Climat, si on nous mentait !

Publié le par Camille

  • PHILIPPE DUMARTHERAY Publié le 21 mars 2007

POLLUTION : Certaines voix discordantes dans les milieux scientifiques s’insurgent contre la culpabilisation à outrance. L’activité de l’homme ne saurait être seule responsable du réchauffement climatique. Une thèse qui provoque un tollé.

« Arnaque, escroquerie, désinformation, charlatan, chasse aux sorcières et autres noms d’oiseaux. » Non, il ne s’agit pas d’un préau d’école avec des échanges vifs entre enfants turbulents. Ces accusations émanent des milieux scientifiques qui se livrent à une guerre des tranchées. Quelle est la raison de ces attaques ? L’homme est-il oui ou non le grand responsable du réchauffement climatique ? Dans sa très grande majorité, la communauté scientifique a tranché. En témoigne, le dernier rapport de l’IPCC (en français GIEC, groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) qui a publié au début de l’année des conclusions qui ne laissent plus de place au doute.

« Le réchauffement est un mythe »

Mais il en fallait plus pour calmer les ardeurs de ceux qui, au sein de la communauté scientifique, refusent cet unanimisme. Un récent documentaire de la chaîne TV anglaise Channel Four intitulé « La grande escroquerie du réchauffement global » a relancé le débat. Depuis lors, les politiques se sont aussi emparés du dossier. Le président tchèque, Vaclav Klaus, vient ainsi de déclarer que « le réchauffement est un mythe ».

En France, la querelle a pris un côté passionnel après la publication dans Le Monde , le 2 février dernier, d’un article d’un physicien intitulé « Pas de certitude scientifique sur le climat ». Pour son auteur Serge Galam, joint à Paris, « on a presque voulu me brûler en place publique. Qu’ai-je dit ? Je mets en doute la certitude de la culpabilité humaine. Car il est dangereux de dire que l’on a cette certitude scientifique, on n’a pas la preuve. Il faut continuer à chercher, à explorer d’autres voies. Etre sûr que l’on n’a pas oublié un paramètre. En mettant en cause notre mode de vie, on veut casser notre développement. Il y a là un aspect sacrificiel qui me semble dangereux. »

D’autres scientifiques vont dans le même sens. A l’instar de Nigel Calder, ex-patron de la revue The Scientist : « Quand les journalistes et les politiciens déclarent que l’étude du réchauffement climatique est établie, ils montrent une regrettable ignorance du fonctionnement de la science. »

En Suisse aussi, certains scientifiques continuent, d’une manière plus nuancée il est vrai, à faire part de leurs interrogations. Comme Jacques-André Hertig, chargé de cours à l’EPFL. « Non, le débat sur le climat n’est pas clos. C’est un domaine compliqué, on ne peut pas entrer dans ce débat sans pas mal de précautions. Je suis d’accord à 99% avec le premier rapport scientifique de l’IPCC. L’IPCC a montré que l’on ne peut pas expliquer les augmentations de température sans cette augmentation de CO2 dans l’atmosphère. Mais le débat est cependant encore ouvert, il existe encore, par exemple, des points d’interrogation sur la réaction de la Terre aux rayonnements solaires. La Terre pourrait réagir plus qu’on ne le croit aux rayonnements. Si on vous dit, le CO2 est le seul responsable du réchauffement. En tout cas pas. Mais le CO2 joue un rôle. »

« C’est une arnaque »

Du côté des climatologues qui, très majoritairement épousent la ligne de l’IPCC, on réplique point par point. Pour la climatologue Martine Rebetez, l’émission de Chanel Four est « profondément malhonnête. C’est une arnaque. C’est de la désinformation. Les graphiques des courbes de température ont été tronqués. Et les causes avancées pour le réchauffement dans l’émission ont été réglées au cours de ces dix dernières années. Dans cette émission, on a interviewé des scientifiques mais leurs propos ont été coupés et orientés. Beaucoup se sont plaints sur internet ».

Sur le fond du problème, Martine Rebetez réfute les arguments des scientifiques sceptiques. « On a réussi à évaluer l’ensemble des causes du réchauffement. L’homme est responsable à 90% de ce réchauffement, il y a une confiance supérieure à 90% pour attribuer ces causes à l’homme. Quant aux causes naturelles, on a réussi à l’évaluer, on peut affirmer que c’est environ 10% du réchauffement. On n’est pas stupide au point d’ignorer ces causes-là. »

Manifestement, du côté des scientifiques, la hache de guerre n’est pas encore enterrée.

Le documentaire qui provoque le scandale

BAPTISTE ABOULIAN / LONDRES

Le documentaire The Great Global Warming Swindle (en français : La grande arnaque du réchauffement climatique) n’a pas fini de faire parler de lui. Diffusé le 8 mars dernier sur la chaîne privée britannique Channel Four, il a suscité une avalanche de critiques, des plaintes de téléspectateurs et la réaction outrée d’une partie de la communauté scientifique.

La raison de cet émoi ? L’émission TV conteste le lien entre production de CO2 et réchauffement de la planète. Interviewant les professeurs de laboratoires reconnus, de l’Institut Pasteur au MIT, en passant par l’International Artic research Center, Martin Durkin, réalisateur controversé du brûlot, remet en cause le rôle de l’homme dans la hausse actuelle des températures. Il soutient la thèse d’une corrélation avec l’activité du soleil.

Le documentaire tente au passage de discréditer le travail du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) qui a récemment conclu, à Paris, à l’impact de l’homme sur le climat. Un certain nombre des « 2000 meilleurs scientifiques » présents dans ce groupe n’auraient eu droit à leur ticket d’entrée que grâce à leur soutien connu pour la cause commune.

Message politique

La démonstration est rondement menée et débouche sur un vrai message politique : la cause environnementaliste serait un danger pour les pays en voie de développement, où l’on voudrait imposer des énergies renouvelables, alors qu’au contraire, ce sont les sources d’énergies qui ont permis le boom industriel du monde occidental – charbon, pétrole – qui peuvent seules les élever économiquement.

Au passage, Durkin condamne le travail des « journalistes environnementaux » qui exagèrent toujours leur propos pour mieux assurer leur pitance.

Le documentaire, disponible sur internet, a provoqué l’ire de la communauté scientifique visée qui voit l’œuvre d’adversaires forcenés et partiaux. Certains condamnent un déni environnemental. Channel Four a promis la tenue d’un débat filmé où les deux parties pourront échanger leurs arguments. Sa diffusion est prévue le mois prochain au Royaume-Uni.

http://www.24heures.ch/vqhome/le_journal/suisse/qq_climat_210307.htm


Publié dans MANIPULATIONS

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