SANTE

Mardi 13 mai 2008 2 13 05 2008 17:23

Le cancer des pesticides
lundi 12 mars 2007
par Laure POULIQUEN

La justice vient de reconnaître que certains produits utilisés par les agriculteurs sont cancérogènes. Le résultat d’une longue bataille menée par un couple vosgien Qui aurait parié qu’une femme d’agriculteur parviendrait, de la petite ville vosgienne de Rambervillers, à percer l’un des secrets industriels les mieux gardés, celui de la composition des pesticides de grandes marques ? Personne, tant les multinationales du secteur avaient verrouillé, jusqu’ici, l’accès à ces informations concurrentielles. Mais Catherine Marchal a puisé une énergie hors du commun dans le sentiment d’injustice qui l’habite depuis 2003.

Le cancer des pesticides

Maladies professionnelles

En dehors du cas de Dominique Marchal, exposé dans notre article ci-contre, deux autres décisions positives ont été rendues récemment concernant des agriculteurs exposés aux pesticides. Cancer du pancréas. Le comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles de Midi-Pyrénées a émis un avis favorable dans le cas de Michel Pérès. Cet exploitant du Castéra (Haute-Garonne) est décédé en 2004 d’un cancer du pancréas, à l’âge de 57 ans. Ses filles, Nathalie et Laurence, ont appris la décision par un courrier de l’assureur, daté du 15 mai 2006. Elles ont obtenu le paiement des indemnités journalières dues à leur père, le remboursement des frais d’obsèques et le versement du capital-décès. Maladie de Parkinson. A Bourges, c’est un ouvrier agricole, Gilbert V., qui a obtenu la reconnaissance du caractère professionnel de sa maladie de Parkinson, une première pour cette pathologie. La décision a été rendue le 12 mai 2006 par le tribunal des affaires de sécurité sociale.

Cette année-là, la Mutualité sociale agricole (MSA) réfute l’origine professionnelle de la maladie de son mari, Dominique. A 49 ans, l’exploitant souffre d’un syndrome myéloprolifératif - une multiplication anormale des plaquettes sanguines - susceptible de se transformer en leucémie aiguë. Cette pathologie est répertoriée de longue date chez les employés des raffineries exposés au benzène, un dérivé du pétrole. Alors Catherine Marchal s’interroge : certains des pesticides utilisés durant vingt-cinq ans par Dominique - près de 250 en tout - contenaient-ils du benzène ?

Les fabricants connaissent la réponse, bien sûr, ainsi que le ministère de l’Agriculture, chargé d’homologuer leurs produits. Pourtant, les époux Marchal n’ont réussi à obtenir l’information qu’au terme d’une longue procédure judiciaire. Le président du tribunal des affaires de sécurité sociale des Vosges s’est finalement résolu à ordonner l’analyse des bidons stockés dans une bâtisse de l’exploitation. Résultat de l’expertise ? La substance cancérogène est retrouvée dans plusieurs échantillons. Dans leur décision du 18 septembre 2006, qui n’est plus susceptible d’appel, les juges d’Epinal ont donc classé le cas de Dominique Marchal en maladie professionnelle. Une victoire inespérée qui souligne, du même coup, la grande solitude des agriculteurs obligés d’enquêter eux-mêmes sur les causes de leur cancer.

Ils sont peu nombreux à se lancer sur ce parcours du combattant. Encore moins à obtenir, à l’arrivée, le sésame établissant que leur pathologie est bien liée à leur activité. Pourtant, la littérature scientifique abonde à ce sujet. Des études internationales révèlent au sein de la population des cultivateurs un taux anormalement élevé de leucémies, de tumeurs cérébrales, de cancers des ganglions et de la prostate. Mais, rapporté à un seul individu, le lien de cause à effet est délicat à prouver. Du coup, la plupart des agriculteurs tombent dans les oubliettes du système d’évaluation du caractère professionnel des maladies. Celui-ci passe de toute façon à côté de la moitié des cas de cancer - au moins - tous métiers confondus. « 3 000 dossiers se soldent par une reconnaissance chaque année, alors que le nombre de malades est estimé entre 6 000 et 24 000 », rappelle le Dr Pierre Lebailly, chercheur au centre François-Baclesse, à Caen.

Le benzène, suspect n° 1

Le benzène menace-t-il la santé des pompistes ou même celle des citadins ? La question, non tranchée, revient régulièrement sur le tapis. Car cette substance, classée cancérogène par l’Union européenne, est présente dans l’essence et, par conséquent, dans les gaz d’échappement des voitures et des deux-roues. A Paris, par exemple, le taux de benzène dans l’air dépasse les normes de dangerosité sur plusieurs grands axes, selon le rapport d’activité d’Airparif. La réglementation limite la teneur à 1% dans les carburants et à 0,1% dans les solvants. Mais les scientifiques ne peuvent pas garantir que cette norme protège suffisamment les citoyens. « Il n’est pas possible de déterminer expérimentalement les doses de benzène ne produisant pas d’effet cancérogène », indique l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS).

Il s’en est fallu de peu que Dominique Marchal ne figure parmi les laissés-pour-compte du dispositif. Ce scénario fait encore frémir Catherine, convaincue que son mari donne trop à l’exploitation. Dans le salon où ils se tiennent côte à côte, elle clôt la discussion. « Tu es trop consciencieux, dit cette petite femme à lunettes dorées, qui ne hausse jamais le ton. Les week-ends, tu vas encore dans les champs. » Employée de bureau dans la zone d’activité locale, elle s’est attaquée à l’omerta imposée par l’industrie des pesticides exactement comme elle épluche la comptabilité pour son patron. Méthodique. Opiniâtre. Revenant, encore et toujours, sur la question clef du benzène.

Le premier expert chargé du dossier Marchal, en 2003, avait pourtant rendu un avis sans appel sur ce point. Le Dr François Testud écrivait que « les hydrocarbures pétroliers utilisés pour mettre en solution certaines matières actives [NDLR : dans les pesticides] sont exempts de benzène depuis le milieu des années 1970 ». Aujourd’hui, le toxicologue refuse de reconnaître son erreur. « Il s’agit d’une imprécision, argumente-t-il. J’aurais dû indiquer que le benzène n’était pas présent dans des proportions comportant un risque pour la santé. » Pour lui, le débat sur l’effet des faibles doses n’a pas lieu d’être.

Les produits suspects dans des pots à confiture A l’époque, la parole de l’expert n’avait été contestée par personne. Sauf par Catherine, qui avait sollicité le sénateur des Vosges et président du Sénat, Christian Poncelet. Lequel s’était adressé à l’Institut national de la recherche agronomique. Dans son courrier du 28 janvier 2005, la présidente, Marion Guillou, répond à l’élu que « la composition intégrale des produits phytosanitaires est soumise au secret industriel ».L’avocate du couple, Me Marie-José Chaumont, émet alors l’idée de se tourner vers un laboratoire indépendant. Et c’est Catherine Marchal, équipée de gants à vaisselle, qui transvase les produits suspects dans des pots à confiture avant de les porter à la société Chem Tox, dans la banlieue de Strasbourg. Les résultats, rendus en septembre 2005, se révèlent décisifs. Aujourd’hui, les fabricants eux-mêmes les corroborent. L’Express s’est procuré le rapport d’expertise et l’a soumis à l’Union des industriels de la protection des plantes. « Les sept marques nommées contiennent le même solvant, le Solvesso, où l’on retrouve du benzène dans une infime proportion, inférieure au seuil réglementaire », affirme le directeur de ce syndicat professionnel, Jean-Charles Bocquet.

D’autres malades ont maintenant l’intention de suivre l’exemple des époux Marchal pour contourner le secret industriel. Mais Jean-Charles Bocquet a mieux à leur proposer : « Si un agriculteur recherche un composant précis et nous envoie la liste des produits qu’il utilise, nous lui répondrons. » Parole d’honneur ?

Estelle Saget

L’EXPRESS, 5 janvier 2007

http://www.laurepouliquen.fr/Le-cancer-des-pesticides
Par Camille
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Mardi 13 mai 2008 2 13 05 2008 17:10
Par Camille
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Mardi 13 mai 2008 2 13 05 2008 16:48

Faire confiance à son médecin ?

Avec, dans le collimateur, la surconsommation (et donc l’abus de prescriptions) des médicaments anticholestérol. Selon une étude de la Cnam (Caisse nationale d’assurance maladie), ni les examens nécessaires à cette prescription ne sont effectués ni les mesures de prévention expliquées, et pour deux patients sur trois, le traitement ne fait pas suite à une analyse du taux de mauvais cholestérol. Le comble, plus de la moitié des patients n’ont même pas été incités à modifier leur alimentation, ni à changer leur hygiène de vie, etc. ( voir notre article page 45). Comment expliquer cette incompétence dommageable, dangereuse et parfois mortelle ? Par la formation universitaire où l’idéologie d’un progrès médical constant anesthésie l’esprit critique.

Par la spécialisation accrue qui éloigne d’une vision globale de l’homme. Par la difficulté d’aller à contre-courant des croyances collectives admises comme référence et véhiculées par les médias. Le fait que l’information sur les médicaments est donnée par les labos ne facilite pas l’objectivité sur les produits - les visiteurs médicaux, minimisent, on le sait, les effets secondaires. De plus, de nombreux médecins retirent certains avantages de leurs prescriptions : invitation à des colloques, voyages et repas offerts. ..

Il y a aussi la carence de la formation continue (bien peu la suivent). La pression culturelle et idéologique : la plupart des praticiens ont une vision purement mécaniste, voire pasteurienne, de la maladie ; il faut un microbe, un virus ou une lésion pour l’expliquer, sinon, ils concluent qu’il n’y a rien ou que c’est « psy » (c’est-à-dire, dans leur esprit, pas vraiment sérieux !). ..ils ne le voient pas les personnes dans leur environnement naturel, affectif, social, émotionnel, etc.

Dans ce contexte, nous devons remercier les praticiens qui prennent réellement le temps de nous écouter, qui dénoncé le fait qu’il ait connu douze ans de procédure avec le conseil de l’ordre (voir article page 9 à 11) parce qu’il prescrit -aussi -des médecines complémentaires pour soigner le cancer. Devant de tels tracas, certains quittent notre pays, d ’ autres, qui voudraient s’engager dans cette voie, hésitent. Qui demain assurera la relève ?

Car on cherche vraiment à faire taire les voix différentes. Et bien sûr, comme hier, les inquisiteurs ont bonne conscience : « sus aux charlatans » ! crient-ils en choeur.

Le conseil de l’ordre ne doute pas de son bon droit et de sa mission.

On aimerait que les patients dont nos ministres affirment qu’ils doivent être au centre du système de soins, soient écoutés et entendus ! C’ est tout le contraire, on se moque d’eux, de leurs attentes et de leurs choix !

Alors que les sondages révèlent qu’ils ont largement recours aux alternatives, même en cas de maladies graves (voir notre précédent numéro), la médecine officielle notamment en France pourchasse aussi les associations qui les aident et certains laboratoires.

Et pendant que l’Ordre fait procès aux « déviants », les médecins « officiels », eux, continuent sans le moindre tracas, à prescrire souvent excessivement voire aveuglément, et parfois au péril de leurs patients.

Pour la plus part de ses acteurs, la santé est un marché et le malade l’occasion de faire tourner le système.

On en vient à se demander si pour la plupart de ses acteurs, la santé, finalement, ne serait pas qu’un marché à partager pour en tirer le maximum de bénéfices. Le malade n’étant que l’occasion de faire tourner le système.

Je tiens à souligner que les médecins, les associations et les fabricants menacés peuvent compter sur notre soutien. Et je les remercie sincèrement pour leur courage.

PIERRE DHOMBRE

Alternative Santé

Par Camille
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Mardi 13 mai 2008 2 13 05 2008 16:46

mort par la médecine - L’effet iatrogène des pratiques médicales

Introduction

Quant aux lecteurs chauvins qui peuvent penser naïvement que ce document ne concerne que la médecine des Etats-Unis parce que les médecins Français sont de loin supérieurs à leurs homologues Américains, ils se trompent. De nombreuses associations de patients et des milliers de malades ou familles de victimes peuvent témoigner que la médecine Française que « le monde entier nous envie » (comme pour le reste) est très loin d’être meilleure que celle des Etats-Unis. Nos autorités dirigeantes, hélas, sont passées expertes dans le camouflage et le secret afin que le public en sache le moins possible. Et si certaines statistiques négatives sont publiées, c’est parce qu’elles ne peuvent pas être occultées plus avant, même en minimisant les chiffres. Bonne lecture.

Le Bureau ADCP

Life Extension Magazine - Mars 2004 Traduit de l’américain par Jean-Jacques Petit, DC Page web de référence : http://www.silvergen.com/Death%20by%20Medicine.htm Death by medecine, par : Gary Null, Docteur es-sciences ; Dr Carolyn DEAN, médecin ; Dr Martin Feldman, médecin ; Dr Debora Rasio, médecin ; Dorothy Smith, Docteur es-sciences.

Il y a quelque chose de malsain lorsque les organismes d’accréditation de la santé publique affirment que les vitamines sont dangereuses, et ignorent par ailleurs les statistiques éditées (mais censurées) prouvant que la médecine est le premier vrai danger pour la santé.

Jusqu’ici, le magazine Life Extension a seulement pu citer des statistiques isolées pour faire ses articles au sujet des dangers de la médecine conventionnelle. Personne n’avait jamais analysé ni n’avait combiné toute les littératures éditées traitant des décès provoqués par la médecine officielle. Cela a maintenant changé.

Un groupe de chercheurs a méticuleusement passé en revue l’évidence des statistiques et leurs résultats sont absolument hallucinants. Quatre de ces chercheurs ont écrit un document intitulé la « Mort par la médicine » qui démontre que le système médical d’aujourd’hui cause fréquemment plus de tort que de bien.

Ce rapport entièrement référencé montre que :

Le nombre de personnes ayant eu à l’hôpital, des effets secondaires dus aux médicaments prescrits était de 2.2 millions par an. Le nombre d’antibiotiques inutiles prescrits annuellement pour des infections virales est de 20 millions par an. Le nombre de procédures médicales et chirurgicales inutiles exécutées annuellement est 7.5 millions par an. Le nombre de personnes exposées à une hospitalisation inutile est annuellement de 8.9 millions par an. La statistique la plus renversante, cependant, est que le nombre total de décès provoqués par la médecine conventionnelle est de 783.936 morts par an.

Il est maintenant évident que le système médical Américain est la principale cause de mortalité des citoyens Américains. En comparaison, le nombre de décès attribuables aux maladies du coeur en 2001 était de 699.697 morts, alors que le nombre de décès attribuables au cancer était de 553.251 morts.

Nous avions eu l’intention d’éditer le texte entier de cet article « La mort par la médicine » dans la parution de ce mois. Mais la liste des problèmes dus à la médecine conventionnelle est telle qu’elle est devenue trop longue pour rentrer dans ces pages. Aussi nous l’avons mise en place sur notre site Web (www.lef.org) que vous pouvez consulter (en Anglais).

