs articles selon lesquels une partie des produits fabriqués sous différentes marques détenues par le groupe Saipol, dont Lesieur, comme de la mayonnaise, des vinaigrettes et diverses autres préparations à base d’huile, contiendraient de l’huile de synthèse (huile moteur).

Cette contamination proviendrait d’un lot de 40 000 tonnes d’huile partiellement frelatée, achetée en Ukraine par Saipol en avril 2008. Toujours selon Le Canard enchaîné, tous les produits concernés n’auraient pas été retirés de la vente, certains industriels arguant d’une toxicité faible de l’huile de moteur. Divers médias français s’en sont fait l’écho, comme par exemple
Le Midi libre le 15 mai 2008, Le Figaro du 16 mai 2008, C dans l’air sur France 5 le 30 mai 2008, Le Point du 23 mai 2008, Le Forum de France 3 le 20 juin 2008, L’Humanité du 23 juin 2008, Mathieu Vidard sur France Inter le 23 juin 2008...

Selon le communiqué de presse de la
DGCCRF du 15 mai 2008, il ressort qu’étant informé de la fraude le lundi 7 avril 2008 l’importateur (Saipol-Lesieur) n’a informé la DGCCRF que le mardi 22 avril 2008, soit plus de deux semaines après. Aucune explication a ce sujet sur le blog de Lesieur.


-  Toujours selon le communiqué de presse de la
DGCCRF du 15 mai 2008, il ressort que du 23 février au 2 avril 2008 ce sont au total 18 800 tonnes d’huile de tournesol brute qui ont été importées en France d’Ukraine avec, selon le rapport de la RASFF du 23 avril 2008 un taux de contamination de 5 790 mg/kg dans l’huile de tournesol brute.

-  Toujours selon le communiqué de presse de la
DGCCRF du 15 mai 2008, tous les produits issus de la cargaison ont été bloqués le 22 avril depuis le stock de l’importateur jusqu’aux entrepôts de la grande distribution.Cela signifie que les huiles importées depuis le 23 février ont été utilisées et commercialisées, sous l’unique responsabilité de Saipol et Lesieur, au moins jusqu’au 7 avril, date de la découverte de la fraude.Combien de femmes enceintes en ont consommé ? Combien de produits alimentaires pour bébé contaminés ont été fabriqués et vendus ? Lesieur semble refuser de donner la liste des produits, des marques et des entreprises concernées. Il est donc impossible de mesurer l’ampleur de la contamination. Entre le 7 avril et le 22 avril, ces mêmes produits ont-ils été maintenus dans les rayons de la grande distribution ? Si oui cela s’est fait sous la seule responsabilité de la grande distribution.

-  Toujours selon le communiqué de presse de la
DGCCRF du 15 mai 2008 : une étude (a posteriori ?) (sur les produits en rayon avant le 22 avril ?) montre un taux de contamination variant de 0 à 1 100 mg/kg tout en proclamant "l’absence de danger pour le consommateur".

-  Le 25 avril 2008 la DGCCRF demande le retrait des linéaires des grandes surfaces des produits contenant plus de 10 % d’huile contaminée. Position confirmée par la Commission européenne le 30 avril, après consultation de l’
AESA (EFSA).

Il réside une ambiguïté, les produits contaminés étaient censés être bloqués depuis le 22 avril, il ne devaient donc plus se trouver dans les linéaires des grandes surfaces le 25 avril. Ce point reste à éclaircir.

-  Quoi qu’il en soit, le rapport de l’Afssa (Agence française de sécurité des aliments) tombe le 7 mai et il est sans appel : les huiles minérales identifiées contiennent environ 5 % d’huiles toxiques de classe II et III. Les données de contamination montrent clairement qu’un enfant de 3 à 14 ans, fort consommateur d’aliments contaminés contenant moins de 10 % d’huile minérales est soumis à une exposition de 0,012 mg/kg pc/j en ce qui concerne les huiles de classe II et III dépassant ainsi légèrement la DJA de ces mêmes huiles de classe II et III qui est de 0,01mg/kg pc/j, selon JECFA 2002.

Le
rapport de l’Afssa ne donne pas de données de contaminations pour les enfants de moins de 3 ans, les femmes enceintes, le fœtus humain et les enfants à naître.Toutes ces catégories étant a priori plus fragiles qu’un enfant de 3 à 14 ans, on peut en conclure qu’elles furent inutilement exposées du 25 avril au 7 mai soit pendant 11 jours, et ce sous la seule responsabilité de la DGCCRF du 25 avril au 30 avril, puis sous la responsabilité conjointe de la DGGCCRF, de l’AESA (EFSA) et de la Commission européenne à compter du 30 avril.

