MIEUX MANGER

Publié le par Camille

le Sucre

    Le besoin de manger du sucre résulte principalement d’une mauvaise éducation alimentaire

    La consommation de sucre est d’ailleurs une nouveauté dans l’histoire de l’humanité (en France : 2,7 kg par personne et par an en 1840 et environ 50 kg de nos jours !). Le sucre est la façon la plus facile et la plus vite ressentie pour satisfaire ce besoin d’hydrates de carbone. Le saccharose, qui constitue environ 99 % du sucre, est caractérisée par une structure moléculaire simple qui lui permet de passer quotidiennement et même brutalement dans notre sang. Mais cette agression multi-quotidienne de notre organisme, qui n'existe pas avec le "sucre" des céréales, des légumes et des fruits, finit souvent par laisser des séquelles au niveau de notre pancréas, de notre système cardio-vasculaire, de notre intestin et même au niveau de notre cerveau. En fait, toutes ces altérations sont intimement liées et font partie des conséquences inévitables de la consommation régulière de sucre visible (que l’on ajoute soi-même) ou invisible (que l’on trouve dans les pâtisseries, dans les boissons sucrées et même dans les préparations industrielles salées comme les conserves).

    Le sucre est aujourd’hui considéré comme la cause principale de nombreux diabètes (hyperglycémie) mais on ignore le plus souvent qu'il provoque également de l’hypoglycémie (insuffisance de glucides dans le sang) chez de très nombreuses personnes. L’hypoglycémie est presque toujours associée à toutes sortes de désordres physiques et mentaux : maux de tête, épuisement, indigestions, vertiges, sueurs froides, évanouissements, allergies, asthme, insomnie, cauchemars, anxiété, irritabilité, manque d’appétit sexuel, mémoire défaillante, etc. D’après certains médecins spécialistes américains, un Américain sur deux en souffrirait. La consommation de sucre a tendance à acidifier notre sang et notre organisme répond à cette atteinte en mobilisant des minéraux - principalement du calcium - au détriment de notre squelette et de nos dents pour neutraliser cette acidification. Les caries dentaires de plus en plus fréquentes chez les jeunes enfants en sont une conséquence directe.

    Le sucre, aliment complètement dépourvu de minéraux et de vitamines, a comme seul intérêt d’apporter sous un volume très réduit une masse de calories instantanées, mais avec de très nombreux effets secondaires néfastes.

    Son action dilatatrice est cause fréquente de constipation et de troubles rénaux. Son action d’activateur rapide des fermentations détruit l’équilibre naturel de la flore intestinale, diminue le pouvoir d’assimilation des autres aliments et empêche de synthétiser normalement les vitamines B. Sa consommation entraîne fréquemment un excès calorique qui résulte en général, comme avec la consommation de graisses animales, en un dépôt d’acides gras sous forme de mucosités dans le système cardio-vasculaire en provoquant notamment hypertension et arythmie. Ces mucosités se déposent aussi dans d’autres organes : sinus, gorge, poumons, reins, ovaires, trompes de Fallope, prostate, etc., en y causant des troubles multiples et en y créant un état pré-cancéreux.

    D’une façon moins évidente, mais aussi réelle et profonde, notre système nerveux et notre cerveau sont affectés par la consommation de sucre, d'une façon extrêmement rapide. Les pertes de mémoire, le manque de concentration et l’indécision sont des effets types. La consommation simultanée et prolongée de quantités importantes de viande, d’œufs, de sel et de sucre crée des tensions nerveuses élevées, un comportement impulsif qui peuvent conduire à des actes violents et incontrôlés.

    Il n’y a pas d’organe ou de fonction qui ne soient perturbés par la consommation régulière du sucre qui se révèle non seulement comme un aliment inutile et dangereux, mais également comme une véritable drogue "douce", mais une drogue tout de même.

    Une alimentation naturelle peu salée reposant sur des céréales complètes, des légumes cuits et crus, une petite quantité de légumineuses et une petite quantité de poisson et de fruits, peut seule réaliser un équilibre nutritionnel qui permet de se libérer du besoin et de l’habitude du sucre et des boissons alcoolisées. Cette façon de s’alimenter fournit suffisamment de saveurs douces indispensables à notre organisme tout en procurant tous les éléments nutritifs nécessaires à une bonne santé.

Le Sel

    Tous les nutritionnistes sont maintenant d’accord pour affirmer que l’homme moderne consomme trop de sel ou d’aliments riches en sel, en général 2 à 3 fois plus que ses besoins véritables.

