La nanotechnologie : face cachée de l?industrie agro-alimentaire

Publié le par Camille


La nanotechnologie : face cachée de l?industrie agro-alimentaire

Que savons-nous réellement des produits que nous consommons quotidiennement ? C?est la question que soulèvent les récents travaux de l?organisation écologique les « Amis de la Terre Europe ». En effet, un récent rapport, publié par l?association le 11 mars dernier, a révélé la présence de particules nanométriques dans certains aliments, conditionnements et autres produits disponibles en grande surface. Une précédente enquête avait déjà dénoncé l?utilisation de ces matériaux dans les produits cosmétiques.

Concrètement, la nanotechnologie consiste à modifier la matière au niveau de l?atome et des molécules. Couvrant ainsi un vaste champ d?applications, cette science est aujourd?hui mise à profit dans l?ensemble des domaines industriels et technologiques. De nature diverse, elle se décline sous de nombreuses formes telles que le métal, la céramique ou le polymère (1).

Particulièrement appréciée de la grande distribution, elle offre le net avantage de prolonger la vie en rayons des aliments emballés. Dès lors, il n?est pas étonnant qu?elle participe à la composition d?emballages, de films plastiques alimentaires, de récipients, ou encore de compléments nutritifs. La transformation de la viande recourt elle aussi à la manipulation par nanotechnologie.
La filière alimentaire n?est pas la seule demandeuse de nanomatériaux. Ils foisonnent également dans le secteur agricole, principalement employés pour améliorer les performances des pesticides.
Au final, 104 produits actuellement commercialisés en Europe auraient ainsi été dépistés positifs par l?enquête récemment parue, ces mêmes produits étant vendus à plusieurs centaines d?exemplaires à travers le monde.

Pourtant, bien que ces denrées soient distribuées chaque jour à grande échelle, les experts scientifiques sont toujours dans l?incapacité d?évaluer le taux de toxicité des microtechnologies assimilées. De par leur facilité à pénétrer notre organisme, elles peuvent perturber notre système immunitaire et provoquer des effets pathologiques à long terme. Mais nos connaissances sur la question s?arrêtent là, et on ignore dans quelle mesure une exposition prolongée à ces nanotechnologies serait nuisible pour l?homme.

Expérimental, ce dossier n?a pas pour vocation de lister avec exactitude les risques encourus lors de l?absorption de nanoparticules. Son objectif est d?attirer l?attention des consommateurs sur une incohérence dont les effets pourraient s?avérer néfastes pour la santé. L?autre ambition de ce rapport est de susciter une réaction auprès des dirigeants européens, afin que ceux-ci mettent en place une législation stricte, « basée sur un principe de précaution ».
Cécile Cassie
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