Près d'un milliard d'êtres humains vivent dans la pauvreté absolue.

Publié le par Camille

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Près d'un milliard d'êtres humains vivent dans la pauvreté absolue. Dans les pays développés, la récession économique s'installe. Qu'est-ce qui ne va pas ? Quel est le problème ?

Le problème principal vient du fait que notre civilisation arrive à son terme. Nous sommes aujourd'hui témoins de la chute de la civilisation qui a prédominé au cours des deux derniers millénaires et, parallèlement, témoins du processus qui conduit à la naissance d'une civilisation nouvelle. Il faut trouver un nouveau sens commun pour nous inspirer et nous éduquer, pour nous guider dans la création des structures nouvelles, politiques, économiques et sociales, qui permettront de poursuivre notre évolution sur des bases justes.

Actuellement, le monde que nous connaissons est très divisé ; il est séparé en deux blocs : le monde développé et le tiers monde. Le monde développé usurpe et gaspille les trois quarts de la nourriture de la planète et 83 % de l'ensemble des ressources. Le tiers monde, tel qu'on l'appelle, doit se contenter de ce qui reste. Il en résulte que 38 millions de personnes, en ce moment, meurent de faim dans un monde qui dispose pourtant de larges surplus alimentaires. Ce surplus est évalu�� à environ 10 % par habitant. Personne ne devrait donc souffrir de la faim.

Il nous faut reconsidérer qui nous sommes et affirmer que la première étape à franchir pour résoudre ces problèmes est de comprendre que nous formons un tout, que nous sommes frères et soeurs d'une humanité unique. Nous devons acquérir ce sens de la globalité, le sentiment que nous ne formons qu'un peuple, qu'un groupe ; de ce fait, la nourriture, les matières premières, l'énergie, le savoir faire scientifique et l'accès à l'éducation appartiennent à tous. Ces ressources sont fournies pour que tous les peuples puissent évoluer correctement, en accord avec le plan qui soutient notre processus évolutif. Par conséquent, nous devons partager ces ressources plus équitablement.

Lorsque nous partagerons, nous créerons un monde juste et alors, seulement, la paix pourra régner. Si nous n'acceptons pas le processus qui mène à la paix, le monde n'existera plus, car nous avons maintenant les moyens de détruire, plusieurs fois, toute vie présente sur cette planète. Nous disposons de l'arsenal nucléaire suffisant pour cela.

La menace principale à la sécurité internationale n'est pas l'arme nucléaire en soi, mais la tension qui sous-tend la situation économique.

La guerre froide est terminée. Personne ne croit plus que les Etats-Unis et la Russie vont se détruire mutuellement dans un holocauste nucléaire. Mais l'énergie qui permettait aux avions de s'envoler, ainsi qu'aux chars et aux troupes de se déplacer sur le champs de bataille, n'a pas disparu pour autant. C'est une force destructrice qui a fait le tour du monde à la recherche d'un nouvel exutoire. Cette force a trouvé un " nouveau nid ". Ce " nouveau nid " est la commercialisation, basée sur les forces du marché qui reposent sur la cupidité humaine. Les forces du marché sont les " forces du mal " quand elles portent en elles les germes de l'inégalité. Elles permettent à une minorité de personnes d'atteindre un meilleur niveau de vie, aux dépens de millions d'autres qui subissent la privation. La commercialisation étreint tous les pays du monde, car le concept du marché prédomine partout, même dans l'ancien bloc communiste. Nous nous trouvons face à une situation où la tension est telle qu'elle contient les germes d'une troisième guerre mondiale. Et cette guerre détruirait toute vie.

Nombre de personnes objecteraient que les forces du marché sont les " sauveurs de l'humanit�� ". Beaucoup de pays s'entêtent dans cette voie, tant au sein du monde développé que dans le tiers monde. Ils disent: " C'est la seule voie de l'avenir. Le système communiste a échoué. Quel autre choix avons nous ? "

Le système communiste n'a pas échoué. Il n'a jamais été essayé. Il n'a jamais existé au sein du soi-disant bloc communiste. Il s'agissait plutôt d'une sorte de capitalisme d'Etat. Aujourd'hui, nous assistons à l'éclatement du système politique totalitaire - ce qui est différent du communisme - et à la transformation progressive du capitalisme. Il faut créer une nouvelle situation économique, qui ne sera ni le capitalisme, ni le communisme mais une démocratie sociale ou un socialisme démocratique, quelque chose qui n'est ni le capitalisme classique, ni le communisme. Une forme qui deviendra finalement la norme dans le monde entier.

Quel est le lien avec la notion de partage ?