Nous avons ainsi placé cet article sur notre site Web pour démontrer l’échec du système médical conventionnel. En exposant ces statistiques horribles dans ses détails, nous espérons fournir une base pour les professionnels médicaux compétents mais aussi compatissants pour identifier les insuffisances du système d’aujourd’hui et pour essayer au moins d’instituer des réformes significatives.

La médecine naturelle est sur la sellette, car les dirigeants des compagnies pharmaceutiques invitent les législateurs à empêcher les Américains de bénéficier des avantages des suppléments diététiques. Les groupes des compagnies pharmaceutiques ont lancé des campagnes diffamatoires à travers les médias du pays pour critiquer les vertus d’une vie avec une supplémentation saine et naturelle. La FDA continue à mettre des bâtons dans les roues à ceux qui proposent des produits naturels et qui concurrencent les médicaments.

Ces attaques contre la médecine naturelle masquent un problème de nature bien plus grave qui jusqu’ici a été diluée dans les milliers de pages des publications scientifiques.

En réponse à ces défis sans fondements à la médecine naturelle, l’Institut de Nutrition Américain a demandé à une commission indépendante un rapport sur la qualité de la médecine officielle. Les résultats effrayants de cette étude méticuleuse indiquent que la médecine conventionnelle est �� (sic) la principale cause de mort » aux USA.

L’Institut de Nutrition des Etats-Unis est une organisation à but non lucratif qui a commandité des recherches indépendantes pendant les 30 dernières années. Pour soutenir l’affirmation audacieuse que la médecine conventionnelle était le tueur n° 1, l’Institut alimentaire a exigé que chaque « compte-rendu » dans cet « acte d’accusation » de la médecine aux USA soit validé par des études scientifiques éditées et passées au crible.

Ce que vous êtes sur le point de lire est une compilation consternante des faits qui accablent ceux qui cherchent à tromper le public en supprimant l’accès aux thérapies naturelles. Plus de 700.000 Américains meurent tous les ans entre les mains de la médecine officielle, alors que la FDA et d’autres organismes gouvernementaux mentent, soi-disant pour protéger la population, en harcelant ceux qui offrent des solutions de rechange plus sûres, saines et sans les effets secondaires des produits de l’industrie pharmaco-chimique.

Un examen méthodique des journaux médicaux et des statistiques de la santé prouve que la médecine Américaine cause fréquemment plus de torts que de soins à ses citoyens.

Tous les ans approximativement 2.2 millions de patients hospitalisés des USA éprouvent des effets secondaires aux médicaments prescrits.

En 1995, le Dr Richard Besser du Centre fédéral pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) a estimé que le nombre d’antibiotiques inutiles prescrits annuellement pour des infections virales étaient de 20 millions. En 2003, le Dr Besser parle de dizaines de millions d’antibiotiques inutiles prescris annuellement. Approximativement 7.5 millions d’actes médicaux et chirurgicaux exécutés annuellement aux USA sont inutiles, tandis qu’approximativement 8.9 millions d’Américains sont hospitalisés inutilement. Le nombre total estimé de décès aux USA par causes iatrogènes, c’est-à-dire, tous les décès causés par les soins d’un médecin ou d’un chirurgien ou par un traitement médical ou par des procédures de diagnostic erronées, est annuellement de 783.936 morts.

Par comparaison, approximativement 699.697 Américains sont morts de cause cardiaque en 2001, alors que 553.251 mouraient de cancer. Il est évident que le système médical Américain est lui- même la principale cause de mortalité aux USA.

La première étude iatrogène Le Dr Lucian a ouvert la boîte de Pandore de la médecine, en 1994 avec son dossier, « Erreurs de la médecine » qui est paru dans le journal de l’Association Médicale Américaine.

Il a constaté que le Dr Schimmel en 1964 rapporte que 20% de patients hospitalisés ont soufferts de troubles dits iatrogènes, avec un taux de mortalité de 20%. Dans 1981, le Dr Steel rapporte un nombre de 36 % de cas iatrogènes chez les patients hospitalisés avec un taux de mortalité de 25%, et des réactions secondaires aux médicaments qui ont été impliqué dans 50 % des cas. En 1991, le Dr Bedell a signalé que 64% de crises cardiaques aiguës dans un hôpital pouvaient être évitées et étaient dues la plupart du temps aux effets secondaires des prescriptions. Un chercheur, L. Leape, s’est concentré sur « L’étude de la pratique médicale à Harvard » éditée en 1991, et il a trouvé un nombre de 4 % de cas iatrogènes avec un taux de mortalité de 14 % en 1984 dans l’état de New York. D’après les 98.609 patients hospitalisés et d’après le taux de mortalité de 14%, il a estimé qu’aux États-Unis 180.000 les personnes meurent tous les ans en partie par causes iatrogènes.

Pourquoi Leape a choisi d’employer pour son analyse ce chiffre de 4 % qui reste bien inférieur à la moyenne des autres études ? Cela reste un mystère. En utilisant à la place la moyenne des taux trouvée dans les trois études citée (36%, 20%, et 4%) cela aurait produit un taux d’erreurs médicales de 20%. Ce qui donnerait alors, avec un taux de mortalité de 14%, le chiffre hallucinant de 1.189.576 personnes : un million cent quatre-vingt mille personnes par an ! Leape a reconnu que la littérature sur les erreurs médicales était clairsemée et représente seulement la pointe de l’iceberg, notant que lorsque des erreurs sont spécifiquement recherchées, il précise que les taux sont « douloureusement élevés ». Il a cité plusieurs études d’autopsies avec des taux aussi élevés que 35 à 40% d’erreurs de diagnostique ayant causé la mort. Il a également noté qu’un service de réanimation a rapporté une moyenne de 1.7 erreur par jour et par patient, et que 29 % de ces erreurs étaient potentiellement sérieuses ou mortelles. Leape a calculé le taux d’erreur dans l’étude d’un service de réanimation. D’abord, il a constaté que chaque patient a eu une moyenne de 178 « relations directes ou indirectes médicales » (personnel/procédé/interactions/locaux) par jour, dont 1.7 % comportait des erreurs, ce qui signifie donc un taux d’erreur de 1%. Ceci peut sembler faible, mais Leape a cité des normes d’industrie prouvant que dans l’aviation, un 0.1% taux d’erreur signifiait deux atterrissages forcés par jour à l’aéroport international de Chicago. Dans le service postal des USA, un taux d’erreur de 0.1% signifierait 16.000 lettres perdues chaque heure ; et dans le secteur bancaire, taux d’erreur de 0.1% signifierait 32.000 chèques débités par erreur de mauvais comptes bancaires.

En essayant de déterminer pourquoi il y a tant d’erreurs médicales, Leape a reconnu le manque de report de celles-ci. Les erreurs médicales se produisent dans des milliers d’endroits différents et ne sont perçues en tant qu’événements isolés et peu connus. Mais la raison la plus importante de non reconnaissance comme l’augmentation du problème des erreurs m��dicales au sein de la médecine, selon Leape, est que les médecins et les infirmières ne sont pas équipés pour traiter l’erreur humaine, à cause de la culture et de la formation pratique médicale. On enseigne aux médecins que les erreurs sont inacceptables. Les erreurs médicales sont donc vues comme fautes graves et donc égales à un acte de négligence. Personne ne sait que faire quand les erreurs médicales se produisent. Leape cite McIntyre et Popper, qui ont indiqué que le « modèle d’infaillibilité » de la médecine mène à la malhonnêteté intellectuelle avec un besoin de dissimuler des erreurs plutôt que de les admettre. Il n’y a rien à gagner avec les erreurs médicales, aucun partage possible avec ses confrères médecins, et personne pour les soutenir quand leur erreur nuit à un patient.

Leape a espéré que son papier encouragerait les médecins praticiens « (sic) à changer fondamentalement leur manière d’aborder leurs erreurs et comprendre pourquoi elles se produisent. » Cela fait presque une décennie déjà que ce travail a commencé, mais les erreurs continuent de manière croissante !

En 1995, un remarquable rapport du JAMA expliquait que « plus d’un million de patients sont abîmés » tous les ans dans des hôpitaux aux USA, et approximativement 280.000 personnes en meurent annuellement. Par conséquent, le taux de mortalité par causes iatrogènes dénombre plus de décès que tous autres accidents combinés, et rend ridicule le taux de mortalité annuel par accident d’automobile qui est « seulement » de 45.000 morts.

Dans une conférence de presse en 1997, Leape a révélé un rapport de la sécurité nationale des patients (NPSF), sur les décès dans tout le pays par erreurs médicales, rapport commandité par l’Association Médicale Américaine (AMA).

Leape est un membre fondateur de la NPSF. Le rapport a constaté que plus de 100 millions d’Américains ont été affectés directement ou indirectement par une erreur médicale. 42% ont été affectés directement et 84% ont personnellement eu connaissance de quelqu’un qui avait subi une erreur médicale. Lors de cette conférence de presse, Leape a mis à jour ses statistiques de 1994, notant qu’en 1997, les erreurs médicales dans les hôpitaux de tout le pays pourraient être de l’ordre de 3 millions ! Il ajoute que cela pourrait coûter pas moins de 200 milliards de dollars. Leape a employé un taux de mortalité de 14% par erreur médicale. En 1997, en utilisant le chiffre de base de 3 millions d’erreurs, le taux de mortalité annuel peut être aussi élevé que 420.000 morts pour les seuls patients hospitalisés.

En fait, seulement une petite fraction des médicales sont rapportées ! En 1994, Leape dit qu’il était bien conscient du fait que de nombreuses erreurs médicales n’avaient pas été rapportées. Une étude entreprise dans deux unités obstétriques au Royaume-Uni révèle que seulement environ un quart des incidents sont rapportés, protégeant ainsi le personnel, et la réputation des services, mais aussi par crainte de représailles des patients. Quel est le « meilleur soin » ? Le CDC (centre fédéral pour le contrôle et la prévention des maladies) n’ignore pas les dernières recherches sur les douzaines de nutriments naturels qui sont scientifiquement reconnus efficaces, qui traitent les infections virales et renforcent la fonction du système immunitaire. Les médecins recommanderont-ils finalement la vitamine C, l’échinacéa, les baies de sureau, la vitamine A, le zinc, ou l’Oscillococcinum homéopathique ? Probablement pas.

L’industrie pharmaceutique soutient la limitation de l’usage des antibiotiques. Le laboratoire Bayer a commandité une organisation appelée LIBRA pour un programme appelé « opération mains propres ». Le CDC est également impliquée dans la tentative de réduction de la résistance des bactéries aux antibiotiques, mais nulle part dans ses publications ne figure une quelconque référence donnée au rôle des nutriments sur le système immunitaire, ni même dans les milliers d’articles des journaux qui soutiennent cette approche. Cette vision et ce refus de recommander des solutions non chimiques de rechange sont désolant d’autant que la CDC essaye désespérément de limiter l’abus des antibiotiques.

Les médicaments polluent notre approvisionnement en eau Nous avons atteint le point de saturation avec les médicaments dans l’eau. Toutes les eaux de surface examinée contiennent des résidus mesurables de médicaments. Les tonnes d’antibiotiques utilisées chez l’animal, qui coulent dans l’eau et les eaux superficielles environnantes, confèrent une résistance antibiotique accrue aux germes des eaux d’égout, et ces germes également se retrouvent dans notre approvisionnement en eau potable. Des tonnes de médicaments rejetées dans nos toilettes, et des métabolites de médicaments (hormones) réussissent à pénétrer également dans notre approvisionnement en eau.

Nous n’avons aucune moyen de connaître les conséquences à long terme sur la santé, lorsque l’on ingère un mélange de médicaments et leurs sous produits dérivés. Ces médicaments représentent encore un autre niveau de la maladie dite iatrogène dont nous ne mesurons pas encore complètement les conséquences.

Médicaments spécifiquement iatrogènes : les NSAIDS (immuno-dépresseurs) Ce n’est pas simplement aux USA que l’on observe des décès pour causes iatrogènes. Une étude de plus de 1.000 médecins généralistes Français a examiné leurs connaissances et leurs pratiques pharmacologiques de base en prescrivant des NSAIDs, (qui se rangent parmi les médicaments les plus violents en terme d’effets secondaires). Les résultats de l’étude suggèrent que les généralistes n’ont pas une connaissance suffisante de l’utilisation de ces médicaments et ne contrôlent pas efficacement les réactions secondaires. Une étude sur 125 patients des cliniques spécialisées dans la douleur à Londres a révélé que les facteurs iatrogènes possibles tels que « l’information inadéquate, les conseils impropres donnés aux patients aussi bien qu’un diagnostic erroné et la prescription inadéquate du médicament étaient pratiques courantes. »

Médicaments spécifiques iatrogènes : chimiothérapie du cancer En 1989, Abel Ulrich, PhD, un biostatisticien allemand, a écrit une monographie intitulée « Chimiothérapie de Cancer épithélial avancé ». Elle a été plus tard éditée sous une forme plus courte dans un journal médical. Abel a présenté une analyse complète des épreuves cliniques et des publications représentant plus de 3.000 articles examinant la valeur de la chimiothérapie cytotoxique sur le cancer épithélial avancé. Le cancer épithélial est le type de cancer dont nous sommes le plus informé, résultant de l’épithélium trouvé dans la doublure des organes de corps tels que le sein, la prostate, le poumon, l’estomac, et les intestins. De ces emplacements, le cancer habituellement infiltre le tissu adjacent et métastase aux os, au foie, au poumon, ou au cerveau. Avec son étude approfondie, Abel conclu qu’il n’y a aucune évidence directe que la chimiothérapie prolonge la survie des patients présentant le carcinome avancé ; dans le cancer de poumon et le cancer ovarien peut-être, l’avantage thérapeutique est seulement léger. Selon Abel, « (…) beaucoup d’oncologistes prennent pour évidence que la thérapie prolonge la survie, une opinion qui est basée sur une erreur et qui n’est soutenue par aucune étude clinique. » Une décennie après l’examen approfondi de Abel sur la chimiothérapie, il semble qu’il n’y ait aucune diminution de son utilisation pour le carcinome avancé. Malheureusement, aucune étude complémentaire telle que celle du Dr. Abel n’existe pour indiquer s’il y a eu une amélioration des statistiques de survie au cancer depuis 1989. En fait, la recherche devrait être conduite pour déterminer si la chimiothérapie elle-même n’est pas responsable des cancers secondaires, plutôt que la progression de la maladie originelle. Nous continuons à nous interroger pourquoi des traitements alternatifs du cancer, pourtant scientifiquement validés, ne sont pas employés.