-  A compter du 7 mai 2008, sur la base d’un nouvel avis de l’AESA (EFSA), la Commission européenne émet un nouvel avis par lequel elle propose de libérer (d’autoriser à la vente) les produits alimentaires contenant une proportion d’huile contaminée inférieure à 300 mg par kg de produit fini.

-  Le 14 juin 2008, Romain Nouffert, en tant que directeur-général délégué de Lesieur France, a ouvert un blog pour communiquer au sujet de cette affaire. De nombreux internautes qui sont allés sur ce blog se sont plaints de n’avoir pas obtenu de réponses à leurs questions, notamment :

-  Quelle est la liste complète des produits et des marques commercialisés entre le 23 février et le 7 avril 2008 contenant de l’huile contaminée, et quelle est la liste des magasins concernés ?

-  Quels sont les numéros de lots concernés, que faut-il faire si l’on a chez soi des produits achetés entre le 23 février et le 7 avril ? Peut-on les rapporter aux commerçants et se faire rembourser ? Même sans ticket de caisse ? ... Etc.

-  Selon un communiqué de presse de la
DGCCRF publié le 30 juin 2008, la Commission européenne a considéré le 27 juin que les huiles contenant plus de 100 mg d’huile minérale par kilo étaient non conformes et les autorités françaises ont interdit la commercialisation de toute huile de tournesol contaminée au-delà de ce seuil ou denrée fabriquée avec une telle huile après le 25 avril.

-  Les huiles Lesieur contaminées ne dépassant pas ce plafond ont été commercialisées et incorporées dans de nombreuses préparations alimentaires, aussi bien des marques Unilever, que de marques distributeurs, tels Carrefour ou Auchan.

-  En résumé, les produits contaminés commercialisés entre le 23 février et le 7 avril 2008 l’ont été sous la seule et unique responsabilité de Saipol & Lesieur, qui sont censés tester et garantir la qualité de leurs produits, image de marque oblige.

-  Les produits contaminés commercialisés de façon délibérée entre le 7 avril et le 22 avril 2008 l’ont été sous la responsabilité des intermédiaires concernés (grossistes et grande distribution) lorsque ceux-ci étaient informés - et sous la seule responsabilité de Saipol & Lesieur lorsque les intermédiaires concernés n’étaient pas informés.

-  Les produits contaminés commercialisés de façon délibérée du 22 avril au 25 avril l’ont été sous la seule responsabilité de la grande distribution.

-  Les produits contaminés commercialisés de façon délibérée du 25 avril au 30 avril l’ont été sous la seule responsabilité de la DGCCRF.

-  Les produits contaminés commercialisés de façon délibérée du 30 avril au 7 mai l’ont été sous la responsabilité conjointe de la DGCCRF, de la Commission européenne et de l’AESA (EFSA).

-  Les produits contaminés commercialisés de façon délibérée du 7 mai au 27 juin l’ont été sous l’unique responsabilité de l’Afssa.

-  Les produits contaminés commercialisés de façon délibérée depuis le 27 juin l’ont été sous l’unique responsabilité de la Commission européenne.

Les responsables de la distribution délibérée des produits alimentaires contaminés sont donc : Saipol, Lesieur, certains grossistes et intermédiaires, la grande distribution, la DGCCRF*, la Commission européenne, l’AESA (EFSA), l’Afssa.
S’il y avait eu des morts, tous seraient passibles de la Cour d’assises. Si un jour des enfants à naître sont invalides ou ont des séquelles, tous seront passibles d’empoisonnement.

Le lobby surpuissant constitué par les "empoisonneurs potentiels" dispose de moyens de pressions et d’arguments suffisants pour faire taire le plus obstiné des rédacteurs en chef.

On comprend dès lors le peu d’empressement des médias pour relater et diffuser l’information.

Les quelques médias qui en parlent ne font qu’évoquer le sujet, une seule fois, sur la version internet du média en question, et pas sur la version papier (hormis Le Canard enchaîné). Aucun article de fond. Seul un résumé expéditif et parfois incorrect - voir L’Huma qui titre "salades européennes à l’huile de vidange" (sic).

Dans ces conditions, pas de relais de l’information au plan national ce qui semble être l’objectif de Saipol and co...

