COMMENT LE F.B.I. FABRIQUE DES CRIMINELS PÉDOPHILES

Publié le par Camille

Société

 COMMENT LE F.B.I. FABRIQUE DES CRIMINELS PÉDOPHILES




Avec des méthodes pareilles, on se fabrique des chouettes statistiques. C'est comme si la police laissait traîner un billet de 100 Euros sur un trottoir et arrêtait pour “tentative de vol” toute personne qui ferait mine de vouloir le ramasser.

C'est assez hallucinant qu'il se soit trouvé des jurés suffisamment imbéciles pour estimer que le “crime” commis par Vosburgh mérite qu'on envoie ce garçon en prison pour quatre ans. Ce n'est plus de la justice, c'est du lynchage !

[ Declan McCullagh - News.com.com - 20/0/2008 - Trad. Gregoire Seither]

Le FBI met en ligne de faux liens vers de la pornographie pédophile pour attraper des supposés pédophiles

Aux Etats-unis, le FBI a inauguré une nouvelle méthode d'investigation policière : mettre en ligne sur Internet des hyperliens prétendant conduire à des vidéos pornographiques pédophiles… puis enfoncer la porte et arrêter toute personne qui clique sur ces liens.

L'an dernier, une équipe d'agents clandestins du FBI a utilisé ce type “d'appât Internet” (qui pointe en fait vers un mouchard sur un serveur de la police où l'adresse IP de l'ordinateur visiteur est enregistrée) pour localiser et fouiller une série de maisons en Pennsylvanie, dans l'Etat de New York et au Nevada. Les fichiers mis en ligne sont faux et ne contiennent pas d'images illégales.

En février 2007, Roderick Vosburgh, étudiant en doctorat à la Temple University et chargé de cours en Histoire à l'université de La Salle a vu sa maison fouillée et a été arrêté par une équipe d'agents fédéraux lourdement armés, uniquement parce que - selon la police - il avait cliqué sur l'un de ces liens piégés.. La police a sonné chez Vosburgh a 7 heures du matin et prétendant qu'il y avait un problème avec sa voiture. Quand il a ouvert la porte, des agents armés ont fait irruption, l'ont jeté au sol et l'ont menotté avant de fouiller sa maison et confisquer son ordinateur.

[Malgré le fait qu'aucune image pornographique ou pédophile n'ait été trouvée dans la maison ou l'ordinateur de Vosburgh], l'étudiant a néanmoins été accusé d'avoir violé une loi fédérale qui criminalise la simple “tentative” de télécharger de la pornographie pédophile. Cette “tentative criminelle” peut être punie d'une peine pouvant aller jusqu'à 10 ans de prison.

En novembre 2007, un tribunal a conclu à la culpabilité de Vosburgh dans le cadre de cette loi fédérale. Le jugement doit être prononcé le 22 avril, Vosburgh encourant une peine de trois à quatre ans de prison.

http://www.news.com/8301-13578_3-9899151-38.html?tag=newsmap


Vendredi 21 Mars 2008


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