    Le rôle du sel a été démontré de façon indiscutable dans la genèse de l’hypertension. Mais le sel a aussi des effets plus immédiats : augmentation artificielle de l'appétit, fausse soif, rétention d'eau et œdèmes, con-traction des reins et de la vessie, etc.

    D’une façon générale, l’excès de sel peut provoquer l’attraction et la fixation dans l’organisme de mucosités grasses qui se déposent et durcissent au niveau de tous les organes. Dans certaines conditions, ces dépôts peuvent se condenser et donner naissance à des calculs rénaux. L’excès de sel peut aussi être la cause de certains troubles cérébraux et de maux de tête.
    En fait, la médecine commence seulement à découvrir les innombrables répercussions de la consommation exagérée de sel.
    Il ne faut pourtant pas avoir peur du sel, utile et même dans une alimentation équilibrée, sauf contre-indication médicale et temporaire. Son usage mesuré lors de la cuisson des aliments les rend plus digestes et aide à faire ressortir leur saveur, y compris le goût sucré des fruits cuits au four et des compotes.

    Le sel est un condiment apprécié mais peut être un aliment nuisible si on l’utilise mal, par défaut ou par pur excès.

Faire des économies en mangeant mieux

    De nombreux consommateurs pensent qu’une alimentation saine, à base de produits naturels, est un luxe réservé à une petite minorité. C’est le contraire qui est vrai : une nourriture saine et équilibrée est moins coûteuse que l’alimentation du Français moyen.

    Certes les produits non raffinés, issus de culture biologique, coûtent plus cher que les autres. Mais ils sont plus nutritifs et en changeant nos habitudes alimentaires, nous pouvons faire de sérieuses économies.

Les produits de culture biologique, non raffinés, sont plus nutritifs que les autres

    Le prix au kilo d’un aliment ne veut pas dire grand chose : tout dépend ce que contient chaque kilo.

- Une pomme de 200 g peut vous fournir de 3 % à plus de 20 % de vos besoins on vitamine C selon la variété et la quantité d’eau et d’engrais utilisées.

- D’une manière générale, la teneur en éléments nutritifs (matière sèche, vitamines, oligo-éléments) des fruits et des légumes biologiques est nettement supérieure à celle des fruits et des légumes courants.

- Une pomme Golden, cultivée à grand renfort d’engrais, ne renferme qu’environ 10 % de matière sèche, alors qu’une pomme obtenue biologiquement, sans forçage, pourra en contenir 20 % soit deux fois plus de matières nutritives au kilo. Il est donc normal de payer ces pommes deux fois plus cher puisqu’il suffit d’en manger deux fois moins, sans parler de leur saveur incomparablement supérieure.

- La farine complète contient davantage de protéines et 2 à 3 fois plus de sels minéraux et de vitamines que la farine blanche.

En changeant nos habitudes alimentaires, nous améliorons notre santé tout en dépensant moins.

    Les habitudes alimentaires des Français sont catastrophiques : nous consommons beaucoup trop de sucre, de matières grasses, de viande, de conserves. Notre santé en pâtit, mais aussi notre budget. En adoptant un autre mode d’alimentation, nous réduirons nos dépenses chez le médecin et le pharmacien, mais aussi chez le boucher et l’épicier.

    Voici quelques réformes profitables aussi bien à votre budget qu’à votre santé :

- Réduire la consommation de viande : la viande représente près de 50% du budget alimentation du Français. Sa consommation a énormément augmenté en un siècle.

- Réduire la consommation de matières grasses et d'aliments sucrés.

- Ne pas abuser des produits laitiers. Le Français consomme l'équivalent d'1 litre de lait par jour sous forme de fromages et autres produits laitiers.

- Manger moins de conserves.

- Manger davantage de céréales, de légumineuses (légumes secs) et de légumes.

    Ces trois catégories d’aliments ont constitué la base de l'alimentation humaine pendant des millénaires. Ce sont des aliments peu coûteux qui peuvent fournir à l'organisme presque tous les éléments dont il a besoin, 150 g de couscous, de boulghour, de millet, de sarrasin ou d’avoine, associés à 30 g de haricots, de pois chiches, de lentilles, ou de pois cassés, contiennent autant de protéines et bien plus de magnésium et d’oligo-éléments que 140 à 150 g de viande, tout en apportant beaucoup moins de matières grasses. Quant au prix de revient, il est de 5 à 6 fois plus faible.


Publié dans SANTE

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