*Direction générale de la consommation de la concurrence et de la répression des fraudes



LE SCANDALE LESIEUR

-  Chronologie -

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Par Camille
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Samedi 12 avril 2008
article sur le site de la BBC:

http://news.bbc.co.uk/2/hi/americas/6422297.stm

Traduction par Michel Dussandier :

Les USA soutiennent le 'riz médicament' contenant des génes humains

Les autorités des Etats Unis ont donné leur approbation préliminaire
à un plan de production d'un riz modifié génétiquement pour produire
des protéines humaines.

Les plants de riz incorporant des gènes humains impliqués dans
la production de lait seraient cultivés dans le Kansas.

La compagnie Ventria Bioscience à l'origine du projet indique
que les plants pourraient être utilisés pour produire des médicaments
contre les diarrhées et la déshydratation des enfants.

Les critiques indiquent que des composants de ces plants de riz
pourraient entrer dans la chaîne alimentaire.

Selon la proposition, qui a reçu le soutien préliminaire du
Ministère US de l'agriculture la semaine dernière, Ventria
sèmerait son riz sur 3,000 acres (1,215 ha).

La compagnie a indiqué qu'elle prendrait des précautions
pour s'assurer que les semences ne se mélangent pas avec
les autres cultures.

"Face à l'inconnu"

Mais les critiques disent que de mauvaises conditions météo
ou des erreurs humaines pourraient créer des problèmes.

Bill Freese du US Center for Food Safety [une ONG] indique: "Je suis
très concerné par cela, parce que je pense qu'il y a d'une part un
risque de retrouver ce riz dans la chaîne alimentaire et que d'autre
part il n'a pas été testé. Il n'a pas suivi le processus
d'homologation des médicaments. Nous sommes ici face à l'inconnu,
quelque chose qui est susceptible de mettre en danger la santé
humaine"

Face à l'augmentation de la controverse, le Ministère de
l'agriculture US doit encore donner son approbation finale,
nous dit James Westhead de la BBC à Washington.

Et même alors, ajoute-t-il, il existe de nombreux obstacles
règlementaires avant que de la nourriture contenant de l'ADN
humain puisse être vendue aux consommateurs.

Le public a jusqu'à fin mars pour émettre des objections au plan,
selon l'agence Associated Press. Si l'autorisation finale est donnée,
Ventria commencera ses semis de riz en avril ou mai, selon Scott
Deeter, président de la compagnie.
Par Camille
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Samedi 12 avril 2008

 

Par Camille
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Samedi 12 avril 2008
La désinformation de la presse : l’affaire des "nouveaux péchés"
Libération, Le Figaro, Le Monde, Europe 1, Le Nouvel Obs, France-Soir et les milliers de blogs sur le net qui reprennent benoîtement des informations qu’ils lisent sans jamais se donner la peine de les vérifier, tous sont tombés dans le panneau du sensationnalisme : une soi-disant liste de nouveaux péchés capitaux annoncée par l’Eglise catholique.

Des moutons de panurges

Evidemment, quand l’information tombe de Reuters, personne ne veut se donner la peine de la vérifier. On se demande quelle différence il peut y avoir dans ce cas entre un journaliste professionnel, payé pour son travail, et un blogueur qui pompe de l’information, au grand dam de ces médias dit professionnels qui les condamnent et les accusent de vouer les médias traditionnels à la faillite.

Quand on voit leur niveau de professionnalisme, on se demande si ce ne serait pas aussi bien.
Bien sûr, je ne pense pas ce que je dis là, les journalistes, les bons, les vrais, on en a besoin. Mais où sont-ils ?
Existent-ils encore ceux qui vérifient leurs sources, qui vont se renseigner, surtout quand il s’agit d’écrire des choses aussi sensationnelles que "L’Eglise catholique crée de nouveaux péchés capitaux".

On parlerait de la disparition du chat de la mère Gaspard, on pardonnerait au stagiaire qui s’est vu attribué la pige ses imprécisions et de n’avoir pas tenté de s’assurer que les choses s’étaient bien passées comme on le lui dit. Mais, sur des sujets qui font couler autant d’encre dans les forums, les blogs, les commentaires d’articles, on aurait aimé qu’au moins UN journaliste parmi tous ces professionnels fasse correctement son travail.

Las ! Il n’y en a pas un pour racheter l’autre. Tous, ils ont plongé. Pensez-vous ! A mi-mars 2008, il n’y avait pas grand-chose à se mettre sous la dent pour faire vendre son journal ou attirer des lecteurs. Alors raconter que l’Eglise catholique invente de nouveaux péchés capitaux, c’est délectable !

