Mercredi 29 octobre 2008
 
 
Des poubelles débordent début 2006 à Lyon (Photo Jean-Philippe Ksiazek/AFP/Archives)

Le contenu des poubelles des particuliers et des entreprises intéresse les escrocs de tout poil qui y trouvent des données confidentielles permettant des usurpations d'identité, phénomène croissant dont le préjudice est évalué à "plusieurs milliards" d'euros par an en France.

Le criminologue Christophe Naudin de l'université Paris II a ainsi estimé, lors d'une conférence de presse mardi à Paris, que l'usurpation d'identité, à partir de données confidentielles abandonnées ou volées, augmente chaque année de 40% en France et a causé en 2007 un préjudice évalué à "plusieurs milliards" d'euros.

Franck Lehuédé, chercheur du Centre de recherche pour l'étude et observation des conditions de vie (Credoc), a présenté au cours de cette même conférence de presse une étude menée auprès de 200 petites entreprises et de 300 ménages d'Ile-de-France et sur le contenu de leurs poubelles déposées sur la voie publique.

Cette étude révèle que les deux tiers des poubelles des entreprises étudiées contenaient au moins un papier confidentiel sur la société ou ses employés et que 80% des poubelles des ménages concernés renfermaient au moins un document susceptible d'être utilisé pour une usurpation d'identité.

Selon Christophe Naudin, cette "criminalité identitaire" intéresse d'abord les filières d'immigration clandestine (27,24%), devant les détournements de fonds (21,5%) au détriment d'établissements bancaires ou d'organismes sociaux, comme les Assedic ou les caisses d'allocations familiales (CAF).

Ce chercheur a cité le cas d'une "mère de famille", qui en 2006 à l'aide de faux papiers, avait déclaré avoir accouché de quintuplés... auprès de 17 CAF, ce qui lui avait permis d'empocher 22.100 euros par mois pendant 28 mois.

Dans un rapport d'information publié en 2006, le député Dominique Tian (UMP, Bouches-du-Rhône) citait une estimation de l'Urssaf évaluant "l'évasion sociale à 4 milliards d'euros, voire à 8 milliards" et "à 10.000 le nombre de personnes vivant à Paris de la fraude sociale".

Chaque mois, assure Christophe Naudin, 30.000 faux permis de conduire sont mis en circulation en France, principalement à partir d'ursurpations d'identité.

Le commandant de police Christian Fauvel, expert en "fraude documentaire" a expliqué que la "mode actuelle" était au permis de conduire volé vierge et rempli avec l'état-civil (nom, prénom) d'une personne qui existe réellement avec une photo représentant le titulaire du faux permis. Lors d'un contrôle, les policiers ou les gendarmes vérifient que le numéro du passeport est bien enregistré dans une préfecture et non que la photo correspond au nom.

Guy, un sexagénaire parisien, a raconté à l'AFP la mésaventure dont il avait été victime au début de l'année. A partir de son chéquier, envoyé par la poste et volé, un escroc a notamment fabriqué un faux permis de conduire au nom et à l'adresse de Guy sur lequel il a collé sa photo. Muni de ce vrai chéquier et de ses vrais-faux papiers, l'escroc a souscrit huit abonnements de téléphone portable, fait des achats dans des boutiques et s'est procuré pour 10.000 euros de timbres fiscaux vraisemblablement utilisés... pour la confection d'autres faux papiers.

Selon Christophe Naudin, le prix de faux papiers s'échelonne selon la qualité de 300 euros pour une mauvaise imitation de permis de conduire à 1.500 euros pour très bonne vraie-fausse carte de séjour valable dix ans.

Ces spécialistes conseillent aux entreprises et aux particuliers de détruire leurs documents ou les photocopies de ceux-ci dans une broyeuse ou par le feu.

Par Camille - Publié dans : UTILE
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Lundi 27 octobre 2008
L'humanité va-t-elle disparaître du fait du péril nucléaire, ou bien de la dissémination des OGM, ou bien de la dispersion des pesticides, ou encore de la disparition du pétrole, ou de la volatilisation de la couche d'ozone, ou encore des bouleversements climatiques? Ou, peut-être même, de la troisième guerre mondiale?

Pas sûr! Il se pourrait qu'elle disparaisse, dans un relativement court délai, avant même tout cela, tout simplement, oui, de la famine...

En effet, nos butineuses disparaissent à la vitesse grand v, et, avec elles, non seulement le précieux miel - qui est l'aliment avec lequel, assurent les Traditions spirituelles - l'on se nourrit au Paradis - mais aussi, à très court terme, la très grosse partie des cultures humaines ayant impérativement besoin des abeilles comme pollinisatrices!!!

Avec 80% de récoltes en moins, comment, dès lors, nourrir une population mondiale, malgré cela, toujours plus proliférante?