Tant que nous ne partagerons pas les ressources et que la compétition sera agressive, nous ne pourrons créer cette nouvelle situation. La nourriture et l'ensemble des ressources mondiales suffisent pour couvrir les besoins de tous les êtres humains, mais les grandes nations - USA, Europe, Japon ainsi que deux ou trois autres - dominent totalement la scène, usurpent et gaspillent la plupart de ces ressources. Le solde de ressources disponibles est insuffisant pour subvenir aux besoins des autres, et leur prix d'acquisition trop élevé. Le tiers monde lutte pour son existence même. C'est pourquoi 38 millions d'hommes souffrent aujourd'hui de la famine.

Si une sécheresse sévit en Californie, en Floride, en Grande-Bretagne ou en France, par exemple, nous sommes capables d'acheter des produits alimentaires ailleurs. Des millions de personnes meurent, non pas à cause de la sécheresse, mais parce qu'elles n'ont pas les ressources financières nécessaires pour pallier les déficiences provoquées par la sécheresse. Si le système économique n'était pas basé sur une compétition, une cupidité et un égocentrisme, attisés par les forces du marché, nous pourrions redresser l'ensemble de la situation.

Tout gouvernement qui suit aveuglément les forces du marché conduit son pays à la destruction. Cette civilisation est littéralement à bout de force. Elle arrive à son terme. Ce à quoi nous assistons aujourd'hui, n'est pas seulement une récession, ni une contraction de la production. Nous assistons à l'agonie de cette civilisation, car elle repose sur de mauvais principes. Les forces du marché présupposent que chacun parte du même niveau. Mais ce postulat est faux. Il n'y a pas deux pays qui soient au même niveau. E n'y a pas deux individus qui partent du même point. Il existe des écarts considérables entre les différents niveaux de vie. Combien croient encore que le monde peut persister dans cette voie hideuse ? Combien de temps encore croira-t-on que les habitants du tiers monde pourront survivre ainsi ? La réponse passe par le partage, le partage des ressources.

En d'autres termes, le système actuel va s'effondrer.

Nous assistons actuellement à son effondrement. C'est une bulle qui, inévitablement, éclatera. La manière dont cet événement se réalisera dépend de nous, mais la bulle doit éclater et évacuer toute la corruption ainsi que l'inégalité qui empêche l'épanouissement de la réelle nature spirituelle intérieure de l'humanité. Nous gaspillons les ressources dont auraient besoin des millions de personnes à travers le monde, en les condamnant à une pauvreté forcée, à la misère et aux conditions dégradantes de la sous alimentation et de la famine.

Nous faudra-t'il nécessairement connaître la chute pour que les changements requis se produisent, faute de quoi il ne se passera rien ? Ne pourrions-nous prendre conscience des erreurs que nous commettons ?

Beaucoup de gens voient ces erreurs. Je ne suis pas le seul à les mettre en évidence. Mais les gouvernements et ceux qui les maintiennent en place - d'énormes capitaux investis dans le monde entier, la cupidité, le protectionnisme - empêchent ces changements. Presque tout le monde admet que ces changements seraient utiles, mais probablement impossibles à mettre en oeuvre. Si rien ne se produit, nous nous détruirons. Seul l'effondrement de notre système économique, tel qu'il a fonctionné jusqu'à présent, nous fera acquérir un certain sens de la réalité et nous amènera à comprendre que nous ne pouvons indéfiniment poursuivre dans cette voie, alors qu'un tiers de la population s'octroie les trois quarts des réserves alimentaires du monde et 83 % des autres ressources. Le crime, la drogue et les troubles sociaux qui sévissent dans les pays développés sont le résultat direct de ce déséquilibre dans l'utilisation des ressources mondiales. Même la distorsion dans les tendances profondes de nos climats est la conséquence de ce déséquilibre créé par les constructions dysharmonieuses de la pensée humaine.

Quand cet effondrement se produira-t-il ?

A l'évidence, la situation évolue actuellement. En 1989, la valeur de l'indice Nikkei se situait entre 38 000 et 39 000 à la Bourse de Tokyo. Aujourd'hui, cette valeur stagne à 15,000. Elle augmentera un peu et connaîtra une forte chute. Puis elle reprendra de la force et chutera à nouveau, échappant à tout contrôle, jusqu'à ce que même le gouvernement japonais ne puisse plus contenir les financiers. Ils se jetteront par les fenêtres, comme cela se passerait partout, face à une situation semblable.

Et ensuite ?