Le pire, c’est que certains journaux (Reuters et la TSR, par exemple) n’hésitent pas à rédiger eux-mêmes l’expression de ces nouveaux péchés, entre guillemets s’il vous plaît, histoire de faire croire à une citation directe du texte... Un texte vers lequel ils auront bien du mal à renvoyer puisqu’aucun document ne paraîtra jamais.

"La Terre tu ne pollueras. Des manipulations génétiques tu te garderas".

Mais où sont-ils allés chercher tout ça ?

Une simple interview

À l’origine, il y avait simplement une interview, celle de Mgr Gianfranco Girotti, du tribunal de la Pénitencerie apostolique, au journal officiel de l’Etat du Vatican, l’Osservatore Romano. Cette interview avait pour objet les cours que le tribunal de la Pénitencerie apostolique comptait donner aux futurs prêtres sur le "for intérieur", c’est-à-dire sur le discernement de la faute et du péché (et la responsabilité de la personne ou non face à ceux-ci).
Dans une continuité avec ce thème, l’évêque poursuit sur les péchés modernes qui rendent l’homme coupable de certains maux plus difficiles à qualifier que les traditionnels péchés capitaux.

L’évêque, en œuvre de pédagogie, décrit donc quelques péchés modernes qui "requièrent une attention accrue".

"Il y a différents secteurs dans lesquels nous relevons des comportements coupables au regard des droits individuels et sociaux", déclare-t-il notamment.

Et de lister divers péchés liés au monde moderne sur lesquels il convient de faire attention, comme la pollution, les manipulations génétiques, les inégalités ainsi que le trafic de drogue ou la pédophilie. Des fautes qui n’ont rien de neuf dans le discours de l’Eglise et dans l’examen des sept péchés capitaux, mais qui pouvaient peut-être paraître flous à leurs auteurs.

Les sept péchés capitaux sont les péchés qui entraînent tous les autres. Ils n’ont rien à voir avec les péchés mortels, qui sont une façon de pécher (matière grave, connaissance et liberté).
Les sept péchés capitaux sont et resteront l’ORGUEIL, la LUXURE, l’ENVIE, l’AVARICE, la COLÈRE, la GOURMANDISE et la PARESSE.

Ces péchés ont été identifiés par saint Augustin comme étant ceux qui conduisent à tous les autres. On retrouvera évidemment ces péchés "tête" dans la liste des fautes recensée par Mgr Gianfranco Girotti.

Des médias qui désinforment

Mais le pire dans ce dérapage mondial, c’est de voir certains journaux ajouter des informations qui ne sont pas du tout tirées des documents initiaux, l’interview du prélat.

On a ainsi vu Reuters ou la TSR citer explicitement deux péchés comme s’ils étaient tirés d’une liste rédigée par l’Eglise, mais on peut citer également France-Soir qui n’hésite pas une seconde à affirmer :

"Le Vatican vient ainsi d’établir de manière très officielle une liste de nouveaux actes répréhensibles par le dogme chrétien."

Il y emploie, à escient, les mots : "très officielle" et "dogme". De quoi garantir séance tenante la véracité et le sérieux de cet article. Or, tout ce que le journal aurait comme source pour prouver ses dires, ce serait une interview dans un journal...
Comme document "très officiel" et expression du "dogme", on fait mieux, surtout quand il s’agit de l’Eglise catholique.

On a l’impression à la lecture de cet article de France-Soir que les journalistes ne savent même pas en vérité d’où provient l’information. Ils l’ont lue quelque part, ils la rédigent aussitôt selon leur cœur, persuadés que, de toute façon, c’est comme ça ! Et persuadés qu’ils en persuaderont les autres.

Comment travaillent les journalistes ? Ne méritent-ils pas finalement, quand on voit de tels bâclages, les sanctions financières qui les atteignent de plein fouet (comme Le Monde en pleine tourmente ces temps-ci), faute de lectorat.
À moins que ce ne soit pour tenter de récupérer leurs lecteurs que ces journaux font du sensationnalisme au détriment de la vérité.

Bah, tant que mentir officiellement n’est pas répréhensible, croyez-moi, ils continueront !

Par Camille
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Samedi 12 avril 2008

 

Par Camille
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Vendredi 11 avril 2008
Le bio va-t-il perdre sa logique ?

 

Un seuil de 0,9% d’OGM autorisé dans les produits issus de l’agriculture biologique...