La situation est donc gravissime!!! Sans interdiction immédiate et totale de tous les pesticides et traitements chimiques polluant gravement la Nature et les innocentes abeilles la fin - et aussi la faim - est prévisible! La catastrophe va être planétaire et touchera plus ou moins progressivement tout le monde!

L'intellect humain, privé de conscience et de relation vivante avec la Nature, n'aura jamais autant montré la preuve de son incurie! Les hyper-cérébraux sans cœur et sans intuition qui nous gouvernent nous conduisent droit dans le mur! Sans puissante et immédiate réaction des éco-citoyens, animés par une vivante conscience écologique, l'avenir s'annonce hyper-sombre...

Par Camille - Publié dans : ECOLOGIQUEMENT VOTRE
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Lundi 27 octobre 2008
"Il y a cinquante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l'homme : « Si l'abeille disparaissait du globe, avait-il prédit, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre. »" Mieux comprendre le mal des abeilles pour préserver la biodiversité Créé le 10/10/08 La surmortalité des abeilles "n'est plus contestable" selon un rapport parlementaire remis à Michel Barnier et Nathalie Kosciusko-Morizet. Vendredi, le député de Haute-Savoie Martial Saddier a proposé de revenir à une déclaration annuelle des ruches au plus tard d'ici le 1er janvier 2010 pour faire un inventaire précis et régulier du cheptel et mieux comprendre de quoi il souffre. Pendant longtemps, les pesticides type Gaucho ou Régent ont été pointés du doigt. Mais, malgré l’interdiction de ces produits depuis trois ans, les abeilles continuent de disparaître de façon inexpliquée. Certains apiculteurs accusent désormais les pesticides. Du sort des abeilles dépend le respect de la biodiversité. C’est une menace pour la biodiversité, pour la production de fruits et de légumes et pour le travail des apiculteurs : depuis vingt ans, une disparition progressive des abeilles est constatée. La surmortalité est désormais de l’ordre de 30 à 40% et ne cesse d’augmenter. Un mal que les scientifiques ont encore du mal à expliquer. Pour tenter de sauver les abeilles, Michel Barnier, le ministre de l'Agriculture, et Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, se sont vus remettre vendredi un rapport parlementaire qui confirme la gravité du phénomène et propose de tout mettre en œuvre pour mieux l’expliquer et à terme mieux lutter contre. Jusqu’à présent, la majorité des apiculteurs accusaient les pesticides, et notamment les insecticides utilisés par les agriculteurs dans leurs champs, comme le Gaucho ou le Régent, d'être à l'origine de la mort des abeilles. Or, ces produits sont interdits depuis trois ans. Et les abeilles continuent de disparaître de façon inexpliquée. Avec par exemple des essaims en bonne santé apparente qui disparaissent d’un jour à l’autre sans laisser aucune trace dans leur ruche. Désormais, les parasites, et notamment le varroa, sont pointés du doigt. Le député de Haute-Savoie Martial Saddier propose tout d'abord de revenir à une déclaration annuelle des ruches au plus tard d'ici le 1er janvier 2010 : supprimée en 2005 à des fins de simplification administrative, elle doit permettre un inventaire précis et régulier du cheptel. Martial Saddier préconise également la création d'un Institut technique et scientifique de l'abeille. Michel Barnier lui a alloué un budget de150.000 euros. Parmi les leviers d’action évoqués également : redonner de la nourriture, du nectar, aux abeilles en luttant contre la disparition des fleurs, notamment sauvages, conséquence de la destruction des prairies naturelles, des haies et de l’augmentation de la monoculture. Quelques gestes simples suffisent pour cela : laisser un mètre carré d’herbe sauvage dans son jardin ou laisser pousser librement sur le bord des chemins. Les spécialistes estiment que si 0,5% de l’espace naturel était laissé en friche en France, les abeilles retrouveraient de quoi se nourrir sans difficulté. A mettre en parallèle avec un autre chiffre évoqué par Michel Barnier : 9% de la valeur alimentaire mondiale est liée à la pollinisation, c’est-à-dire à l’activité des abeilles. http://www.europe1.fr
Par Camille - Publié dans : ECOLOGIQUEMENT VOTRE
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Lundi 27 octobre 2008

 

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C’est une incroyable épidémie, d’une violence et d’une ampleur faramineuse, qui est en train de se propager de ruche en ruche sur la planète. Partie d’un élevage de Floride l’automne dernier, elle a d’abord gagné la plupart des Etats américains, puis le Canada et l’Europe jusqu’à contaminer Taiwan en avril dernier. Partout, le même scénario se répète : par milliards, les abeilles quittent les ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible, pas plus que de squatter pourtant prompt à occuper les habitats abandonnés.
 