Césariennes En 1983, 809.000 césariennes (21% de naissances) ont été exécutées aux USA, utilisant le procédé chirurgical obstétrique et gynécologique (OB/GYN) le plus standard. La deuxième opération la plus commune d’OB/GYN était l’hystérectomie (673.000), suivie de la dilatation et du curettage de l’utérus (632.000). En 1983, les procédures d’OB/GYN ont représenté 23% de toute la chirurgie accomplie aux USA. En 2001, la césarienne reste toujours le procédé chirurgical d’OB/GYN le plus commun. Approximativement 4 millions de naissances se produisent annuellement, dont 24% (960.000) par césarienne. Aux Pays Bas, seulement 8 % de naissances se font par césarienne. Ceci suggère donc 640.000 césariennes sont inutiles entraînant une mortalité trois à quatre fois plus élevée et une morbidité 20 fois plus grande que l’accouchement naturel. Le taux de césariennes aux USA est passé de 4.5% en 1965 à 24.1% de 1986. Sakala affirme « qu’il se produit une pandémie non contrôlée des naissances par césariennes médicalement inutiles ». Van Ham a rapporté que pour une césarienne après délivrance, le taux d’hémorragie est de 7%, le taux de formation d’hématome est de 3.5%, le taux d’infection de l’appareil urinaire est de 3%, et le taux postop��ratoire combiné de morbidité est de 35.7% dans une population à haut risque subissant la césarienne.

Jamais assez d’études Les scientifiques ont proclamé qu’il n’y avait jamais eu assez d’études sur les dangers du DDT et d’autres pesticides dangereux pour les interdire. Ils ont également employé cet argument pour le tabac, réclamant que plus d’études étaient nécessaires avant d’être certains que le tabac cause vraiment le cancer des poumons. Même l’association médicale américaine (AMA) était complice en cachant les résultats de la recherche sur le tabac. En 1964, quand le rapport de la FDA a condamné le tabagisme, l’AMA a refusé de l’approuver, réclamant la nécessité de faire plus de recherches. Ce que l’AMA a vraiment voulu, c’était plus d’argent, qu’elle a reçu d’un consortium de compagnies de tabac qui ont payé à l’AMA $18 millions pendant les neuf années à venir afin que l’AMA ne dévoile rien au sujet des dangers du tabagisme.

Le journal de l’association médicale américaine (JAMA) , « après la considération sur le point duquel les cigarettes sont employées par des médecins dans leur pratique, » a commencé à accepter la publicité et l’argent du tabac en 1933. Les journaux d’état tels que le journal de l’état de New York de la médecine ont également commencé à publier des annonces pour les cigarettes de Chesterfield ventant les mérites des cigarettes comme « juste aussi pures que l’eau que vous buvez… et pratiquement jamais touchées par les mains humaines. »

En 1948, JAMA annonce « davantage pourrait être dit contre le tabagisme que c’est comme une forme d’évasion face à ses propres problèmes, argument plutôt favorable par ailleurs plutôt que défavorable … il ne semble y avoir aucune évidence qui indiquerait l’abolition de l’utilisation du tabac comme substance contraire à la santé publique. » Aujourd’hui, les scientifiques continuent à employer l’excuse que plus d’études sont nécessaires pour qu’elles incitent à la limitation de l’utilisation excessive des médicaments.

Effets secondaires des médicaments L’étude de Lazarou (1) a analysé des archives de médicaments prescrits lors de 33 millions d’admissions à l’hôpital aux USA en 1994. Il a découvert 2.2 millions d’effets secondaires sérieux dus aux médicaments prescrits :

2.1% des personnes hospitalisées ont éprouvé une réaction secondaire sérieuse, 4.7% de toutes les admissions aux urgences étaient causées par les effets secondaires graves dus aux médicaments prescrits. Enfin des effets secondaires mortels se sont produits dans 0.19 % des cas hospitalisés et 0.13% des admissions. Les auteurs ont estimé que cela représente 106.000 décès qui se produisent annuellement en raison des d’effets secondaires des médicaments prescrits. Une analyse en 2000 révèle que l’augmentation du coût pour l’hospitalisation d’un patient souffrant d’effets secondaires graves dus aux médicaments prescrits était de 5483 $, soit un coût pour 2.2 millions de personnes selon l’étude de Lazarou qui s’élève à $12 milliards.

Les effets secondaires sérieux dus aux médicaments prescrits sont découverts généralement bien après l’approbation de mise en vente par la FDA des médicaments impliqués. L’innocuité des nouveaux produits ne peut pas être connue avec certitude tant qu’un médicament n’a pas été testé sur le public durant plusieurs années.

Escarres de décubitus Plus d’un million de personnes développent des escarres de décubitus dans les hôpitaux des Etats- Unis, chaque année. C’est un fardeau énorme pour les patients et la famille, et un fardeau de $ 55 milliards pour le coût de la santé. Les escarres de décubitus sont évitables avec des soins de garde-malade appropriés. Il est vrai que 50 % de ceux qui en sont affectés soient dans une catégorie d’âge vulnérable de plus de 70 ans. Mais chez les personnes âgées, les escarres de décubitus entraînent une augmentation quadruple du taux de mortalité. Le taux de mortalité dans les hôpitaux pour des patients avec des escarres de décubitus est entre 23 % et 37 %. Même si nous prenons que 50 % des personnes de plus de 70 ans avec des escarres de décubitus et un taux plus bas mortalité de 23 %, cela nous donne quand même un taux de mortalité dû aux escarres de 115.000 personnes ! Les critiques diront que c’était la maladie ou l’âge avancé qui a tué le patient, et non l’escarre de décubitus, cependant notre argument est qu’une mort arrivé trop tôt, pour un manque de soin approprié, mérite d’être comptée. C’est seulement après avoir compté ces décès inutiles que nous pouvons alors tourner notre attention pour résoudre le problème.

Office de l’évaluation de technologie (OTA)

Les technologies de santé et leur évaluation dans huit pays, 1995. Faits généraux

En 1990, l’espérance de vie des USA était de 71.8 ans pour les hommes et de 78.8 ans pour des femmes, taux parmi les plus bas dans les pays développés. Le taux de mortalité infantile 1990 aux USA était 9.2 par 1.000 naissances, soit deux fois plus parmi tous les pays développés. L’état de santé est en corrélation avec le statut socio-économique. Le soin n’est pas universel. Le système de santé est basé sur le système du marché libre sans budget fixé et sans limitations dans son expansion. Le système de santé représente 14% du PNB des USA ($800 milliards de 1993). Le gouvernement fédéral ne fait aucune planification centrale, bien que ce soit le payeur principal pour la santé des personnes plus âgées et pour les pauvres personnes. Les Américains sont moins satisfaits de leur système de santé que les personnes dans les autres pays développés. La médecine des USA se spécialise dans une technologie médicale coûteuse ; Les grandes villes des USA ont plus des modules de balayage par image à résonance magnétique (IRM) que la plupart des pays. Un marché énorme et des investissements privés pour la recherche médicale et le développement pharmaceutique conduit à cette « course aux armements pharmaco technologiques. » Hôpitaux

En 1990, les USA ont eu 5.480 hôpitaux pour soins intensifs, 880 hôpitaux pour soin de spécialité (psychiatrique, à long terme, et réadaptation), et 340 (des militaires, des vétérans, et Américain indigène) hôpitaux fédéraux, soit 2.7 hôpitaux par population de 100.000. En 1990, la longueur moyenne du séjour pour 33 millions d’admissions était de 9.2 jours. Le taux de fréquentation était 66%. Les longueurs du séjour étaient plus courts et le taux d’admission inférieur aux autres pays. En 1990, les USA comptait 615.000 médecins, soit 2.4 par population de 1.000 ; 33% étaient généralistes (médecine de famille, médecine interne, et pédiatrie) et 67% étaient des spécialistes. La dépense totale de santé des USA a atteint $752 milliards en 1991 de $70 milliards de 1950. La dépense s’est développée cinq fois autant par habitant. References

Lazarou J, Pomeranz BH, Corey PN. Incidence of adverse drug reactions in hospitalized patients : a meta-analysis of prospective studies. JAMA . 1998 Apr 15 ;279(15):1200-5. Rabin R. Caution about overuse of antibiotics. Newsday . September 18, 2003. 2a. Centers for Disease Control and Prevention. CDC antimicrobial resistance and antibiotic resistance—general information. Accessed December 13, 2003 Available at : http://www.cdc.gov/drugresistance/community/ For calculations detail, see "Unnecessary Surgery." Sources : HCUPnet, Healthcare Cost and Utilization Project. Agency for Healthcare Research and Quality, Rockville , MD. Available at : http://www.ahrq.gov/data/hcup/hcupnet.htm . Accessed December 18, 2003. US Congressional House Subcommittee Oversight Investigation. Cost and Quality of Health Care : Unnecessary Surgery . Washington, DC : Government Printing Office ;1976. Cited in : McClelland GB, Foundation for Chiropractic Education and Research. Testimony to the Department of Veterans Affairs’ Chiropractic Advisory Committee. March 25, 2003. For calculations detail, see "Unnecessary Hospitalization." Sources : HCUPnet, Healthcare Cost and Utilization Project. Agency for Healthcare Research and Quality, Rockville , MD. Available at : http://www.ahrq.gov/data/hcup/hcupnet.htm . Accessed December 18, 2003. Siu AL, Sonnenberg FA, Manning WG, et al. Inappropriate use of hospitals in a randomized trial of health insurance plans. N Engl J Med. 1986 Nov 13 ;315(20):1259-66. Siu AL, Manning WG, Benjamin B. Patient, provider and hospital characteristics associated with inappropriate hospitalization. Am J Public Health. 1990 Oct ;80(10):1253-6. Eriksen BO, Kristiansen IS, Nord E, et al. The cost of inappropriate admissions : a study of health benefits and resource utilization in a department of internal medicine. J Intern Med . 1999 Oct ;246(4):379-87. U.S. National Center for Health Statistics. National Vital Statistics Report, vol. 51, no. 5, March 14, 2003. Thomas, EJ, Studdert DM, Burstin HR, et al. Incidence and types of adverse events and negligent care in Utah and Colorado . Med Care. 2000 Mar ;38(3):261-71. Thomas, EJ, Studdert DM, Newhouse JP, et al. Costs of medical injuries in Utah and Colorado . Inquiry . 1999 Fall ;36(3):255-64. [Two references.] Xakellis GC, Frantz R, Lewis A. Cost of pressure ulcer prevention in long-term care. Am Geriatr Soc . 1995 May ;43(5):496-501. Barczak CA, Barnett RI, Childs EJ, Bosley LM. Fourth national pressure ulcer prevalence survey. Adv Wound Care . 1997 Jul-Aug ;10(4):18-26. Weinstein RA. Nosocomial Infection Update. Emerg Infect Dis . 1998 Jul-Sep ; 4(3) : 416- 20. Fourth Decennial International Conference on Nosocomial and Healthcare-Associated Infections. Morbidity and Mortality Weekly Report. February 25, 2000 , Vol. 49, No. 7, p.138. Burger SG, Kayser-Jones J, Bell JP. Malnutrition and dehydration in nursing homes : key issues in prevention and treatment. National Citizens’ Coalition for Nursing Home Reform. June 2000. Available, Accessed. December 13, 2003. at : http://www.cmwf.org/programs/elders/burger_mal_386.asp Starfield B. Is US health really the best in the world ? JAMA . 2000 Jul 26 ;284(4):483-5. Starfield B. Deficiencies in US medical care. JAMA . 2000 Nov 1 ;284(17):2184-5. HCUPnet, Healthcare Cost and Utilization Project. Agency for Healthcare Research and Quality, Rockville , MD. Accessed December 18, 2003. Available at : http://www.ahrq.gov/data/hcup/hcupnet.html Nationwide poll on patient safety : 100 million Americans see medical mistakes directly touching them [press release]. McLean , VA : National Patient Safety Foundation ; October 9, 1997 . The Society of Actuaries Health Benefit Systems Practice Advancement Committee. The Troubled Healthcare System in the US. September 13, 2003. Available at : http://www.soa.org/sections/troubled_healthcare.pdf Accessed December 18, 2003. Leape LL. Error in medicine. JAMA . 1994 Dec 21 ;272(23):1851-7. A.Brennan TA, Leape LL, Laird NM , et al. Incidence of adverse events and negligence in hospitalized patients. Results of the Harvard Medical Practice Study I. N Engl J Med. L’Ordre des médecins en France Le Conseil de l’Ordre des Médecins a été institué sous le gouvernement de Pétain (1940) et sous la férule nazi puisque copie conforme de l’ordre des médecins Allemands du IIIème Reich.

Il est composé de trois instances :

Départementale, Régionale, Nationale. Les patients plaignants ne peuvent :

Ni se faire assister par un Conseil (avocat ou médecin). Ni faire appel d’une décision. En revanche, les médecins quant à eux sont assistés par un avocat ou un confrère médecin et peuvent faire appel de leur condamnation.

Il faut également savoir que le Code de la Santé publique et la loi autorisent un médecin à pratiquer n’importe quel type de soin, même s’il ne l’a pas étudié ni n’a été entraîné pour ce faire.

Il existe un décret du 2 novembre 1998 (complété par la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002) qui stipule que le Conciliateur de l’Hôpital a le pouvoir d’obliger le médecin hospitalier à vous donner connaissance de votre dossier médical.

Source :

HESPERIOS, association française pour les victimes des erreurs médicales


Par Camille
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Jeudi 8 mai 2008 4 08 05 2008 15:08

Les bienfaits du chlorure de magnésium
Des vertus insoupçonnées


Le Magnésium

Contrairement à ce que beaucoup de gens croient, ce n'est pas de calcium que nous avons le plus besoin, mais de magnésium, un oligo-élément essentiel qui a disparu de notre alimentation en raison du raffinage des céréales d'une part, mais aussi et surtout des méfaits de l'agriculture intensive.
D'autre raisons peuvent être encore invoquées pour la carence alimentaire en magnésium : le raffinage du sel lui fait perdre une grande quantité de magnésium, les conservateurs utilisés dans l'industrie alimentaire, mais aussi la consommation d'alcool.
Nos besoins quotidiens en magnésium sont de 350 à 480 mg/jour - 400 mg/jour pour les femmes enceintes.
Au 19ème siècle, alors que notre alimentation était plus équilibrée et pas encore dévitalisée par l'agriculture industrielle, la carence en magnésium n'existait pas. Il suffisait de manger 500gr de pain complet au levain qui amenait quotidiennement l'apport nécessaire. Le pain que nous mangeons aujourd'hui n'en apporte que des quantités infimes.
Le magnésium n'est pas un médicament, c'est un aliment absolument nécessaire puisque sont absence totale est incompatible avec la vie. Il est nécessaire à tous les processus biochimiques de votre organisme, au métabolisme, à la synthèse des acides nucléiques et des protéines, et à la majorité des fonctions de notre organisme, comme la reproduction cellulaire, la production d'énergie, la transmission des influx nerveux. Dans ce dernier cas, le magnésium profondément lié au calcium puisqu'il assure sa fixation, est l'un des principaux aliments de la cellule nerveuse ; dans tous les troubles du système nerveux (nervosité, dépression, insomnie, anxiété...) on constate la carence de magnésium.
Le chercheur français ROBINET a montré qu'en France, les carences du sol en magnésium se superposaient parfaitement sur la carte de France des suicides. Le magnésium est donc un puissant antidépresseur que l'on devrait privilégier par rapport à certains médicaments aux effets secondaires redoutables.
Dans certains cas, le rôle du magnésium par rapport au calcium est intéressant à bien des égards. Déjà, on sait que c'est le magnésium qui fixe le calcium et intervient dans le métabolisme calcique sur les glandes parathyroïdes. Au niveau cellulaire, il contrôle et régule l'entrée du calcium dans la cellule et les liquides intracellulaires.