C’est ma grand-mère qui va être contente, elle qui se saigne aux quatres veines pour manger bio parce que dit-elle "le bio c’est sain" va certainement adorer la décision des ministres de l’agriculture Européens.

Partant du principe que la plupart des agriculteurs adeptes des OGM cultivent leur champs dans le plus grand secret, il devient quasi impossible de cultiver bio en garantissant à 100% que le produit n’a pas été contaminé accidentellement par le champs du voisin, même si celui-ci se trouve à plusieurs kilomètres. Alors, si vous êtes un consommateur de produits bio, que vous faites l’effort financier de manger "sain" en vous disant que vous donnez toutes les chances à votre corps d’être en bonne santé le plus longtemps possible, vous risquez de vous sentir mal au détour d’un rayon en ne trouvant plus la mention "sans OGM" sur vos produits. Quand on sait que la majorité des produits classiques contiennent des OGM et que désormais même les produits bio ne pourront plus garantir leur totale neutralité, où est la logique dans tout ça ?

 

Certes, la tolérance à la contamination ne dépassera pas les 0,9% - dérisoire diront certains - mais à l’heure où l’Europe s’ouvre de plus en plus aux OGM, la perspective de perdre le seul garant d’une alimentation biologique à 100% fait réfléchir. Quels seront les choix alimentaires qui s’offriront à nous dans un futur proche ?

 

Par ailleurs, quelles répercutions aura cette décision sur les consommateurs de bio ? Quelle légitimité et quelle crédibilité pourront avoir les produits bio auprès de leur clientèle ? Car c’est bien dans l’argument de "biologique" que les produits trouvaient un écho auprès de leurs adeptes.

En tous cas, il y a fort à parier que les professionnels de la communication vont devoir redéfinir leur stratégie publicitaire et trouver de nouveaux arguments de vente pour convaincre les clients que le bio est encore une alternative logique à l’agriculture de masse.



LeyLo.
Par Camille
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Lundi 7 avril 2008
 IL FAUT SAUVER LES SEMENCES KOKOPELLI



VOIR LA VIDEO


http://histoireplanetaire.mon-vip.com/



L’association Kokopelli, qui commercialise des semences bio, perd ses procès contre les multinationales. Ces partisans d’une agriculture douce et durable pourraient mourir, comme leurs graines encore libres de droits.

“La semence, essence même de la vie, est aujourd’hui menacée. 12000 ans de construction collective patiente et réfléchie ont abouti à la création d’un patrimoine végétal, technique et culturel inestimable, commun à toute l’humanité.

Cet héritage court aujourd’hui le risque d’être confisqué par une infime minorité”.

Voici les quelques lignes qui figurent en exergue de la pétition lancée par l’association KOKOPELLI, condamnée à plusieurs reprises par la justice française, parce qu’elle revendique le simple droit de pouvoir continuer à commercialiser des semences bio, capables de se reproduire d’année en année.
Les lobbys de l’agro-alimentaire, soutenus par l’état, sont en train de faire main basse sur les semences du monde entier, et bientôt le droit inaliénable de chacun de ressemer sa propre récolte aura techniquement disparu. En France, la loi est en train d’ interdire à chacun d’entre nous d’avoir accès à des graines qui peuvent se reproduire.
Les seules semences autorisées, seront celles qui l’année suivante auront dégénéré au point d’être devenues stériles.
Il faudra donc obligatoirement racheter chaque année de nouvelles graines produites et contrôlées par une dizaine de géants de l’industrie agro-alimentaire internationale.
Outre la menace de mort qui pèse sur la biodiversité (car des centaines d’espèces sont en train de disparaître via ce processus), c’est tout simplement l’un des fondements universels de l’humanité qui est aujourd’hui remis en question.
Nous avons rencontré l’association KOKOPELLI au salon “Vivre autrement” qui se tenait récemment au Parc Floral de Paris.
Ecoutez les, il y a urgence !

Nathalie Leruch
Joseph Haley
Mylène A

POUR SIGNER LEUR PÉTITION: http://www.kokopelli.asso.fr/index.html

Sur Le même sujet voir aussi Le pollen de la discorde

Voir aussi une interview de Noël Mamère 


Par Camille
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Lundi 7 avril 2008
Politique Nationale/Internationale

 La légende des heures supplémentaires de Bling-bling et Lagarde :


Il paraît selon le pouvoir, qui n'est pas à une légende près, que « les heures supplémentaires » ça marche !
Rien de plus faux.