Lorsque cela arrivera, les priorités de tous les gouvernements changeront. La priorité numéro un sera de fournir à chaque individu de quoi se nourrir; ce sera la première nécessité. La seconde sera la fourniture d'un logement pour tous. La troisième l'accès à la santé, et la quatrième, l'accès à l'éducation. De quoi se nourrir, un abri, l'accès aux soins et à l'éducation, sont en effet des besoins essentiels : ils n'ont rien de superflu. A ce jour, ces quatre nécessités ne constituent des droits universellement acquis dans aucun pays même pas aux Etats Unis, qui est pourtant le pays le plus puissant et le plus riche actuellement. Quand ces quatre priorités seront observées, le monde en sera transformé.

L'humanité traverse une grande crise spirituelle : une crise d'identité qui nous amène à voir qui nous sommes réellement, en tant qu'êtres spirituels. En tant qu'âmes, nous formons un tout. Il n'existe pas d'âme séparée. Sur le plan physique, nous avons l'illusion d'être séparés, mais en fait nous sommes un. Dès lors, nous ne franchirons la prochaine étape de notre évolution que si nous établissons un nouveau sens commun et de justes relations entre les hommes. L'humanité doit désormais atteindre cet idéal spirituel.

La première étape est le partage des ressources de la planète ; si nous ne le réalisons pas, nous nous détruirons. C'est aussi simple que cela. Nous poursuivons présentement des habitudes basées sur la cupidité, l'égoïsme et les manières compétitives et nous nous détruisons à coup sûr. Il faut accepter que nous sommes un et adopter le principe du partage, le mettre en oeuvre, établir la justice dans le monde et en même temps obtenir la paix. Alors pourrons-nous commencer à construire, sous l'inspiration d'un nouveau sens commun, une civilisation brillante et merveilleuse comme le monde n'en a jarnais connue.

Comment cela fonctionnera-t-il exactement ? Les changements se produiront-ils à l'échelle nationale ? Par exemple, aux Etats Unis, dirons nous: " Nous devons changer nos priorités ? " Ou bien ces changements auront-ils lieu à l'échelle internationale à travers l'ONU ou quelque autre forum ?

Je dirais qu'il s'agit d'une combinaison des deux. Les Nations unies deviendront le principal lieu de débat dans le monde. Tous les problèmes d'ordre mondial y seront débattus et des solutions seront instaurées, afin de mettre en place le nouveau système. Une toute nouvelle agence des Nations unies sera créée spécialement pour superviser le processus du partage des ressources mondiales. Lorsque l'humanité, de son propre chef, acceptera le principe du partage, alors nous verrons que le plan est déjà prêt.

Divers plans et programmes interactifs seront capables de résoudre les problèmes de redistribution qui sont au coeur de nos difficultés économiques actuelles. Il s'agit véritablement d'un problème de redistribution des ressources. Cette redistribution résultera d'un changement de conscience.

L'humanité se trouve à l'aube d'un grand changement de conscience et commence à percevoir sa relation avec le cosmos, avec la nature, avec ce qu'on appelle généralement Dieu, et cela d'une manière entièrement nouvelle. Chaque chose, chaque petite chose dans le cosmos, est interconnectée. Il n'existe aucune rupture à aucun niveau. Ce que nous faisons à nous mêmes, nous le faisons à la nature. Ce que nous faisons à la nature, nous le faisons à nous mêmes, comme à Dieu, parce que nous sommes des reflets, des points particuliers de conscience au sein de cette conscience totale que nous appelons Dieu.

A travers tout le cosmos, ce processus se déroule sans cesse; chaque pensée, chaque action provoquent une cause. Les effets émanant de ces causes font notre vie. Si nous provoquons une explosion nucléaire souterraine, par exemple, cela engendre inévitablement un tremblement de terre. Chaque effet suit une cause qui l'a mis en marche.

Nous avons eu des milliers d'années pour l'apprendre - sur le fait que tout, dans la création, obéit à la loi de cause et d'effet. Nous ne pouvons persister à créer de mauvaises conditions et espérer cependant que cela reste sans effet. Si nous créons les conditions du déséquilibre au sein d'un pays, le crime se développera fatalement. Renforcer la police ou l'armée ne résoudra pas le problème. Nous devons combattre le crime à sa source - c'est-à-dire là où se trouvent les inégalités et le déséquilibre.

L'ensemble du processus évolutif tend vers l'unification, la fusion, la synthèse. Les forces du marché, qui reposent sur la division, la séparation et la compétition, agissent à l'encontre du processus évolutif.

Présentement, je crois qu'il serait juste de dire que très peu de gens savent que l'humanité a besoin d'un nouveau sens commun pour survive.

Il faut savoir apprendre comment devenir ce que nous sommes; des êtres spirituels avec un sens commun et de ce fait apprendre comment créer l'environnement dans lequel cette spiritualité peut s'exprimer. Cette spiritualité ne peut s'exprimer dans la division et la séparation, ni dans cette compétition basée sur les forces du marché.

