30 produits alimentaires contiennent des OGM

Publié le par Camille

30 produits alimentaires contiennent des OGM

M. C. et T. D.
01/04/2008 | Mise à jour : 06:43

.http://www.lefigaro.fr/sciences/2008/04/01/01008-20080401ARTFIG00280--produits-alimentaires-contiennent-des-ogm.php



L'étiquetage permet de repérer les aliments contenant plus de 0,9% d'OGM. Mais pas de savoir si les produits dérivés de l'élevage proviennent d'animaux nourris avec des OGM.

Les Français mangent-ils des OGM sans le savoir ? En principe non. Les produits contenant plus de 0,9 % d'OGM sont en effet soumis à un étiquetage précis. À ce jour, il existerait selon l'association Greenpeace une trentaine de produits vendus avec la mention «contient des OGM» ou «est susceptible de contenir des OGM». Cela concerne essentiellement l'huile de soja, la farine de maïs, les corn-flakes ou quelques produits importés des États-Unis. Des produits dont le nombre reste toutefois extrêmement minoritaire dans l'ensemble des références alimentaires françaises, qui sont plus de 80 000.

 

Évaluation sanitaire

 

Seulement voilà, il n'existe aucune obligation d'étiquetage en ce qui concerne les produits d'origine animale (viande, lait, œufs…) dès lors que la bête a reçu une alimentation fabriquée à partir de plante génétiquement modifiée. Or, c'est le cas en France où les animaux d'élevage reçoivent un peu de maïs, mais surtout du soja transgénique. L'Europe en importe environ vingt millions de tonnes, la France cinq millions de tonnes. «75 % de ce soja sont susceptibles d'être transgéniques», rappelle Arnaud Apoteker, l'expert OGM de Greenpeace. Et le soja, source de protéine, entre dans la composition des aliments pour le bétail, en particulier pour les porcs et les volailles.

«Aujourd'hui, il y a une véritable carence d'évaluation sur les conséquences que cela peut avoir», explique Christian Vélot, chercheur en génétique moléculaire à l'université Paris Sud-Orsay. «La plupart de ces OGM sont des plantes pesticides. Ceux-ci peuvent donc se retrouver dans la chaîne alimentaire pour les humains», poursuit le chercheur. Il demande donc à ce que l'évaluation sanitaire soit aussi stricte que pour les pesticides. Pour être agréé, un pesticide doit subir des tests toxicologiques pendant trois mois sur trois espèces différentes et durant deux ans sur le rat (ce qui correspond à sa durée de vie). «Or, jusqu'à présent, tous les tests pour les OGM n'ont jamais dépassé trois mois et sur une seule espèce», s'insurge le scientifique.

Les hérauts du génétiquement modifié rappellent qu'aucun effet négatif n'a été signalé chez les millions de personnes qui ont consommé des produits dérivés d'animaux nourris avec des OGM.

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