La légende des heures supplémentaires de Bling-bling et Lagarde :

D'abord aucun salarié n'a la liberté d'en profiter. Aucun. Ce n'est jamais le salarié qui décide de son horaire, jamais, c'est toujours l'employeur.

Ce qui caractérise un contrat de travail est un « lien de subordination juridique permanente ».
Il n'existe pas de « volontariat » en droit du travail contrairement aux légendes de la propagande mensongère officielle.

Ensuite des heures supplémentaires, il y en a des centaines de millions et nos instituts ne sont pas en mesure de les compter vraiment.

En 1993, le rapport de Jean Mattéoli, président du Conseil économique et social, commandé par Edouard Balladur, faisait état de 1, 2 milliards d'heures supplémentaires.
Aujourd'hui on prétend officiellement qu'il y en aurait 900 000 millions soit 300 000 millions de moins !

Cela montre la stupidité des « calculs » qui prétendent que le nombre d'heures supplémentaires aurait récemment « augmenté » en raison de la loi « TEPA »

Mais en vérité, c'est probablement vrai, il y a beaucoup plus d'heure supplémentaires depuis l'an 2000 au moins qu'en 1993… Pour la simple raison qu'avec les 35 h il peut y avoir plus d'heures supplémentaires qu'avec les 39 h ! La durée maxima du travail n'ayant (hélas) pas été baissée, elle est restée à 48 h hebdomadaires : avec les 35 h cela permet 13 h supplémentaires par semaine au lieu de 9 h supplémentaires par semaine ! Donc forcément, depuis les 35, il y a plus d'heures supplémentaires, car malheureusement la durée effective du travail n'est pas la durée légale.

L'INSEE dans sa notice d'enquête explique qu'il n'a pas été tenu compte des entreprises de moins de 20 salariés ! C'est là qu'il y a 5 millions de salariés et là qu'il y a le plus d'heures supplémentaires !
L'INSEE dans sa notice d'enquête explique qu'elle est basée « sur les déclarations des employeurs » : qui peut croire les employeurs sur une telle question ? L'essentiel du travail dissimulé dans ce pays (85 % environ) provient des heures supplémentaires non déclarées, et celles-ci sont l'objet de 9 plaintes sur 10 à l'inspection du travail.

Si on fait des estimations, par projection, branche par branche, à partir des contrôles de l'inspection du travail, on arrive à des dizaines de grosse branches ou les véritables horaires sont plus proches de 40, 45, 50 voire 60 heures (la restauration…) que de 35 h.

En vérité nous estimons qu'il y aurait plutôt aujourd'hui 2,5 milliards d'heures supplémentaires dont la moitié non déclarées.

Alors vous pensez si les petits calculs du gouvernement, selon lesquels , il y aurait quelques dizaines de millions d'heures supplémentaires déclarées de plus sont insignifiants !

Proviennent-ils d'un effet d'aubaine ? sur la masse d'heures qui étaient déclarées, environ 50 millions seraient repérées comme ayant donné matière à application de la loi TEPA ? C'est peu, très peu, quand on sait, que dans tous les sondages, 66 % des employeurs préfèrent l'usage des heures supplémentaires à toute autre forme de flexibilité…

Y a t il des heures qui n'étaient pas déclarées ( ou sous-estimées, ou non majorées comme elles le devraient, ou présentées illicitement sous forme de « primes exceptionnelles ») et qui apparaissent maintenant sur les feuilles de paie avec l'utilisation du TEPA, c'est à dire avec le non paiement de cotisations sur celles-ci ? Sans doute, mais c'est marginal en regard de la masse de 2,5 milliards d'heures réelles dont la moitié reste dissimulée…

Enfin qu'est-ce que le non paiement de cotisations sociales sur les heures supplémentaires sinon un affaiblissement du salaire brut du salarié, compensé par l'état à l'employeur et aux caisses de protection sociale grâce à l'argent des impôts… payés par les salariés ? Sinon un tour de passe, une entourloupe ?

Seul l'employeur y gagne.

Tous ces cris de victoire sur les heures supplémentaires en tiennent pas debout face aux faits. C'est de pure propagande mensongère.

Gérard Filoche, vendredi 4 avril 2008

PS :
il y a deux ans jour pour il y avait 3,5 millions de manifestants dans les rues qui mettaient à genoux le gouvernement Chirac-Villepin-Sarkozy sur le CPE ! excellent souvenir : cela ne va pas tarder à renaître, des centaines d'entreprises sont en grève sur les salaires, personne ne centralise l'information sur le sujet mais c'est énorme, contrairement à ce qu'écrit Léotard, « ça va bien finir » : par une grande explosion sociale.