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Le Chlorure de Magnésium

Préparation

Il se vend en pharmacie (sans ordonnance) ou en magasin diététique, en sachets de 20g que l'on dilue dans 1 litre d'eau.
Il est conseillé de le conserver au réfrigérateur pour tuer un peu la saveur âcre et amère.
Il est aujourd'hui prouvé que le magnésium est présent dans tous les tissus et organes, qu'il participe à la bonne marche de toutes les grandes fonctions de l'organisme sans exception. Comme l'organisme ne dispose d'aucune réserve en magnésium, il lui faut un apport régulier journalier pour faire face à ses besoins physiologiques, faute de quoi des troubles vont survenir plus ou moins rapidement au niveau de telle ou telle fonction organique selon la fragilité de chacun.
La malabsorption du magnésium est associée aux problèmes gastro-intestinaux.
L'insuffisance chronique peut produire des dommages à long terme et peut être mortelle.
99% des hommes sont en déficit en magnésium (dans le monde moderne).

Problèmes dus au manque de magnésium

Fatigue chronique ainsi que tout manque d'énergie, réactions émotives, dépressions, comportement psychotique, impulsion rapide, confusion, colère, nervosité, irritabilité, incapacité de penser clairement, insomnie, spasmes musculaires, tremblements, convulsions, sensibilité excessive à la douleur, problèmes vasculaires, durcissement des artères, arthrite, maladies cardiovasculaires, fibromialgie, spasme vasculaires, spasmophilie, palpitations, crampes.

On a pu constater que l'apport de chlorure de magnésium à une action très positive sur :

  • L'anxiété et son cortège de signes fonctionnels souvent caractéristiques : sensation de boule dans la gorge, sensation d'oppression thoracique, palpitations, troubles du sommeil, hyperémotivité etc.
  • Douleurs diverses sans explication organique ou fonctionnelle, se traduisant le plus souvent par des céphalées ou migraines, des douleurs vertébrales, des douleurs musculaires et articulaires mal systématisées.
  • L'asthénie matinale : cette fatigue dès le lever étant un signe révélateur très fréquent.
  • Infections diverses : il est générateur d'un anticorps non spécifique, la properdine (protide magnésien) qui est un bactéricide très puissant (les résultats sont ahurissants).
  • L'hyperexcitabilité neuromusculaire, notamment les contractions musculaire incontrôlables au niveau des paupières, crampes musculaires.
  • Artériosclérose et hypertension : il détruit les lipides en excès par effet de catalyse des déshydrates.
  • Etats de chocs (et chocs opératoires) : il prévient les ruptures de métabolisme et rétablit celui-ci.
  • Hyperthyroïdie : c'est un régulateur puissant.
  • Rachitisme : il active la phosphatase alcaline des os. Notre corps à la faculté de le transformer en calcium. Le magnésium est une clef à l'absorption du calcium.
  • Tétanie : traitement spécifique de la tétanie. Dans le sang total il y a dans ce cas une chute de 0,035 g d'ion magnésium libre par litre, à 0,015 g par litre.
  • Insuffisance hépatique: il active les enzymes pour la régénération des sucres.
  • Grossesse : à partir du 2ème mois, le taux en magnésium s'effondre généralement chez la femme enceinte, à cause des besoins du fœtus.
  • Thrombose : il active les thrombocytes. C'est le meilleur anti-coagulant et le meilleur antithrombique. Indispensable les derniers jours avant l'accouchement et les deux semaines suivantes.
  • Equilibre nerveux : le système nerveux est sous la dépendance de l'équilibre calcium / magnésium. S'il y a rupture d'équilibre, le fonctionnement du cerveau en est affecté.
  • Digestion : il active les enzymes digestifs.
  • Vitamines : la vitamine C n'est active qu'en présence d'ions magnésium.
  • Système cardio-vasculaire : les ions magnésium aident à fluidifier le sang et à assouplir les vaisseaux, calment les nerfs, empêchent la formation des athéromes. Supprime l'angine de poitrine. Régularise le rythme des battements du cœur, stimule le bon cholestérol, réduit le taux de triglycérides.
  • Vieillissement : avec l’âge, la teneur du sang et des cellules en magnésium tend à baisser. Le magnésium pris à doses régulières freine le vieillissement des cellules (pour les doses régulières prendre plutôt le NIGARI, voir plus loin) et éloigne les radicaux libres.
  • Plaies : toute plaie est une brèche dangereuse laissant place à l'invasion de poisons et de microbes. Le corps réagit immédiatement en mobilisant sur place des anticorps, des leucocytes, des microphages qui s'attaquent aux microbes, des macrophages qui s'attaquent aux gros éléments étrangers, tandis que les thrombocytes tentent de colmater l'ouverture. Le pouvoir phagocytaire des leucocytes, activé par le chlorure de magnésium est augmenté jusqu'à 300%. Toute plaie devrait être traitée par voie interne et externe avec du chlorure de magnésium. Cette méthode ne présente pas les inconvénients des produits alcoolisés qui nécrosent partiellement les cellules de la plaie, entravant ainsi le travail de la cicatrisation.
  • Traitement de recharge: boire le matin à jeun 50 ml de la solution de préférence avec une tisane de son choix ou un jus de fruits ou de légumes. A faire 20 jours suivis d'un arrêt de 10 jours (impératif) puis recommencer si nécessaire. On absorbe donc 1 litre en 20 jours. Ceci peut se faire une saison, ou bien à l'occasion d'un "coup de barre", d'une grossesse, d'un allaitement, d'une maladie quelconque.
  • Traitement cytophylactique d'urgence (activation des moyens de défense) : prise de 60 ml de la solution toutes les 3 heures ou 40 ml toutes les 2 heures. Ceci doit déclencher une diarrhée. La diarrhée est le critère de la réussite et de l'effet du traitement. S'il y a fièvre, elle s'abaisse automatiquement entre 38° et 39°, jamais plus. Cette prise ne doit pas excéder 4 à 5 jours. On peut continuer ensuite à raison de 50 ml le matin et le soir.
    Si au début la diarrhée est trop forte, réduire la dose. Ne pas s'inquiéter, il n'y a aucun danger.
    Cette dose massive anti-infectieuse est valable pour toutes les infections, même virales.
  • Cancer : Anticancéreux, il active le pouvoir phagocytaire des leucocytes.
    Le chlorure de magnésium ne guérit pas le cancer, mais en prévient l'apparition par un usage régulier. Cependant en cas de cancer avéré, il est recommandé d'adjoindre, la prise régulière de chlorure de magnésium ou de delbiase à raison de 4 comprimés par jour, le système immunitaire s'en trouvera renforcé et vous vous sentirez mieux, revigoré et meilleur moral, ce qui peut influer très positivement sur le cours de cette maladie (la gelée royale prise le matin, remonte aussi le moral).
    Des études géographiques poussée furent entreprises en 1928, les cartes géologiques des régions dont la terre était pauvre en magnésium coïncidaient avec celles des régions ou l'on constatait un nombre important de cancer. La comparaison des deux cartes est saisissante. On peut les confondre.
  • Contre-indication : personne ayant eu les reins fragilisés (par une néphrite par exemple). Le signal se manifeste par une fatigue importante après les prises (dans ce cas prendre du NIGARI).
  • Usage : doses maxima pour les enfants :
    5 ans et + : 125 ml toutes les 6 heures ou 40 ml toutes les 2 heures.
    4 ans 100 ml toutes les 6 heures.
    3 ans 80 ml toutes les 6 heures.
    2 ans 20 ml toutes les 2 heures.
    Nourrissons : de 1à4 cuillères à café toutes les 3 heures.
    On peut diluer dans un peu d'eau ou du jus de fruits la solution préparée pour atténuer le goût amer.
  • Nigari : en ce qui concerne les cures d'entretien, il est conseillé de prendre plutôt le NIGARI qui est une algue très riche en chlorure de magnésium sous sa forme naturelle (en boutique diététique). Le fait d'habituer l'organisme au chlorure de magnésium (qui est tiré de la mer un peu comme le sel) érode ses réactions, et si soudainement, on a besoin pour une urgence de passer aux doses massives anti-infectieuses, le résultats risque d'être décevant.
    Quelques paillettes de NIGARI dans les aliments de temps en temps assurent une charge magnésienne adéquate tout au long de l'année.
  • Brûlures : appliquer une compresse de chlorure de magnésium, la douleur cesse immédiatement, il faut toujours avoir chez soi du chlorure de magnésium prêt : 1 sachet ou 20g dans un litre d'eau.
    Lorsque le pansement est en place, on peut le réhydrater en versant du chlorure de magnésium sans pour autant défaire le pansement. Il n'y aura jamais d'infection.
  • Les animaux : liste des maladies où le chlorure de magnésium se montre efficace : fièvre aphteuse, traitement préventif de l'avortement, septicémie, traitement de la non fécondation des vaches, traitement de la mammite, bronchite, entérites, météorisation (ballonnements), broncho-pneumonie, maladie de carré (chien), gastro-entérite, diphtérie aviaire, choléra aviaire, typhose aviaire, peste aviaire, pneumonie contagieuse des poulets, diarrhée blanche, coccidiose des lapins etc...

    A priori, pourquoi les animaux seraient guéris et pas les humains ?
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Un traitement alternatif à la méningite : le chlorure de magnésium !!!

La méningite est, bien souvent, l'effet secondaire le plus grave de la vaccination.

Le chlorure de magnésium, administré à temps, possède une action d'arrêt positive, même dans les cas les plus graves de la méningite. Il s'agit d'agir dès les premiers symptômes. Pour vérifier si la personne malade est atteinte de la méningite, il suffit de lui demander de se soulever la tête lorsqu'elle est en position couchée. Si la personne se plaint d'une douleur significative à la nuque au point d'être incapable de soulever la tête, il y a de bonnes indications d'une irritation des nerfs de la nuque et de la moelle épinière. Ce sont les symptômes reliés à une irritation des méninges : le méningisme.

Pour l'adulte :
Diluer un sachet (20g) de chlorure de magnésium dans 1 litre d'eau et boire un verre de ce liquide à tous les 60 minutes jusqu'à ce que les symptômes disparaissent.

Pour l'enfant :
Suivre le même procédé, mais diluer le sachet de chlorure de magnésium dans 2 litres d'eau (demie dose), même fréquence.

Pour le bébé :
Mélanger le sachet dans 4 litres d'eau (quart de dose), même fréquence.

* Retenons que le tétanos et la polio répondent également très bien au chlorure de magnésium

Par Camille
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Vendredi 11 avril 2008 5 11 04 2008 11:54

Des médicaments génériques de qualité inférieure?

28 mars 2008 - Des versions génériques du médicament Toprol XL (succinate de métoprolol à libération prolongée), contre l’hypertension artérielle, pourraient avoir l’effet contraire à celui recherché. C'est ce que révèle un rapport1 préparé par le laboratoire américain indépendant ConsumerLab.com.

ConsumerLab.com est connu pour son travail de surveillance de la qualité des produits de santé naturels (PSN) offerts dans le commerce. Le laboratoire s’est intéressé récemment aux versions génériques du Toprol XL, autorisées aux États-Unis depuis la fin de 2006. Ce médicament de synthèse est prescrit aux patients hypertendus et aux personnes souffrant d’arythmie cardiaque et de migraines.

Après être passées du médicament d’origine à la version générique, plusieurs personnes auraient rapporté une augmentation importante de leur tension artérielle, des troubles du rythme cardiaque et des épisodes de migraines. Leur état de santé se serait amélioré après leur retour au médicament d’origine.

Un procédé défectueux

Deux des médicaments génériques - fabriqués par Eon Labs et Ethex - ne répondraient pas aux exigences de dissolution définies par des autorités médicales américaines. « C’est très préoccupant parce que la vitesse et le taux de dissolution d’un médicament dans l’organisme peuvent jouer considérablement sur ses effets », soutient Tod Cooperman, président de ConsumerLab.com.

Ces médicaments ont plutôt été soumis aux normes établies par les fabricants, mais portaient la mention officielle de la United State Pharmacopeia (USP). Selon les auteurs du rapport, cette mention induit en erreur les professionnels de la santé.

Par ailleurs, ces médicaments contiendraient des composantes chimiques inactives (autres que le métoprolol) qui diffèrent de celles que l’on retrouve dans le médicament d’origine. Il est possible que ces substances contribuent également aux effets observés, peut-on lire dans le rapport.

Un autre cas signalé

En octobre 2007, ConsumerLab.com rapportait des problèmes similaires à propos d’un générique de l’antidépresseur d’origine Wellbutrin XL2. Selon l’analyse de leur laboratoire, l’ingrédient actif du générique ne se libérait pas convenablement dans l’organisme. À la suite de ce rapport, les autorités médicales américaines ont annoncé la tenue d’une enquête à ce sujet dont les résultats n’ont pas encore été rendus publics.

D’après ConsumerLab.com, les médicaments génériques ne font pas l’objet d’essais cliniques visant à s’assurer de leur efficacité et de leur innocuité, comme c’est le cas pour les médicaments d’origine. Ils demandent à la Food and Drug Administration (l’équivalent américain de Santé Canada) d’informer adéquatement le public sur les médicaments génériques.

Au Canada

Plusieurs versions génériques du métoprolol sont offertes dans les pharmacies du Canada, notamment sous la forme de comprimés à libération prolongée. Au Québec, 445 000 ordonnances de métoprolol à libération prolongée auraient été émises en 20073.

Santé Canada n’a pas fait de commentaire sur le rapport de ConsumerLab.com. Selon le Ministère fédéral, les médicaments génériques sont soumis à des études qui permettent de les comparer au produit d’origine. « Durant ces études, on mesure la quantité du médicament présente dans le sang des participants. Chacun reçoit le médicament d’origine et le nouveau produit générique en deux occasions distinctes. On doit montrer que la quantité de l’ingrédient actif absorbée par l’organisme et le rythme d’absorption sont les mêmes pour le médicament générique et le produit d’origine », a expliqué Santé Canada par voie de communiqué.