Si je suis un agriculteur américain par exemple, si je cultive la terre et que j'y consacre beaucoup de travail, ne devrais-je pas en retirer les bénéfices ?Le partage est une notion attrayante mais pourrons-nous vraiment la mettre en pratique l'heure venue ?

Nous le ferons. L'humanité est prête à partager et acceptera le principe du partage. Bien entendu, le paysan américain doit retirer le fruit de son travail, mais le pauvre paysan du Zaïre ou de Zambie devra, lui aussi, pouvoir profiter du travail éprouvant qu'il fournit. Ce n'est pas le cas aujourd'hui. Dans le monde développé, nous produisons tellement que nous dominons les marchés mondiaux. Nous abaissons le prix des biens produits dans le tiers monde. Nous exigeons du tiers monde des matières premières et des produits à un prix qui ne leur permet qu'un niveau de vie très faible. Un milliard de personnes vivent au dessous du seuil de pauvreté et 38 millions d'hommes souffrent de la famine. Mais nous demandons pour nos ressources et notre production les prix les plus élevés que nous puissions exiger du marché mondial. Cela nous permet de maintenir ce qui n'est qu'un niveau de vie très artificiel. Aux Etats-Unis, en Europe et au Japon, les gens vivent sur le dos du tiers monde. C'est la réalité, que nous ignorons, en raison de notre fatuité, de notre suffisance.

Pourtant, beaucoup de gens ne s'estiment pas suffisants, ici aux Etats-Unis. Lorsqu'une crise survient en Afrique ou ailleurs, nous fournissons aussitôt de l'aide et de la nourriture.

Bien sûr, mais ce sont là des réactions individuelles. Dans chaque pays vous trouverez des personnes dont le coeur répond aux besoins des hommes. Mais il s'agit là d'interventions ponctuelles. L'humanité en tant que tout, à travers ses institutions et les différents gouvernements du monde, ne s'attaque pas à ces problèmes d'une manière globale. Nous n'élirions probablement pas un gouvernement dont la priorité serait de sauver les millions d'affamés, si ce programme entraînait une baisse du niveau de vie dans notre propre pays. Personne ne peut gagner des élections sur cette base, ou du moins, c'est ce que pensent les politiciens. Le temps approche où ils n'obtiendront plus aucun suffrage, s'ils n'affichent pas cette question en tête de leurs priorités.

Nous allons assister à la création d'une opinion mondiale focalisée, galvanisée, centrée sur le partage comme étant un droit divin. Les problèmes des hommes sont bien réels, mais ils peuvent être résolus. La solution est entre nos mains. Prenons les besoins de nos frères comme mesure de notre action et résolvons les problèmes du monde. Il n'y a pas d'autre voie.

Il faut galvaniser et renforcer l'opinion publique. Lorsqu'elle sera organisée, aucun gouvernement ne pourra lui résister. C'est cette opinion publique qui contraindra, finalement, tous les gouvernements du monde à accepter le principe du partage, car il deviendra évident que nous n'avons pas d'autre alternative. Nous devons partager ou mourir. C'est aussi simple que cela.

Le pouvoir de décision viendra du peuple ?

Exactement. Il viendra du peuple inspiré, éduqué et guidé par un nouveau sens commun et non de quelques individus munis d'un pouvoir autocratique! Désormais, tous les gouvernements seront exercés par le peuple, pour le peuple. Cette tendance est déjà visible. Regardez ce qui s'est passé dans l'ex-URSS. Le chaos règnait, mais qui a provoqué la chute du mur de Berlin ? Qui a ouvert l'Union soviétique ?

Nous constatons que, dans l'humanité, les différents peuples sont galvanisés pour assurer la responsabilité de leurs propres vies. Au cours des dernières années, cela s'est produit dans le monde entier. Les dictateurs du monde s'en vont. C'est pourquoi l'Union soviétique s'est désagrégée - non pas à cause de la fin du communisme, mais par la chute du totalitarisme politique, ce qui est différent.

Nous constatons également l'effondrement du totalitarisme économique. Le système économique, largement basé sur les forces du marché, approche de son terme. Un troisième totalitarisme doit encore céder le totalitarisme religieux. Le totalitarisme religieux atteint l'apogée de son pouvoir. Nous le voyons dans la montée des groupes fondamentalistes dans toutes les religions, même au sein des confessions bouddhistes et hindouistes généralement tolérantes. Il s'exprime puissamment dans l'Islam moderne ainsi que dans la chrétienté. Il sera le dernier à disparaître, mais en fin de compte, le totalitarisme des Eglises prendra fin.

Alors l'humanité connaîtra la liberté pour la première fois : la liberté religieuse, la liberté politique et la liberté économique.

Publié dans PELE MELE

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