Bling-bling en rajoute en étouffant tous nos services publics, toute notre protection sociale, on lit même qu'il y aura moins de sauveteurs nageurs sur les plages… pardi allez donc vous baigner sur les plages privées ! Les associations sont asphyxiées, la suppression d'un fonctionnaire partant sur deux est une folie (et une limite à l'emploi des jeunes). Pour l'éducation nationale on coure a la catastrophe, mais dans toute la fonction publique…

Les salaires sont bloqués, alors que la France n'a jamais été aussi riche, 105 milliards d'euros de bénéfices pour le CAC 40, 80 milliards d'euros de plus pour les 500 familles les plus riches, 160 milliards d'euros siphonnés par les profits au détriment des salaires, 65 milliards d'aides aux entreprises, et 15 milliards de bouclier fiscal pour les riches… 40 % de hausse des salaires des patrons, parachutes dorés, retraites chapeaux, stock options et délit d'initiés à EADS, 600 millions d'euros dans les caisses de l'UIMM-MEDEF, de qui se moque t on pour refuser un demi euro aux caissières de chez Carrefour et à des millions d'autres ?

Que le Smic soit fixé tout de suite à 10 euros de l'heure pour toutes et tous, à 200 euros de plus vers 1500 euros rapidement ! Que tous les salaires augmentent en proportion !

Samedi 05 Avril 2008
combat.contact [combat.contact@orange.fr]
Par Camille
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Lundi 7 avril 2008
Le krach arrive dans les assiettes américaines


 
Le perte du pouvoir d'achat arrive brutalement dans les assiettes, ou plutôt dans ce qui manque de plus en plus dans les assiettes, des citoyens américains.

En effet, aux Etats-Unis les responsables de la question constatent que le nombre d'américains qui utiliseront des food stamps [coupons alimentaires] pour accéder à une nutrition correcte s'élèvera à 28 millions par mois d'ici Octobre : le chiffre le plus élevé depuis que le programme a été mis en place dans les années soixante.

Depuis 2006, ce chiffre tournait autour de 26,5 à 27,8 millions. L'explosion des prix alimentaires, un chômage en hausse et la hausse du prix du fioul domestique sont les causes principales de cet accroissement. Dans plus de quarante Etats, entre décembre 2006 et décembre 2007, la hausse a dépassé les 10% avec des pics bien au-delà dans les Etats frappés de plein fouet par les évictions résultant de la crise des subprimes : l'Arizona, la Floride, le Maryland, le Nevada, le Dakota du Nord et le Rhode Island.

Par exemple au Michigan, 1 habitant sur 8 reçoit des coupons alimentaires et les responsables estiment que le nombre a doublé depuis 2000, c'est-à-dire depuis que George W. Bush est arrivé au pouvoir. Dans l'Etat de Rhode Island, depuis deux ans, le nombre de demandeurs de ces coupons a augmenté de 18% atteignant le chiffre de 84000 bénéficiaires en février 2008, ou 8,4% de la population de l'Etat. Dans la ville de New York, 67000 demandeurs supplémentaires ont été enregistrés, ce qui ramène le total à 1,86 millions de personnes ou 1 habitant sur 10.

Samedi 05 Avril 2008

http://www.solidariteetprogres.org http://www.solidariteetprogres.org

Par Camille
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Lundi 7 avril 2008

III - Le problème des intérêts

 
Nous avons expliqué que la monnaie n'existait aujourd'hui que sous forme de crédit et donc de dettes. Ni l'euro, ni le dollars ne sont gagés sur l'or.
Imaginez un instant que tous les citoyens du monde, las de toutes leurs dettes, décident de les régler toutes en même temps. Et bien on peut en déduire alors qu'il n'y aurait plus de monnaie du tout !
En réalité, et c'est ça le plus incroyable, il est impossible de régler toutes les dettes puisque aucune banque n'a créé la monnaie nécessaire pour régler les intérêts demandés...

Commencez-vous à comprendre ?