 

Pierre Lefrançois – PasseportSanté.net

 

1. ConsumerLab.com. Drug Investigation: Toprol XL vs. Generic Metoprolol Succinate Extended-release (ER) Tablets. États-Unis, 2008. www.consumerlab.com
2. ConsumerLab.com. Drug Tests: Wellbutrin vs. Generic Bupropion. États-Unis, 2007. www.consumerlab.com
3. Source : IMS Health, Canadian CompuScript Audit

Par Camille
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Vendredi 11 avril 2008 5 11 04 2008 10:33
Extraits d’une brochure éditée par les Editions BEDE, 47, place du Millénaire, 34000-MONTPELIER http://www.globenet.org/bede/ avec le soutien de la Fondation Charles-Léopold Mayer Pour le progrés de l’Homme (FPH) – Février 2000. La Bibliothèque d’Echange de Documentation et d’Expériences (BEDE) élabore en réseau un système d’échanges Nord-Sud d’informations sur l’environnement. Elle appuie, entre autres, le développement de la Veille citoyenne sur les OGM en Afrique. BEDE édite Interface, un CD-Rom annuel, sur les enjeux de la biodiversité, des OGM et des droits de propriété intellectuelle.

"Il est temps de mettre en place une étude sur l'état mental de des dirigeants d'entreprises. L'OMS pourrait s'y coller. ;o). " (M.D.) Copyright © 1999 Paris - Baldassarra Conseil - All rights reserved. CBA.Agriculture transgénique

Par précaution, l’arrivée dans nos assiettes de plantes et d’animaux génétiquement modifiés doit être suspendue et faire l’objet d’un vrai débat public.

Entre banalisation et diabolisation, construire le débat

(Pas d'ascenseur!)

Les avancées des applications de la recherche en génétique sont si rapides que la société en perd à la fois le sens et le contrôle. Les controverses autour des OGM sont extrêmement vives dans le public comme parmi les scientifiques. Entre la banalisation d’un événement extraordinaire et la diabolisation de technologies porteuses d’espoir ( ?), il existe un espace pour un véritable débat de société. Pour un nombre croissant d’organisations de la société civile et de gouvernements, les fortes présomptions sur les risques causés par la dissémination des OGM en agriculture devrait conduire à mettre en œuvre immédiatement le principe de précaution. Le principe de précaution traduit une attitude de prudence et d’abstention dans un contexyte marqué par l’incertitude scientifique et l’éventualité de dommages graves et irréversibles. L’appel à un moratoire total sur la commercialisation et la dissémination des OGM doit se généraliser afin que puisse s���organiser de manière sereine un débat rassemblant tous les acteurs de la société. Objectif : permettre l’élaboration d’un cadre réglementaire plus adapté. Les citoyens ne peuvent laisser aux scientifiques et aux pouvoirs publics la seule responsabilitré d’orchestrer la discussion au risque de voir éluder les vraies questionsCopyright Louis ROCQUIN. terresacree@francimel.com.

La ferme de Frankenstein

Par précaution, l’arrivée dans nos assiettes de plantes et d’animaux génétiquement modifiés doit être suspendue et faire l’objet d’un vrai débat public.

Oui, la science est porteuse d'espoir. Oui, la connaissance de notre patrimoine génétique nous aide à comprendre le fonctionnement du vivant. Oui, la manipulation de ces gènes peut, en théorie, permettre aux Hommes de mieux se guérir et de mieux se nourrir( ?). Mais tout ce qui est génétique n'est pas pour autant synonyme de progrès. Les citoyens ont le droit d'abord d'être informés, ensuite de prendre le temps de débattre puis enfin d'accepter ou de refuser ce qui sort des laboratoires de recherche. Surtout quand il est question d'organismes génétiquement modifiés. Dans leur forme actuelle, les OGM présentent en effet des risques réels pour l'environnement, la santé et la démocratie. Il est temps d'ouvrir le débat de fond sur la ferme des nouveaux Frankenstein!

Plantes, animaux ou micro-organismes artificiellement manipulés, les OGM ne sont pas des organismes vivants comme les autres. Car s'ils sont vivants, ils ont - comme la créature de Frankenstein!- été inventés et créés par l’Homme. Les OGM sont de nature industrielle et bouleversent à la fois les règles fondamentales de la biologie et du droit. Un bouleversement dont les entreprises de biotechnologie et certains scientifiques aimeraient minimiser la portée mais qu'il ne faut, au contraire, absolument pas banaliser.

Copyright Louis ROCQUIN. terresacree@francimel.comLE GENIE GENETIQUE :

Une technologie puissante complètement maîtrisée ?

Le génie génétique est l'ensemble des techniques de biologie moléculaire qui portent sur le matériel héréditaire. Ces techniques permettent d'identifier un gène dans la molécule dADN, de l'isoler, de le transférer d'un organisme à un autre, ou encore de le modifier.

La précision des techniques moléculaires ne doit pas être surestimée.

Tout n'est pas sous contrôle dans les laboratoires. Les morceaux d'ADN transférés ne contiennent pas seulement le gène cible, appelé également gène d'intérêt, mais aussi des gènes marqueurs, de l'ADN non caractérisé (ADN "poubelle"). De plus, le lieu d'intégration du transgène dans le génome hôte est aléatoire. Résultat : Ia capacité de nuisance à moyen terme de nouveaux organismes et la stabilité du gène dans le processus dévolution restent inconnue.

Les transferts artificiels de gènes transgressent les barrières entre les espèces.

La sélection génétique a toujours existé. Depuis la nuit des temps, les agriculteurs croisent des variétés pour en obtenir de nouvelles, plus performantes. Tel est également le but poursuivi par les entreprises de biotechnologie qui créent les OGM. Mais Ia différence - et elle est de taille - vient de ce que la transgénèse permet de transgresser les barrières entre les espèces. Alors que les paysans ne pouvaient - et ne pourront jamais - croiser naturellement une plante avec un animal, les généticiens peuvent, eux, introduire un gène animal ou humain dans une tomate ou un lapin. Les implications sur l'évolution de Ia diversité biologique et sur les équilibres entre les espèces (dont l'espèce humaine) de cette révolution biotechnologique sont complètement imprévisibles.

LE VIVANT SOUS CONTROLE D’UN MONOPOLE INDUSTRIEL ?

Copyright Louis ROCQUIN. terresacree@francimel.comLe fait d'avoir été transformés artificiellement par des procédés techniques confère aux OGM un statut Juridique particulier. À la différence des autres êtres vivants, ils peuvent être brevetés comme des objets industriels. Même si le brevetage des plantes et des animaux est fortement remis en cause par de nombreux citoyens et des organisations non gouvernementales, plusieurs pays industrialisés, dont l'Union européenne, l'ont déjà inscrit dans leur législation.

Les variétés transgéniques mettent les agriculteurs sous dépendance

Le brevetage des plantes transgéniques sonne le glas de l'indépendance des agriculteurs. Les paysans qui utilisent des variétés brevetées perdent en effet le droit de conserver une partie de leur récolte pour s'en servir comme semence l'année suivante. Le brevetage oblige donc l'ogriculteur à acheter choque année de nouvelles semences. Et pour empêcher tout risque de fraude, les multinationales étudient aujourd'hui Ia mise sur le marché de variétés génétiquement modifiées pour donner des semences stériles. Les procédés techniques - dits procédés "Terminator" - ont déjà été breveté, ils sont toujours en cours d'expérimentation.

Un enjeu de taille : le contrôle du vivant et de l'alimentation

Accepter le brevetage des plantes ou des animaux transgéniques revient à accepter Ia mise en place de droits exclusifs sur une espèce vivante. Le danger de monopolisation est d'autant plus grand que seule une poignée de multinationales défient Ia totalité du marché des semences génétiquement modifiées. Ces g��ants de l'agro-chimie contrôlaient déjà le marché des pesticides, insecticides et autres herbicides. La diversification de leurs activités tend donc à une plus grande intégration des filières et à un contrôle accru de toute Ia chaîne alimentaire depuis le champ de l'agriculteur jusqu'à l'assiette du consommateur.

TRIPLE MENACE SUR L’ENVIRONNEMENT, LA SANTE ET LA SECURITE ALIMENTAIRE ?

Poisson transgénique comparé à un spécimen normal.Les entreprises de biotechnologie répètent que les OGM ne sont pas des organismes fondamentalement nouveaux. Pour elles, les techniques de manipulation génétique ne diffèrent guère des techniques de sélection conventionnelles. Cette conception n'est pas partagée par un grand nombre d’écologues, de biologistes des populations, de médecins et d'agronomes, qui considèrent plutôt que les OGM, dissémin��s sur des milliers d'hectares et introduits dans d'innombrables produits alimentaires, peuvent engendrer de nouveaux risques. Des risques écologiques, des risques sanitaires et des risques pour la sécurité alimentaire. Rien n'est encore sûr mais de nouvelles études amènent leur lot de révélations qui renforcent les doutes de la prétendue innocuité des OGM.

Copyright Louis ROCQUIN. terresacree@francimel.comRisques écologiques

On ne maîtrise pas tout dans la nature. Et certainement pas les flux naturels Copyright Louis ROCQUIN. terresacree@francimel.comde gènes. Qui empêchera les insectes ou le vent de transporter du pollen de plantes résistantes à un herbicide ou à un insecte - qui représentent aujourd'hui plus de 75% desCopyright Louis ROCQUIN. terresacree@francimel.com variétés transgéniques mises sur le marché - vers des plantes sauvages apparentées? La plante issue de ce croisement possédera-t-elle aussi ce gène de résistance. Dommage. Surtout s'il s'agit d'une plante parasite dont les agriculteurs doivent protéger leurs cultures. Sans compter que Ia résistance aux insectes - rendue possible par l'introduction dans la plonte d'un gène permettant la production de toxines - favorise l'émergence d'insectes eux aussi résistants et peut affecter les insectes utiles et Ia microfaune du sol.

Risques sanitaires

La mise sur le marché de plantes tolérantes aux herbicides est une aubaine pour les fabricants de produits chimiques qui sont également les producteurs de ces plantes transgéniques (ce qui n'est évidemment pas une coïncidence. Mais ce n'est certainement pas une aubaine pour le consommateur qui voit arriver dans son assiette des produits ayant été soumis à des traitements intensifs. Une partie des scientifiques s'inquiète également d'une possible flambée allergique dans les années à venir avec l'introducfion dans notre alimentation de produits transgéniques contenant de nouvelles protéines. D'autres craignent que les OGM amplifient le phénomène de résistance aux antibiotiques que l'on observe en milieu hospitalier. Un grand nombre de plantes transgéniques cultivées aujourd'hui contiennent en effet un gène marqueur de résistance aux antibiotiques, introduit pour faciliter Ia moanipulation génétique, qui est au centre d'une controverse quant à ses effets à long terme.

Copyright Louis ROCQUIN. terresacree@francimel.com

Risques sur la sécurité alimentaire

Les cultures, elles aussi, se mondialisent. Il y a quelques dizaines d'années, les agriculteurs de chaque pays, voire de chaque région ou de chaque terroir, cultivaient leurs propres variétés, fruit d'un long travail de sélection. Aujourd'hui, l'heure est à l'uniformisofion. L'intensification des méthodes agricoles amène les paysans à adopter les mêmes variétés "industrielles" ou à quitter la terre. Résultat : la diversité des plantes cultivées a fortement diminué, les sols se sont appauvris et les paysans pauvres se sont exilés vers les villes. Le développement des OGM va accentuer cette tendance. Avec tous les dangers que cela comporte : une plus grande dépendance des agriculteurs vis à vis de leurs fournisseurs mois aussi une moins grande résistance de ces monocultures aux maladies et aux ravageurs.

UNE FILIERE TRANSPARENTE ?

Transparente, la filière OGM ? Pas vraiment Le déficit d'information du public sur ces nouvelles techniques et la facon dont elles sont contrôlées -et évaluées, donne l'impression d'une opacité entretenue. Le besoin de transparence est d'autant plus légitime qu’elle seule permet au public de participer au débat démocratique. Pourtant, aujourd'hui encore, on est loin de cette transparence. Difficile par exemple de savoir où sont cultivées les parcelles de plantes transgéniques. Difficile également de connaître - et c'est peut-être là le point le plus important pour les consommateurs - les produits qui contiennent des OGM. D'abord parce que la r��glementation sur l'étiquetage n'est pas assez rigoureuse. Mais aussi parce que les limites techniques de la traçabilité n'offrent pas une totale garantie de sécurité sur l'absence d'OGM. L'heure où le consommateur pourra librement choisir des aliments garantis sans OGM n'est pas encore arrivée.

PLUS BAS! Copyright Louis ROCQUIN. terresacree@francimel.com

Par Camille
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Samedi 29 mars 2008 6 29 03 2008 16:33

 