En quelques mois, entre 60 % et 90 % des abeilles se sont ainsi volatilisées aux Etats-Unis où les dernières estimations chiffrent à 1,5 million (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies qui ont disparu dans 27 Etats. Au Québec, 40 % des ruches sont portées manquantes.
 
En Allemagne, selon l’association nationale des apiculteurs, le quart des colonies a été décimé avec des pertes jusqu’à 80 % dans certains élevages. Même chose en Suisse, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Autriche, en Pologne, en Angleterre où le syndrome a été baptisé « phénomène « Marie-Céleste » », du nom du navire dont l’équipage s’est volatilisé en 1872. En France, où les apiculteurs ont connu de lourdes pertes depuis 1995 (entre 300.000 et 400.000 abeilles chaque année) jusqu’à l’interdiction du pesticide incriminé, le Gaucho, sur les champs de maïs et de tournesol, l’épidémie a également repris de plus belle, avec des pertes allant de 15 % à 95 % selon les cheptels.
 
« Syndrome d’effondrement »
 
Légitimement inquiets, les scientifiques ont trouvé un nom à la mesure de ces désertions massives : le « syndrome d’effondrement » - ou « colony collapse disorder ». Ils ont de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, ni pollinisation, et pratiquement ni fruits, ni légumes. « Trois quart des cultures qui nourrissent l’humanité en dépendent », résume Bernard Vaissière, spécialiste des pollinisateurs à l’Inra (Institut national de recherche agronomique). Arrivée sur Terre 60 millions d’année avant l’homme, Apis mellifera (l’abeille à miel) est aussi indispensable à son économie qu’à sa survie. Aux Etats-Unis, où 90 plantes alimentaires sont pollinisées par les butineuses, les récoltes qui en dépendent sont évaluées à 14 milliards de dollars.
 
Faut-il incriminer les pesticides ? Un nouveau microbe ? La multiplication des émissions électromagnétiques perturbant les nanoparticules de magnétite présentes dans l’abdomen des abeilles ? « Plutôt une combinaison de tous ces agents », assure le professeur Joe Cummins de l’université d’Ontario. Dans un communiqué publié cet été par l’institut Isis (Institute of Science in Society), une ONG basée à Londres, connue pour ses positions critiques sur la course au progrès scientifique, il affirme que « des indices suggèrent que des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique, et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes, interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles ». Pour éviter les épandages incontrôlables, les nouvelles générations d’insecticides enrobent les semences pour pénétrer de façon systémique dans toute la plante, jusqu’au pollen que les abeilles rapportent à la ruche, qu’elles empoisonnent. Même à faible concentration, affirme le professeur, l’emploi de ce type de pesticides détruit les défenses immunitaires des abeilles. Par effet de cascade, intoxiquées par le principal principe actif utilisé - l’imidaclopride (dédouané par l’Europe, mais largement contesté outre-Atlantique et en France, il est distribué par Bayer sous différentes marques : Gaucho, Merit, Admire, Confidore, Hachikusan, Premise, Advantage...) -, les butineuses deviendraient vulnérables à l’activité insecticide d’agents pathogènes fongiques pulvérisés en complément sur les cultures.
 
Butineuses apathiques
 
Pour preuve, estime le chercheur, des champignons parasites de la famille des Nosema sont présents dans quantités d’essaims en cours d’effondrement où les butineuses, apathiques, ont été retrouvées infectées par une demi-douzaine de virus et de microbes.
 
La plupart du temps, ces champignons sont incorporés à des pesticides chimiques, pour combattre les criquets (Nosema locustae), certaines teignes (Nosema bombycis) ou la pyrale du maïs (Nosema pyrausta). Mais ils voyagent aussi le long des voies ouvertes par les échanges marchands, à l’image de Nosema ceranae, un parasite porté par les abeilles d’Asie qui a contaminé ses congénères occidentales tuées en quelques jours.
 
C’est ce que vient de démontrer dans une étude conduite sur l’ADN de plusieurs abeilles l’équipe de recherche de Mariano Higes installée à Guadalajara, une province à l’est de Madrid réputée pour être le berceau de l’industrie du miel espagnol. « Ce parasite est le plus dangereux de la famille, explique-t-il. Il peut résister aussi bien à la chaleur qu’au froid et infecte un essaim en deux mois. Nous pensons que 50 % de nos ruches sont contaminées. » Or l’Espagne, qui compte 2,3 millions de ruches, est le foyer du quart des abeilles domestiques de l’Union européenne.
 
