L’envers du décor, état des lieux au pays du mensonge

Publié le par Camille

L’envers du décor, état des lieux au pays du mensonge

Dans notre société, aujourd’hui, existe une terrifiante misère tant matérielle que morale et psychologique, et ce n’est pas ou pas seulement celle des exclus et des malades, mais de tout un chacun, de nous donc qui errons dans ce paradis cruel que nous nous sommes fabriqués.

 

Cette société, qui est censée protéger l’individu et lui procurer le bonheur, est en fait une redoutable machine à produire de l’insatisfaction et de l’angoisse, doublée d’une prison morale qui enferme, détruit la liberté individuelle par le mensonge organisé, le mensonge collectif, de masse, orchestré par l’éducation, les autorités, la publicité, les médias, etc.

 

Ce mensonge voudrait que, grâce à notre intelligence, les progrès humains, la science entre autres, nous puissions accéder aujourd’hui non seulement à la richesse, à l’aisance et à la sécurité, mais aussi à l’épanouissement individuel, à l’harmonie collective. On oublie en cours de route que la condition humaine est avant tout un combat, qu’on ne peut pas tout aplanir, tout apprivoiser, soumettre la nature au bon vouloir de l’homme, et qu’un « état de bonheur », « une société heureuse » est et doit rester un idéal sinon une utopie.

 

La société européenne et occidentale voudrait en quelque sorte détenir les clés du devenir de l’humanité. Elle s’arroge le droit de juger à l’échelle des valeurs qu’elle a inventée (droits de l’homme, individualisme), les autres civilisations du globe et voudrait les soumettre dans une sorte de néocolonialisme des idées et des principes.

 

Notre type de société veut donc faire croire, propagande à l’appui (rôle des médias) qu’elle détient la vérité, le bon modèle qu’il faut exporter partout. On serait ainsi les heureux usagers d’un système bienveillant, au contraire du reste de l’humanité, qui s’enfonce dans le marasme. On est renvoyé à l’image du colonisateur qui se doit d’apporter la lumière et la bonne parole au sauvage misérable, ignorant et violent.

 

Mais ce mensonge organisé, d’Etat, qui veut propager l’image d’un monde idyllique et harmonieux, ce sont avant tout les citoyens, la population des pays riches qui en souffrent. Nous sommes en effet plongés dans un monde de désirs, de tentations, d’accomplissements et de réalisations personnelles impossibles à atteindre. D’où une frustration, un état de manque permanent, un malheur entretenu, orchestré, état qu’il ne faut surtout pas montrer à son voisin, car la « ligne » de notre société despotique, autoritaire et répressive, c’est le Bonheur

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