L’histoire secrète du VIH
par Bryan J. ELLISON - Article publié en RETHINKING AIDS (REPENSER LE SIDA)
dimanche 25 avril 2004 par amessi2012
L’histoire secrète du VIH
Les articles de Bryan ont toujours su nous étonner mais aucun n’avait encore fait de révélations aussi explosives : l’administration de la Santé publique américaine, ainsi que les agences para-gouvernementales et les associations soi-disant indépendantes sont infiltrées par des idéologues dogmatiques avides de pouvoir ; l’ensemble de la politique de santé publique de notre pays court ainsi au désastre.
Le texte qui suit est un extrait du nouvel ouvrage que Bryan a écrit en collaboration avec Peter Duesberg : "L’invention du Sida". C’était, à l’origine, la maison Addison-Wesley qui devait le publier, mais, au dernier moment, la peur les à contraint à faire machine arrière. St. Martin a pris le relais. Le livre doit sortir courant août. Nous aurions aimer en prendre connaissance avant, mais il semble que cela ne sera pas possible. Ce qui est certain, en revanche, c’est qu’un tel ouvrage ne peut manquer de susciter de vives réactions, positives ou négatives. En ce qui vous concerne, n’hésitez pas à nous faire part de votre opinion.
En dépit de toutes les déclarations publiques, la recherche sur le sida continue à s’investir toute entière sur un seul objet : le virus VIH. Sans l’avoir cherché, Peter Duesberg nous a fourni la preuve de ce boycott des recherches alternatives. Il a récemment déposé une demande de fonds au National Institute on Drug Abuse (Institut national de recherche sur la toxicomanie). Le chef du département de recherche clinique sur le sida de cet institut avait accordé son appui personnel à ce projet qui devait tester sur des souris les effets à long terme de la consommation de nitrite d’amyle, plus connu sous le nom de "poppers". La réponse parvint en décembre : malgré l’appui du chef de département, les consultants anonymes chargés d’examiner le dossier ont refusé son financement, sans même lui accorder l’attention de rigeur.
Ainsi, le "politiquement correct" continue d’exercer sa tyrannie dans la guerre contre le sida. Et ce, en dépit du fait qu’aucune vie humaine n’a été sauvée par l’arsenal officiel et que le taux de mortalité s’accroit régulièrement. Les prédictions des scientifiques ont été tournées en ridicule par la réalité. La pandémie du sida dont on nous annonçait qu’elle allait frapper l’ensemble de la population est restée une épidémie strictement confinée aux groupes dits à risque. 90% des victimes du sida sont des hommes et 90% de l’ensemble des victimes sont de forts consommateurs de drogue, soit par intraveineuses soit par inhalations dans le cas des homosexuels à partenaires multiples, utilisant les poppers . Les épidémiologistes n’ont pas réussi non plus à démontrer qu’une épidémie frappe les transfusés. Mieux encore, chaque cas individuel de sida prend une forme spécifique selon les groupes à risque. Les homosexuels sont affectés par le syndrome de Kaposi, tandis que la pneumonie à Pneumocystis Carinii épargne systématiquement les Africains dont les poumons contiennent pourtant le microbe. Ainsi 39% des cas de sida dénombrés aux Etats Unis ne sont en rien causés par une déficience immunitaire, en cas de syndrome de Kaposi, de lymphomes divers, de consomption ou de démence, pour donner quelques exemples. En clair, le sida n’est pas une maladie contagieuse !
L’obsession du "virus du sida" n’est nullement fondée sur la science ou la médecine. Dans un article paru dans Nature du 21 juin 1991, le chercheur britannique Robin Weiss et un fonctionnaire américain du CDC (Centers for Disease Control) Harold Jaffe, attaquaient Peter Duesberg. La nature de leur attaque nous permet de comprendre le vrai sens de cette obsession du virus. "Cet homme (Peter Duesberg) qui remet en cause la nécessité du préservatif et du safe sex, voudrait nous voir abandonner le dépistage du VIH au cours des dons de sang et mettre un terme à la recherche du vaccin contre le sida et des médicaments anti-viraux : c’est donc un homme dangereux", disaient-ils. Dangereux, certes, mais pour qui ? Si le sida n’est pas contagieux, appliquer les consignes de Peter Duesberg épargnerait aux citoyens bien des angoisses et des dépenses.
C’est sans doute là le noeud du problème. En 1989, le National Research Council publiait un rapport qui révèle plus explicitement ce qui se trame derrière l’hypothèse VIH = sida. Financé à l’origine par la Fondation Rockefeller et Russel Sage, puis subventionné par le Ministère de la santé publique, ce rapport Sida : comportement sexuel et toxicomanie par voie intraveineuse exposait les grandes lignes d’un vaste plan de modification des comportements sociaux, de "marketing social", le tout sous couvert de prévention du sida. "Lorsqu’une communauté subit le choc dévastateur d’une épidémie il peut s’en suivre une forte réaction sociale et politique," notait benoîtement le comité de rédacteurs. Pour contrer une épidémie et parer à la propagation de la maladie et de la mort, la communauté doit se mobiliser rapidement" (p. 373). Cette modification forcée des valeurs culturelles d’une société nécessite un levier : la manipulation habile de la peur. "Idéalement, tout message à caractère sanitaire devrait faire comprendre à chaque individu qu’une menace pèse sur lui et souligner les moyens d’y faire face, modulant ainsi le niveau de peur... Nous ignorons encore quelle est la meilleure façon de procéder pour créer une peur adéquate chez les différents publics. Afin d’améliorer notre technique de communication, nous devons tester différentes campagnes d’information sur le sida ; chaque campagne doit être soigneusement conçue et l’évaluation de son impact doit être notée avec la plus grande précision," nous dit froidement le comité de rédacteurs (pp. 267-8).
Agence au budget annuel de deux billions de dollars, le CDC emploie des milliers de fonctionnaires persuadés d’avoir une mission : contrôler et modifier le mode de vie de la population au moyen des épidémies.
Le rapport donne ensuite l’identité d’une des cibles qu’il faut absolument détruire : les valeurs morales judéo-chrétiennes. "Les Etats-Unis ont une tradition historique de rejet de tout discours explicite sur la sexualité. En dépit de tendances récentes à une plus grande tolérance envers un discours public sur la sexualité, tendances dont les média et la littérature se font l’écho, ce rejet demeure une valeur fortement ancrée dans la majorité de la population. Cette réticence se manifeste avec force chez toutes les instances chargées de l’éducation des enfants et des adolescents" (p. 379). On comprend aisément que la crainte d’une prétendue épidémie de sida soit à même de mettre un terme à cette réticence comme le dit sans ambage le rapport, "le comité est convaincu qu’en période d’épidémie, la politesse est une vertu sociale qui doit céder le pas à la protection de la vie" (p. 379).
D’autres responsables de la santé publique se sont montrés encore plus nets dans leurs propos. Fonctionnaire du Centers for Desease Control, Donald Francis fut celui qui conçut en 1984, la stratégie du programme sida de cette agence. En 1992, il prononça dans les locaux du bureau d’Atlanta, (quartier général du CDC, en Géorgie) son discours de départ en retraite. Il exprima clairement les ambitions qui animent ses collègues en décrivant "la chance que représente l’épidémie de sida pour la santé publique" (JAMA, 9-16-92). C’est sans détours qu’il explicitait la nature de son plan :
"Nous devons rejeter la prudente réserve des temps anciens. Le climat d’idées et les valeurs culturelles doivent être ouvertement discutées pour attaquer les vieilles valeurs. S’il y a, parmi vous, des partisans du statu quo, ils feraient mieux de chercher à s’ employer ailleurs ! Le programme américain de lutte contre le VIH doit attirer à lui les meilleurs et les plus brillants. C’est là qu’il se passe quelque chose, là que s’écrit l’histoire. Le sida est l’épidémie du siècle et chaque vrai professionnel doit avoir à coeur de prendre part à l’action."
L’action dont parle Francis est un ensemble de programmes dont le contenu - s’il venait à être révélé - provoquerait un tollé général chez nos concitoyens. Il faudrait de fortes pressions politiques pour calmer les contribuables et les électeurs en colère. Par exemple, Francis attaque violemment l’opposition du grand public aux politiques de distribution de préservatifs et il demande que le gouvernement prenne des mesures légales pour outrepasser l’autorité des parents. "Toutes ces controverses sur la chasteté et les préservatifs sont un bon exemple de l’enlisement dans lequel tombent les écoles, se plaint Francis. Si, comme le soutiennent des experts plus qualifiés que moi, les écoles sont incapables de mettre sur pied de tels programmes, c’est au Ministère de la santé de s’en charger, au nom de son mandat, la protection de la santé publique."
Parmi les mesures de prévention qu’il proposait, Francis avait aussi prévu de s’attaquer au sida provoqué par l’usage de drogues par voie intraveineuse. Il suggérait donc que "les drogues soient prescrites sur ordonnance", le tout financé par l’état fédéral. Même les libéraux qui préconisent la légalisation de la drogue reculeraient devant de telles perspectives, dont le résultat le plus certain serait la mise en place d’une bureaucratie massive d’encouragement à la toxicomanie. "Adopter un modèle plus progressiste de lutte contre la toxicomanie, y compris la délivrance d’héroïne sur prescription médicale, permettrait d’enrayer de façon significative la progression du VIH tout en mettant un terme à toutes les activités illégales qui tournent autour de la drogue", soutient-il, non sans savoir que l’opinion publique n’accepterait de telles mesures que sous l’effet de la panique causée par la soi-disant épidémie de sida. Francis allait même plus loin. Refusant de tenir compte des effets toxiques des drogues, dont on sait qu’elles causent le sida, il déclare : "En plus du traitement, il faut prévoir des injections saines (sic !) pour ceux qui font partie du programme de traitement comme pour ceux qui n’en font pas partie. Approvisionner les toxicomanes en équipement d’injection stérile devrait être un des objectifs de la politique de santé du gouvernement de notre pays."
Perspective encore plus angoissante, Francis envisage l’éventualité de mettre sur pied le même type de scénario pour d’autres épidémies. "Si nous réussissons à mettre sur pied de nouveaux mécanismes pour contrôler l’épidémie de sida, ils pouront servir de modèles pour d’autres maladies."
Ce plan, et d’autres du même genre, sont tous l’oeuvre des services de santé du gouvernement fédéral, et plus précisément de son bataillon de choc, le Centers for Disease Control. Pour le grand public, le CDC n’est qu’un bureau obscur qui collecte et publie d’ennuyeuses statistiques sur les maladies. La vérité est tout autre. Agence au budget annuel de deux billions de dollars, le CDC emploie des milliers de fonctionnaires persuadés d’avoir une mission : contrôler et modifier le mode de vie de la population au moyen des épidémies.
Traditionnellement, les maladies contagieuses sont la spécialité de CDC. A l’origine, les initiales CDC signifiaient "Communicable Disease Center" (Centre d’étude des maladies contagieuses) et ce depuis 1946, date de sa fondation, jusqu’en 1970, année de son changement de nom. C’est le mot contagieuses qui résume le problème, en effet, cette organisation a tendance à interprêter toute éruption de maladies comme contagieuse. Et de fait, le CDC ne manque pas matériel de travail à interprêter. Il se déclare annuellement plus d’un milliers de foyers d’éruption de maladies, un toutes les huit heures. Il peut s’agir de grippe ou de pneumonie ou même de cancers se déclarant dans un périmètre restreint, mais chacune de ces éruptions de maladies ne frappe en général qu’une petite poignée de personnes. Depuis la fin de l’épidémie de polio, aucune grande épidémie n’a présenté un véritable danger public. Mais le CDC est prompt à qualifier d’épidémiques ces petits foyers de maladie et plus prompt encore à les attribuer à un virus ou à un microbe, créant ainsi des mouvements de panique propres à mobiliser l’action politique en faveur des scénarios qu’il propose.
Au cours des quarante dernières années, le CDC n’a pas hésité à provoquer un grand nombres de fausses alarmes et de campagnes inutiles, réduisant si nécessaire au silence la contestation de scientifiques appelant à une vision plus pondérée. Le sida n’est pas la première épidémie que le CDC manipule mais c’est celle qui lui a assurée son plus gros succès. Deux armes puissantes ignorées du grand public ont permis cette réussite. Il s’agit d’une part, d’une branche quasi secrète du CDC dont le nom est Epidemic Intelligence Service (EIS), Service de Contre-espionnage des Epidémies ; et d’autre part, d’un programme de partenariat discret avec le secteur privé.
L’Epidemic Intelligence Service
Les épidémiologistes qui n’en sont pas membres ont baptisé avec ironie l’EIS la "CIA médicale". Fondée en 1951 par le professeur en santé publique Alexander Langmuir, l’EIS fut d’abord conçue comme le corps d’élite de défense chimique et bactériologique du CDC. Langmuir fut choisi pour ce poste parce qu’il avait été l’un des conseillers techniques du programme de guerre biologique et chimique du Ministère de la guerre.
La première promotion de l’EIS comprenait vingt et un diplômés en médecine ou en biologie. Formation et entraînement intensif de plusieurs semaines eurent lieu au quartier général du CDC à Atlanta. Après quoi, les vingt et un nouveaux soldats du CDC furent affectés à des postes divers dans des services de santé publique locaux ou nationaux. Devenus l’oeil et l’oreille du CDC, leur fonction était d’enregistrer toute éruption possible de maladie éventuellement engendrée par la guerre bactério-chimique. Pendant leurs tournées d’inspection, chaque officier de l’EIS était susceptible d’être envoyé sur une nouvelle mission dans les vingt-quatre heures. En cas de guerre, ces officiers étaient habilités à prendre des mesures d’urgence et avaient les pleins pouvoir du CDC : ils pouvaient ordonner des quarantaines, des vaccinations de masse ou tout autre mesure aussi draconiennes.
Dans un article écrit pour le American Journal of Public Health en mars 1952, Langmuir ne cachait pas que les officiers de l’EIS n’étaient nullement dégagés de leurs obligations après leurs deux ans de service actif ; ils demeuraient officiers de renseignement à vie. Langmuir écrivait en effet : "L’expérience qu’ils ont acquise permettra certainement à ces officiers de continuer leur travail dans le domaine de l’épidémiologie, ou tout autre domaine de santé publique, que ce soit dans des institutions fédérales, nationales ou locales. Certains rejoindront probablement la vie civile, comme enseignant ou comme praticien, mais ils reprendraient le service actif en cas de guerre, comme membres du Ministère en charge de domaines stratégiques afin de remplir les fonctions pour lequelles ils ont été formés."
Depuis 1951, chaque année voit éclore une nouvelle promotion de recrues de l’EIS et certaines promotions dépassent la centaine. Ces quelques deux mille officiers occupent des positions importantes dans la société, le plus souvent sans faire état de leur appartenance à l’EIS. Ces derniers temps, en fait, le CDC opère plus que jamais dans l’ombre car la liste des membres directeurs n’est plus accessible au public. On trouve des officiers de l’EIS dans les bureaux du Surgeon General ou dans d’autres secteurs gouvernementaux, ou dans des instances internationales comme l’OMS, sans parler des universités, des compagnies pharmaceutiques, des fondations sans but lucratif et des hôpitaux mais aussi comme rédacteurs, journalistes ou échotiers dans des journaux d’intérêt général, des publications scientifiques ou à la télévision. Lorsqu’ils occupent de telles positions, les officiers de l’EIS ne sont pas que l’oeil et l’oreille ou l’armée de réserve de l’EIS, ils jouent aussi le rôle de défenseurs, apparemment indépendants, pour mieux soutenir les politiques du CDC.
Avec le temps, la peur des épidémies provoquées par une éventuelle guerre bactériologique s’est atténuée. Mais Langmuir et les autres dirigeants du CDC ont toujours eu des plans plus importants pour l’EIS. Par exemple, Langmuir a soutenu les campagnes de contrôle des naissances animées par Margaret Sanger dans les années 60. Mais c’est cependant dans le domaines des épidémies naturelles que le CDC a remporté ses plus grands succès grâce à l’activité des détectives de la contagion que sont les officiers de l’EIS.
La grippe, qui est effectivement une maladie contagieuse, a été une vraie bénédiction pour le CDC. En dépit du fait qu’aucune épidémie de grippe vraiment dangeureuse n’ait éclatée depuis la grande épidémie de l’hiver 1918, le CDC a réussi à imposer chaque année une campagne de vaccination anti-grippale. Il est même arrivé que le CDC tire le signal d’alarme en brandissant la menace d’une épidémie de grippe, menace toujours basée sur la grande peur de 1918, afin de déclarer l’état d’urgence et de lancer des campagnes massives de vaccinations. Ainsi, en 1957, la grippe asiatique permit au CDC de faire usage de ses tactiques habituelles et d’extorquer au Congrès des fonds importants afin d’augmenter le nombre des officiers de l’EIS et de produire au plus vite un vaccin de masse. Mais la grippe est saisonnière et l’épidémie était déjà en plein reflux lorsque le vaccin fut disponible. Quant à la grippe, elle se révéla aussi peu dangereuse que les épidémies précédentes.