Il est mathématiquement impossible de payer toutes les dettes car pour cela il faudrait plus de monnaie qu'il n'en a été mis en circulation ! Voilà la vraie raison d'être de la doctrine de la croissance. Nous devons créer toujours plus de crédits afin de pouvoir rembourser les intérêts. Mais en créant ces crédits nous engendrons de nouveaux intérêts qu'il faudra payer en faisant de nouveau crédits et ainsi de suite. C'est une spirale sans fin...
L'intérêt est la cause principale de l'inflation, puisque avec un crédit à 5 % par an par exemple, c'est le double de la somme empruntée qui doit être remboursée sur 15 ans, par le jeu des intérêts composés. L'intérêt est le premier responsable de la pauvreté dans le monde et de l'élargissement de la fracture sociale. Sachez que les prix que vous payez sont constitués à 40-45 % du seul poids des intérêts, comme l'ont mis en évidence dans leurs études Magrit Kennedy et Ralph Becker (vraisemblablement 30-40% aujourd'hui), vous pouvez imaginer la somme colossale qui est transférée du monde de l'économie réelle au monde financier.
A l'origine les intérêts servaient à rémunérer les épargnants dont les dépôts permettaient d'effectuer les prêts, le banquier se payant grâce à la différence des taux. Mais dans le contexte actuel, étant donné la façon dont la monnaie est créée, cela n'est plus justifié.
La société civile doit prendre conscience de cette situation aberrante, étudier sérieusement la question et réclamer la fin de ces privilèges absurdes.
Plus le temps passe, et plus la finance internationale, avec un cynisme effrayant, s'accapare les vraies richesses du monde (les réserves minières, l'eau, la terre, les biens immobiliers, et depuis peu les êtres vivants...) qu'elle achète avec de la monnaie de singe !

Citation :
“ Je crois que des institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos privilèges que des armées institutionnelles. Déjà ils ont élevé au sommet une riche aristocratie qui a défié le Gouvernement. Le pouvoir d'émission devrait être pris aux banques et redonné au peuple à qui il appartient.
Si les Américains permettent un jour aux banques de contrôler l'émission de leur monnaie, d'abord par l'inflation et ensuite par la déflation, les banques et les sociétés qui grandiront autour d'eux priveront le peuple de toute propriété jusqu'à ce que leurs enfants se réveillent sans abri sur le continent de leurs pères. ”
Thomas Jefferson, 3ème président des Etats-Unis,
lettre au Secrétaire du Trésors Albert Gallatin (1802)

(Titre de la caricature : Le cycle du crédit. Du même auteur que la précédente et donc libre de droit)

IV - Que peut-on faire ?

 
Pour commencer il faudrait faire l'effort de comprendre. Les économistes prétendument experts ont bon ton de dire que tout cela est tellement compliqué qu'un non-initié ne saurait s'y retrouver. C'est une façon de dissimuler ce qui se cache derrière ce système économique d'un autre âge. Il nous faut une refonte du système économique.
Et pour commencer, les citoyens doivent reprendre le pouvoir de création monétaire, cédé par nos “ représentants ” aux puissances financières alors que la monnaie est et doit rester au service du peuple. La quantité d'argent injecté dans l'économie doit être proportionnelle à l'indice de croissance, qui correspond à la valeur cumulée des biens et services échangeables dans la zone concernée. Actuellement seulement 5% des transactions mondiales correspond à l'échanges de biens économiques réel. Le reste correspond à la spéculation boursière...
Selon A.-J. Holbecq : “ Toute la monnaie nécessaire au développement de l'économie doit être produite par la BCE et confiée contre intérêts aux banques commerciales qui la distribueront aux emprunteurs en faisant payer leur travail et expertise par des honoraires. Et tous les intérêts de toute la monnaie créée dans le passé par les banques commerciales et par la BCE doit revenir aux États de la zone euro et donc à la population... C'est certainement plus de 350 milliards d'euros par an ”.
Un nouveau crack planétaire surviendra bientôt en raison de la chute programmée du cours du dollar qui, je le rappelle, sert actuellement de monnaie de réserve internationale. Ce sera le moment d'exiger de nos élus une refonte complète du système monétaire pour qu'il soit vraiment au service de l'économie et non plus l'instrument de pouvoir d'une minorité de nantis.

La démocratie restera un vœu pieu si les citoyens se laissent désinformer.

Prenez votre destin en main : informez-vous !

La liberté est à ce prix...


* ex nihilo : expression latine signifiant à partir de rien.

Références : Maurice Allais, Irving Fisher, J.-M. Harribey, Denis Clerc, A.-J. Holbecq entre autres... Merci à l'équipe de fauxmonnayeurs.org à qui j'ai emprunté quelques passages. Un grand merci à A.-J. Holbecq pour ses commentaires éclairés.

(L'illustration est un petit montage que j'ai réalisé personnellement)

Lundi 07 Avril 2008
Soleildugrandest@club-internet.fr

Par Camille
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