En 1976, le directeur du CDC David Sencer voulut procéder à un autre essai mais à plus grande échelle, cette fois-ci. En janvier, un soldat de Pensylvannie était mort d’une pneumonie grippale et Sencer prédit qu’un virus d’origine porcine, baptisé virus de la grippe porcine allait bientôt ravager les Etats-Unis. Terrorisé par ces visions apocalyptique, le Congrès donna au CDC le feu vert pour son plan d’immunisation de tous les habitants de ce pays, hommes, femmes et enfants. Mais, ironie du sort, la loi d’immunisation tourna court lorsque les compagnies d’assurance qui assuraient le vaccin découvrirent qu’il causait de graves effets secondaires.
Sencer devait agir sans tarder. Il convoqua immédiatement son conseil de guerre, dans la salle A au quartier général du CDC, et mit en alerte tout le réseau de l’EIS. Leur mission : débusquer tout ce qui pouvait ressembler de près ou de loin à une épidémie de grippe. Dans les semaines qui suivirent, le conseil de guerre reçut une information exploitable. Un petit foyer de pneumonie s’était déclaré chez des hommes qui venaient de rentrer chez eux après un congrès de l’American Legion à Philadelphie. Plusieurs officiers de l’EIS opérant à Philadelphie avaient détecté l’éruption de cette "épidémie". Ils remplirent leur rôle de cinquième colonne d’une part en favorisant la venue sur place du CDC mais aussi en exécutant les ordres que leur donnèrent l’équipe de cadres de CDC et de l’EIS arrivés sur place. Même le journaliste dépêché par le New York Times, Lawrence Altman, était un ancien de l’EIS !
L’équipe du CDC laissa volontairement filtrer des rumeurs reprises par les médias : cette maladie du légionnaire était le prodrome de la grippe porcine. Le Congrès vota la loi de vaccination dans les jours suivants. Plus tard, le CDC reconnut que les légionnaires n’avaient pas été contaminés par le virus de la grippe, mais le programme de vaccination poursuivit sa réalisation et on vaccina environ cinquante millions d’américains. Les conséquences ? Plusieurs milliers de cas de paralysie et de destruction du système nerveux, des dizaines de décès et des procès en dommages et intérêts de plus de 100 millions de dollars. Ironie suprême, aucune épidémie de grippe porcine ne se manifesta. Les dommages provoqués par le fantôme de grippe porcine furent l’oeuvre des seules vaccinations du CDC.
L’agence attribua ensuite cette épidémie du légionnaire à une bactérie très commune dans le sol, bien que cette bactérie ne remplisse aucun des critères de Koch et soit donc parfaitement inoffensive. La mort de ces légionnaires n’est d’ailleurs pas bien difficile à comprendre : la pneumonie avait frappé des hommes d’un certain âge, dont beaucoup avaient déjà subi des greffes de reins et qui avaient consommé de grandes quantités d’alcool pendant le congrès - toutes conditions idéales pour la pneumonie. La maladie du légionnaire n’est en rien une nouvelle maladie contagieuse, c’est une nouvelle appellation made in CDC de la bonne vieille pneumonie.
Le CDC employa les mêmes tactiques pour d’autres épidémies, toujours grâce à son réseau d’anciens du EIS. Dans les années 60 par exemple, l’EIS apporta tout son soutien au programme de recherche du virus du cancer, très en vogue à cette époque. En montant en épingle tous les cas de leucémies qui se produisaient au même endroit, l’EIS contribua à donner l’impression qu’un virus pouvait être la cause du cancer. Robert Gallo fut l’un de ces scientifiques séduit par les enquêtes du CDC : il décida de consacrer le reste de sa carrière à la recherche du virus de la leucémie.
Plus récemment, le CDC a réussi à faire inviter une équipe d’officiers de l’EIS au Nouveau Mexique pour enquêter sur un foyer d’épidémie de pneumonie chez les Indiens Navajos. En juin 93, le CDC soutenait fermement que cette éruption brève et très localisée était causée par un virus présent dans les excréments de rat, le Hantavirus. Mais dans son N 1 de janvier, le Lancet démontra que la recherche du virus avait été négative chez la plupart des Indiens Navajos affectés par la pneumonie. Et, comme pour bien démontrer qu’il ne s’agissait pas d’une épidémie, la pneumonie ne fit d’autres victimes que les quelques douzaines de malades initialement touchés. Une fois de plus, les épidémiologistes détectives firent usage d’un scénario éprouvé pour créer un battage médiatique, plutôt que de consacrer leur énergie aux méthodes scientifiques et à leurs réponses sans panache.
De toutes les épidémies traités en dépit du bon sens par le CDC, le sida s’avéra la plus profitable en matière de succès politique. En 1981, l’EIS avait si bien réussi à s’infiltrer dans toutes les institutions médicales et de santé publique des Etats Unis, que toutes les éruptions de maladies, même minimes, même si les victimes n’étaient rassemblées ni par le temps ni par l’espace, étaient étiquetées par lui comme épidémies. Les premiers cas de sida furent tous détectés chez des homosexuels à partenaires multiples, ceux qui ont des centaines voire des milliers de contacts sexuels et qui doivent consommer de grandes quantités de drogues dures pour maintenir un tel activisme sexuel. Pour le CDC, il suffisait de faire croire à une maladie contagieuse. Jamais le grand public n’aurait pris peur d’une maladie frappant des homosexuels toxicomanes et jamais le CDC n’aurait pu se livrer à ses activités de manipulation sociale.
Selon le scénario officiel, l’épidémie prit naissance en 1980 lorsque Michael Gottlieb, un immunologiste nouvellement promu au centre médical de l’UCLA à Los Angeles, eut l’idée de se servir de la toute nouvelle technologie de comptage des cellules T. Il fit circuler auprès de ses collègues une demande informelle afin qu’on lui signale tous les cas de déficit immunitaire. Dans les quatre mois qui suivirent, il reçut quatre rapports concernant de tels cas : il s’agissait d’homosexuels de sexe masculin frappés de pneumonie à Pneumocystis carinii. Persuadé que le CDC ne pourrait manquer d’être intéressé, il contacta l’officier local en exercice au bureau de santé publique de Los Angeles, Wayne Shandera. Shandera avait un cinquième rapport du même type, concernant également un homosexuel. En reliant tous ces cas différents, il compila un rapport pour le CDC.
Normalement, chacun de ces cinq cas particulier aurait dû être traité par un médecin particulier, sans que jamais l’idée d’épidémie n’effleure personne. Mais la présence sur place d’un agent de l’EIS a certainement aidé le CDC à rassembler ces cas disparates pour les faire apparaître comme un foyer d’épidémie. La rapport Shandera atterrit sur le bureau de James Curran, un des responsables de la division vénérienne du CDC. Un livre publié en 1987 "And The Band Played On" nous rapporte, page 67, que Curran écrivit en marge du rapport le commentaire suivant : "Hot stuff. Hot stuff", c’est-à-dire "Sensationnel. Sensationnel." Il le fit immédiatement diffuser par l’agence.
Le 5 juin 1981, le rapport était publié et Curran avait déjà mis sur pied une équipe spéciale chargée de détecter les cas de syndromes de Kaposi et d’infections opportunistes, l’équipe KSOI qui devait commencer par une enquête sur les cinq premiers cas collectés. Deux autres membres de l’EIS, Harold Jaffe et Mary Guinan, tous deux officiers de la section vénérienne, étaient chargés d’encadrer l’équipe spéciale d’enquête. Leur premier travail fût de trouver un maximum de cas semblables aux cinq premiers afin de prouver que l’épidémie se répandait. Il fallait ensuite trouver une explication à cet ensemble de symptômes. Pour le CDC, l’explication devait être un agent infectieux. Tâche ardue s’il en fût, puisque dès le début, les différents malades avaient reconnu faire grand usage des poppers , une drogue utilisée par les homosexuels pour favoriser les rapports sexuels par la voie anale. Le fait est que la toxicité de cette drogue constitue une explication évidente de l’état des patients, mais le CDC n’avait pas la moindre intention de laisser la réalité gâcher ses plans. Pour citer l’historienne Elisabeth Etheridge : "Bien que les malades aient été des utilisateurs réguliers d’amyl nitrite ou poppers , aucun des membres de l’équipe KSOI ne voulut admettre que le problème était d’origine toxicologique." (Sentinel for Health, 1992, p. 326).
L’EIS se mit en campagne pour prouver que le sida est contagieux. L’officier EIS David Auerbach confirma que ces homosexuels à très multiples partenaires étaient reliés les uns aux autres par une longue chaîne de relations sexuelles. Afin de prouver que le sida s’étendait à d’autres types de population, les officiers de l’EIS firent le tour des hôpitaux pour dénicher des héroïnomanes atteints d’infections opportunistes, tout en soutenant que l’épidémie se répandait à cause du partage des seringues et non à cause de l’héroïne elle-même, en dépit du fait qu’il est bien connu que l’héroïne est un des facteurs de risque classique de pneumonie et de bien d’autres infections. Bruce Evatt et Dale Lawrence, tous deux membres de l’EIS, découvrirent au Colorado un hémophile atteint d’une pneumonie opportuniste qui était l’effet secondaire d’hémorragies internes et décidèrent que c’était un cas de sida. Même des Haitiens vivant en Floride ou à Haiti même furent interrogés par l’officier de l’EIS Harry Haverkos qui décréta que la tuberculose endémique qui les affectait était une autre forme de sida.
Loin d’imaginer les pièges cachés de cette enquête de l’EIS, le grand public avala, sans sourciller, l’hameçon et la ligne lancés par le CDC. Bientôt la compétition fit rage entre les scientifiques : c’était à qui indentifierait le premier le virus responsable du sida. Pourtant, même cette recherche était truquée d’avance. Donald Francis, membre de l’EIS depuis 1971, avait décidé onze jours après la publication du rapport originel, le rapport Shandera, que le syndrome baptisé sida devait être attribué à un retrovirus - avec une longue période d’incubation, qui plus est ! Mettant en oeuvre ses nombreux contacts dans le domaine des retrovirus, Francis passa les deux années suivantes à pousser Robert Gallo à isoler un nouveau retrovirus. Gallo finit par se sentir intéressé et prit son brevet pour avoir découvert le VIH.
Pendant sa conférence du 23 avril 1984, Gallo apporta la touche finale à la croisade entreprise par le CDC et l’EIS. Flash des appareils photos, vrombissement des caméras, micros et magnétos : la nation entrait en guerre contre le sida, poussée par Robert Gallo et le Ministre de la santé Margaret Heckler. Très peu nombreux ceux qui connaissaient la véritable histoire cachée derrière cette conférence et le programme de manipulations socio-politiques que Don Francis et les autres maffieux avaient mis au point pour tromper le peuple américain.
Le programmede partenariat
Afin d’assurer le succès de ses manoeuvres de mobilisation de l’opinion publique, le CDC dispose d’une seconde arme d’importance : son progamme de partenariat avec des organismes privés. En accordant des fonds ou tout autre support à des organismes apparemment indépendants du CDC, l’agence peut créer des mouvements de masse spontanés . Diverses personnes se proclamant représentants de telle ou telle communauté peuvent ainsi recommander des politiques en tous points semblables à celles de l’agence, ce qui permet à celle-ci de rester tranquillement en coulisse et d’esquiver la critique directe.
C’est en 1984 que le CDC lança ses premiers projets de partenariat, basés sur des "accords de coopération" avec un bon nombre d’organisations "représentatives" dans le but d’"éduquer le grand public" - c’est-à-dire de l’endoctriner - en matière de sida. Au départ, les fonds étaient répartis lors de la Conférences des Maires des Etats-Unis, qui attribuait l’argent à un réseau grandissant d’activistes anti-sida. En 1985, le CDC a fait plusd’unmillion de dollars de don aux gouvernements des états, ne manquant pas de modifier leur conception du sida.
En 1986, l’argent se mit à couler à flot et l’influence du CDC s’en trouva accrue. La Croix Rouge Américaine reçut à elle seule dix neuf millions de dollars entre 1988 et 1991, bétonnant le contrôle exercé par le CDC sur les institutions médicales. L’argent afflua aussi vers d’autres organisations : American Medical Association, National Association of People with AIDS (Association nationale des malades du sida), association qui opère comme centre de coordination pour un grand nombre de mouvements activistes anti-sida ou de droits des homosexuels, Americans for a Sound AIDS Policy (Américains pour une lutte éthique contre le sida), association qui diffuse du matériel de propagande mis au point par le CDC dans les milieux évangéliques chrétiens, National Education Association, qui regroupe une majorité d’enseignants, National PTA, National Association of Broadcasters, qui représente la plupart des stations de radios et des chaînes de télévision, ainsi que leur réseau, National Conference of State Legislatures, et encore des douzaines d’autres... Même des groupes comme le National Urban League, the National Concil of La Raza et le Center for Population Options reçurent des dons et des avis techniques du CDC. L’existence même de nombreux groupes de lutte contre le sida dépend des subsides du CDC.
Le CDC a naturellement ses mécanismes de contrôle afin de s’assurer que l’argent et l’aide technique qu’il distribue sont bien utilisés comme il l’entend. Les associations qui désirent se faire aider par le CDC doivent non seulement remplir des dossiers d’inscription au questionnaire précis, mais elles doivent aussi envoyer des cadres dans les bureaux du CDC afin d’apprendre ce qu’on attend d’elles. Lors de ces rencontres, le CDC prend contact en direct avec ceux qu’il va financer et peut ainsi estimer leur valeur. Qui plus est, toute association qui a reçu une aide du CDC se voit contrainte de soumettre toute sa politique d’éducation contre le sida au contrôle direct du CDC.
On comprend donc mieux pourquoi il existe une telle pression pour faire admettre l’hypothèse VIH = sida et les scénarios de manipulation sociale de l’agence.
Ainsi le CDC a persuadé le grand public que le sida est contagieux, comme il l’avait fait par le passé pour d’autres maladies non-contagieuses. Déstabilisés par la peur, les citoyens acceptent les mesures radicales proposées par l’agence. En temps normal, les programmes Sortez couverts, le don d’aiguilles stériles, la toxicomanie subventionnée par les impôts fédéraux, et autres desseins du CDC, auraient été violemment rejetés, tout comme les politiciens qui les soutiennent. Mais, avec la peur qui les paralyse, nombreux sont les Américains qui hésitent sur le parti à prendre.
La grande majorité ignore que toute cette campagne a été orchestrée principalement par une seule et unique agence du gouvernement fédéral, qu’il ne s’agit nullement de décisions spontanées prises par des experts indépendants ou des activistes. Comme il l’avait prévu, le CDC a réussi à mobiliser des scientifiques, des institutions médicales, des organismes politiques, les médias et une foultitude déconcertantes d’associations d’activistes pour défendre son scénario. Ces groupuscules perdront toute crédibilité lorsque l’opinion publique découvrira le maître d’orchestre de toute cette campagne. Alors un scepticisme honnête se répandra plus rapidement que ne l’a jamais fait le sida.
Des signes annoncent l’imminence du changement. Les mesures de prévention préconisées par le CDC - préservatifs, aiguilles stériles, remontée de la chaîne de contagion et autres - ont failli à leur mission : le sida poursuit sa progression. De même que cette politique de prévention est reconnue pour ce qu’elle est, toujours plus nombreuses sont les voix pour dénoncer l’hypothèse VIH = sida. Le CDC présidera bientôt des séminaires de recherche sur le VIH dont il sera le seul participant. A moins que d’ici là, le Congrès n’ait aboli le CDC !
Traduit en 1996 par Françoise Louis et François Baudry pour Mark Griffiths.
Par Camille
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Samedi 29 mars 2008 6 29 03 2008 16:16
ANTICHOLESTEROL, PAS ANTIPSYCHOSE (Santé publique et Assurance Maladie : Ce que l’on nous cache ..... !)
lundi 14 mars 2005 par amessi2012
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Les faux médicaments arrivent en Europe (Santé publique et Assurance Maladie : Ce que l’on nous cache ..... !)
vendredi 21 janvier 2005 par amessi2012
La France est encore épargnée mais l’ordre national des pharmaciens tire la sonnette d’alarme Les faux médicaments arrivent en Europe Importations parallèles, copies, faux médicaments dangereux ou inutiles, ce fléau croissant ne concerne plus que les pays pauvres. La distribution (...) > suite
Par Camille
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Samedi 29 mars 2008 6 29 03 2008 16:13
 
La France est encore épargnée mais l’ordre national des pharmaciens tire la sonnette d’alarme
Les faux médicaments arrivent en Europe
Importations parallèles, copies, faux médicaments dangereux ou inutiles, ce fléau croissant ne concerne plus que les pays pauvres. La distribution pharmaceutique américaine a déjà été contaminée par de la fausse EPO. Paris a déjà connu un cas d’importation de faux médicament. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), déjà 30% des contrefaçons proviennent des pays développés.
Jean-Michel Bader [05 novembre 2004]
C’est un des " cadeaux " empoisonnés de la mondialisation, et des règles de la libre circulation des biens signées par les pays membres de l’OMC et des pays de l’Union européenne. Les fabricants, distributeurs et vendeurs de produits pharmaceutiques dégradés, dépourvus de principes actifs voire même carrément toxiques, cherchent à pénétrer les circuits de la pharmacie française, à partir de pays européens, ou grâce à Internet. Jusqu’ici notre pays n’a officiellement détecté aucun cas, mais les inquiétudes des pouvoirs publics des pays occidentaux sont réelles.
La Food and Drug Administration américaine a créé une force de frappe anti-contrefaçons en juillet 2003, qui, voici quelques jours, a fait des propositions de luttes tous azimuts : colisage, authentification des produits, identification des contrefaçons par balises à radio-fréquence, etc. La fédération internationale pharmaceutique, l’Organisation mondiale de la santé et, en France le ministère de l’Intérieur, les Douanes, Tracfin, Interpol, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé et les industriels du secteur traquent sans relâche les faux médicaments. Au cours d’une réunion organisée mercredi à Paris par l’Ordre national des pharmaciens, Fodé Oussou Fofana, président de l’ordre des pharmaciens de Guinée, a rappelé que 70% des médicaments antipaludéens circulant au Cameroun et dans six autres pays africains sont contrefaits. D’après The Lancet, 64% des antimalaria étudiés au Vietnam ne contenaient pas de principe actif. Un rapport de février 2004 de la FDA confirme que 50% des traitements antipaludéens sont contrefaits en Afrique.
En Guinée, le patron de l’ordre des pharmaciens a lancé, de 2000 à 2004, six étudiants thésards sur la piste des faux médicaments, en analysant systématiquement les médicaments vendus sur les marchés de Conakry. Sur 137 médicaments identifiés et analysés, seulement 54 étaient en tous points conformes (de l’emballage à la composition) au médicament officiel, et 83 (soit 61%) ne l’étaient pas. 56 des médicaments suspects avaient un " déficit partiel " (en principes actifs), et 18 autres ne contenaient rien. Toutes les classes étaient représentées : antibiotiques, antalgiques, anti-inflammatoires, antiparasitaires. Conclusion des étudiants guinéens : " Les 137 médicaments proviennent de 57 laboratoires fabricants dont seulement huit sont officiellement reconnus par le ministère de la Santé publique. "
Ziad Nassour, de l’ordre des pharmaciens libanais, a expliqué que l’amendement d’un article de loi autorisant la pratique d’escomptes (donc de ristournes) sur le prix des médicaments a provoqué une concurrence déloyale entre pharmaciens, une augmentation des prix. " L’incitation à la consommation a finalement fait exploser la contrebande et l’irruption des contrefaçons. " M. Nassour donne l’exemple d’une boîte de Leponex (puissant neuroleptique traitant les schizophrénies). La " vraie " est achetée 80 livres par le pharmacien honnête et la " fausse " payée 15 livres par un collègue peu scrupuleux. Le prix proposé au patient des deux produits est identique : 100 livres. Mais le premier responsable d’officine voit sa marge entièrement balayée par la pratique des escomptes, tandis que le second fait un bénéfice net de 54 livres. Du coup, la tentation de la contagion est grande, pour survivre, de faire aussi la contrebande des contrefaçons.
En France, le seul cas avéré, a été en 2003 une affaire de faux corticoïdes de blanchiment de la peau, dans un circuit illégal à Barbès, donc en dehors du circuit pharmaceutique officiel. Yves Juillet, du syndicat des entreprises du médicament, l’a rappelé : " Les Etats-Unis ont vu doubler les déclarations de cas de fraude entre 2003 et 2004. Il s’agit de produits chers à forte valeur ajoutée (hormones, EPO, anticancéreux), le phénomène est aggravé par la couverture médicale incomplète. 40 millions d’Américains n’ont pas de protection sociale. Et contrairement à la France, le circuit de distribution des médicaments est perméable, les pharmaciens peuvent acheter à qui se prétend distributeur sans vérification. "
En France, aucun pharmacien ne peut acheter, ni se réapprovisionner, sans s’identifier auprès d’un répartiteur, d’un distributeur ou d’un fabricant. Chacune de ces entreprises, considérées comme établissements pharmaceutiques, fait dialoguer entre eux des pharmaciens diplômés identifiés.
Par ailleurs la réglementation sur les prix, la traçabilité des lots et les conditions de délivrance sur ordonnance médicale au patient ne rendent pas notre pays particulièrement attractif aux mafias du faux médicament !
Mais la vente sur Internet, toute interdite qu’elle soit, est menaçante : l’offre vient de l’étranger donc hors législation française, et les produits de l’impuissance, les anorexigènes, les hormones, les anabolisants font l’objet d’une demande en forte croissance. On y trouve d’ailleurs du faux comme du vrai médicament détourné ! Nous avions, en 1994, commandé sur un site Internet américain de l’hormone de croissance et des corticoïdes anabolisants, qui étaient arrivés par simple colis postal à la rédaction. Vérification faite auprès de Pharmacia et Eli Lilly, il s’agissait bel et bien de lots de fabrication officiels, et les seringues contenaient vraiment les produits actifs. L’hormone de croissance avait été " braquée " plusieurs années auparavant dans une usine Pharmacia non sécurisée du nord de l’Europe !
Autre risque, également conséquence de la mondialisation : celui des importations parallèles : " Un arrêt de la cour de justice européenne autorise en effet l’altération des conditionnements. Cela privilégie la libre circulation au détriment de la santé publique. " Certains de nos partenaires, dont l’Allemagne, prônent une déréglementation totale de la distribution " au moment où nos frontières deviennent communes avec celles des pays contrefacteurs ", s’indigne le docteur Juillet.
Une affaire à suivre...
Le Nouvel Observateur
Semaine du jeudi 4 novembre 2004 - n°2087 - Notre époque
Ils représentent 10% du marché selon l’OMS
Alerte aux faux médicaments
Après avoir fait des ravages dans le tiers-monde, la contrefaçon de médicaments frappe aujourd’hui les pays développés
" Pour fabriquer par exemple de faux sacs Vuitton, il faut investir un peu, acheter au moins du vrai cuir. Avec les médicaments, il suffit d’une banale machine à confectionner les pilules, dans lesquelles vous pouvez mettre des ingrédients qui ne coûtent rien. " Le constat est de Jean Parrot, président de la Fédération internationale pharmaceutique et de l’Ordre national des Pharmaciens, qui organisait ce 3 novembre à Paris un colloque international sur " les Contrefaçons de médicaments ". Un phénomène planétaire qui prend des proportions effrayantes, et contre lequel toutes les autorités concernées - depuis l’OMS jusqu’aux instances européennes, en passant par les administrations de la santé publique, les douanes, les firmes pharmaceutiques, on en passe
 tentent de conjuguer leurs efforts, sans se faire trop d’illusions sur l’efficacité de cette mobilisation tant le problème paraît inextricable. Les remèdes bidon sont vieux comme la maladie. Mais, pour ce qui est des faux médicaments de marques connues, aux noms désignant en principe des molécules efficaces et dûment brevetées, le phénomène ne remonte qu’à une dizaine d’années. Au début, il ne s’agissait que de petits trafics localisés, affectant quelques pays sous-développés. Avec des résultats, il est vrai, déjà catastrophiques, qu’a répertoriés l’OMS : en 1995, au Niger, une épidémie de méningite a fait au moins 2500 morts, les vaccins utilisés ne contenant que... de l’eau - ils étaient pourtant estampillés Mérieux et SmithKline Beecham, des labels censés inspirer la confiance. Un pseudo-sirop contre la toux, à base de diéthylène glycol (un antigel très toxique), a tué 89 personnes en Haïti en 1995, puis 30 nourrissons en Inde en 1998. Un antipaludéen distribué au Cambodge en 1999 a causé au moins 30 morts, faute de contenir le principe actif mentionné sur l’emballage. On estime d’ailleurs que sur le million de décès annuels dus au paludisme, au moins 200000 pourraient être évités si les médicaments employés étaient tous authentiques. Hélas ! il s’en faut de beaucoup : selon une étude récente de l’IRD (Institut de Recherche pour le Développement), 70% des antipaludéens circulant au Cameroun sont contrefaits. Une autre étude du journal " Lancet ", concernant le Vietnam, évalue à 64% la proportion des antimalariens dépourvus de tout principe actif.
Or le fléau de la contrefaçon pharmaceutique se développe à l’échelle de la planète entière et affecte dorénavant certains pays développés. Selon les dernières estimations de l’OMS, 40% des cas de contrefaçon concernent à présent les pays industrialisés. Et ce secteur d’activité - maintenant investi par des réseaux mafieux - représente 10% de tous les médicaments vendus, avec un chiffre d’affaires annuel de 32 milliards de dollars. Bien entendu, les médicaments les plus contrefaits sont aussi les plus coûteux et les plus vitaux (antibiotiques, vaccins, antisidéens, benzodiazépines, insuline), ou coûteux sans être forcément vitaux, comme le fameux Viagra, de nos jours plus convoité que la corne de rhinocéros... Lorsque ces faux sont de parfaites copies des originaux, il ne s’agit en somme que de génériques illégaux, sans incidence sur la santé publique. Mais le plus souvent, ils ne contiennent qu’un dosage très insuffisant du principe actif allégué. Ou ne le contiennent pas du tout. Ou en renferment un autre. Ou encore cachent carrément un poison. Au hasard des saisies effectuées par les douanes de divers pays, on a vraiment tout vu : du faux Maalox tout à fait dépourvu d’alginate d’aluminium, néanmoins vendu dans les pharmacies des Etats-Unis. Des pilules interceptées à Bruxelles contenant une mystérieuse " syclasine " censée lutter contre le virus du sida, pourtant inconnue de tous les spécialistes. De l’insuline dissimulée dans des pneus de camion pour être importée au Liban (bonjour le respect de la chaîne du froid !). Des pilules contraceptives ne contenant que du talc, responsables de nombreuses grossesses non désirées. Ou encore des conteneurs remplis de faux Viagra, losanges bleus affichant au mieux 10% du dosage normal en sildenafil, ou le plus souvent 0%. L’an dernier, même la Chine a reconnu qu’il y avait décidément un problème, en fermant d’un seul coup 1300 laboratoires illégaux. Les raisons de cette explosion du marché sont évidentes, claires comme l’eau distillée qui constitue les faux vaccins : mondialisation des marchés, délocalisation des usines, libéralisation des échanges, élargissement de l’Union européenne... et l’internet bien sûr ! D’une certaine façon, les laboratoires pharmaceutiques piratés ont semé eux-mêmes les germes de la contrefaçon, explique en substance Jean Parrot : " Ils ont commencé par délocaliser la chimie lourde dans les pays à bas coût de main-d’œuvre, où les chimistes locaux ont fait de rapides progrès. Au point qu’on a pu leur confier la fabrication des "prodrogues", les intermédiaires précurseurs des principes actifs. Puis enfin la synthèse finale de ces principes actifs eux-mêmes. " Ainsi sont apparus - en Inde, en Chine et au Nigeria essentiellement - des sous-traitants capables de travailler pour leur compte, en plus d’honorer les commandes passées par leurs donneurs d’ordres. Avec la tentation de fabriquer à très bas prix des médicaments ayant toutes les apparences de l’authenticité, mais très chichement dosés. Circonstance aggravante : on a aussi délocalisé une bonne partie des essais cliniques, dans des pays peu regardants pour le recrutement des cobayes. Les grands laboratoires ont ainsi procédé à un transfert de technologie complet et massif. Qu’il soit aujourd’hui dévoyé par la contrefaçon n’a donc rien d’étonnant. Les laboratoires piratés évitent d’ailleurs de se plaindre trop ouvertement et refusent généralement de parler, pour ne pas attirer la suspicion sur l’ensemble de leurs produits. Dans ce paysage pharmaceutique peu rassurant, les achats via internet, dans des " e-pharmacies " à la localisation mystérieuse, n’arrangent rien. Il se murmure par exemple que beaucoup d’Américains s’approvisionnent volontiers par commandes électroniques au Québec - où le prix des médicaments est beaucoup moins élevé qu’aux Etats-Unis. Mais comment être sûr de la qualité et de la provenance réelle des produits ainsi exportés par la poste ? Jusqu’à nouvel ordre, en France, nous sommes relativement protégés, grâce au remboursement par la Sécu. Lequel remboursement ne s’applique qu’à des médicaments affichant la preuve de leur provenance contrôlée. Mais dans une Union européenne aux frontières de plus en plus lointaines les pharmacies seront-elles toujours approvisionnées en médicaments au-dessus de tout soupçon ? " Vu la diversité des langues, des conditionnements et des estampillages de contrôle, comment s’assurer que des produits entrés en Europe via la Pologne ou la Lituanie sont à coup sûr authentiques ? ", s’interroge un participant au colloque de Paris. Pas de doute, un effort d’harmonisation - à peine entamé - s’impose. En attendant, seuls les produits homéopathiques tirent leur épingle du jeu : comme ils ne contiennent de toute façon aucun principe actif détectable, les contrefacteurs ne sauraient les produire à moindre coût...
FABIEN GRUHIER
Par Camille
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