L’effet de cascade ne s’arrête pas là : il jouerait également entre ces champignons parasites et les biopesticides produits par les plantes génétiquement modifiées, assure le professeur Joe Cummins. Il vient ainsi de démontrer que des larves de pyrale infectées par Nosema pyrausta présentent une sensibilité quarante-cinq fois plus élevée à certaines toxines que les larves saines. « Les autorités chargées de la réglementation ont traité le déclin des abeilles avec une approche étroite et bornée, en ignorant l’évidence selon laquelle les pesticides agissent en synergie avec d’autres éléments dévastateurs », accuse-t-il pour conclure. Il n’est pas seul à sonner le tocsin. Sans interdiction massive des pesticides systémiques, la planète risque d’assister à un autre syndrome d’effondrement, craignent les scientifiques : celui de l’espèce humaine. Il y a cinquante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l’homme : « Si l’abeille disparaissait du globe, avait-il prédit, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre. »
 
source:http://www.monde-solidaire.org/spi [...] ticle=4182
 
Y a pas grand chose à rajouter, mise à part que ca fait peur et qu'il est difficile de lutter contre ça.... :pfff:
Par Camille - Publié dans : ECOLOGIQUEMENT VOTRE
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Samedi 27 septembre 2008

 

ATTENTION:  D'accord, vous doutez des propos qui vont suivre, de ce que je pense en matière de sécurité nationale pour la Canada?  Visionnez donc ce qui suit et croyez-moi, je suis en relation avec des gens HAUT PLACÉ en qui j'ai pleine confiance, et je SAIS que l'armée canadienne ainsi que notre "prochain gouvernement" DEVRONT faire quelque chose en association avec OVNI-ALERTE pour que ÇA AVANCE:  ICI 

Situation de panique à Montréal alors qu'un énorme OVNI survole une autorouteÉtablissons le scénario suivant et prêtez-vous au jeu comme si c'était vrai: Supposons qu'une importante « vague » de manifestations d'OVNIS, comme la connue la Belgique en 1989, frappe le Québec cette semaine. Par exemple, en pleine heure de pointe, sur l'autoroute Jean LESAGE (la 20), en direction de l'Est au sortir du Tunnel Louis H. LAFONTAINE; les voitures sont pare-chocs à pare-chocs.

Tout ce que vous pouvez faire consiste à écouter la radio et parfois vous entendez le mec à bord de son hélicoptère dire que tout est au rouge sur l'Ile de Montréal, tout est bloqué partout.
 
Puis soudainement, devant vous à votre « midi » donc, une énorme masse sombre, discoïdale, produisant des éclairs de lumière très puissants, survole l'autoroute à moins de 100 mètres d'altitude. Comment réagiriez-vous? Est-ce que vous cèderiez à la panique? Tenteriez-vous d'utiliser la voie d'accotement pour fuir les lieux? Sortiriez-vous de votre véhicule, appareil photo en main, histoire d'immortaliser l'événement pour en conserver un souvenir?
 
NOUVEAU CAS:  Voir Notifications Récentes (Archives) ICI   et   ICI

(suite-->)

 

Éditorial créé le 2008-09-13 15:16:27

NOUVEAU CAS:  Voir Notifications Récentes (Archives) ICI   et   ICI

Emeute à Montréal-Nord début août 2008Toutes ces questions sont fort légitime.

La VRAIE question est de savoir est-ce que le Canada est prêt à « subir » une vague OVNIS d'importance et QUI pourrait être en mesure de répondre à la population à toutes ces questions qui nécessairement débouleraient plus rapidement que viendraient les réponses?
 
Chez OVNI-ALERTE nous avons l'intime conviction qu'il n'existe AUCUN SERVICE PROFESSIONNEL au pays en 2008 pour faire face à une telle situation. Nous risquerions alors de vraiment connaître le chaos, et les récentes émeutes qu'à connue la ville de Montréal-Nord au début du mois d'août risquent de paraître bien pâles à comparer de ce qui pourrait bien se produire...
 
Ha! Oui! Je sais, pour le moment les sceptiques durs n'abordent pas le sujet sous cet angle puisque pour eux, de toute façon, rien n'existe! Mais comme ils n'ont pas accordé autant de temps, d'énergie et d'effort que moi sur le sujet pour accumuler les quelques 10 000 dossiers que je possède, se pourrait-il que dans le �� lot », quelques uns soient crédibles et très sérieux? De toute manière, on verra bien car selon toute probabilité, ce n'est plus qu'une question de temps.
 
Chez O-A nous demeurons persuadés que CELA VA SE PRODUIRE et la question à savoir si cela VA EFFECTIVEMENT ARRIVER ne se pose même plus. Il faut plutôt se questionner sur QUAND cela va arriver!, c'est différent...
 
Voilà pourquoi il est URGENT de former des AGENTS D'INFORMATION qui seront en mesure de travailler, à partir de protocoles strictes et uniformisés, à prévenir, voire endiguer les risques de cassures dans notre apparente tranquillité sociale. Je vous parle, moi, de SÉCURITÉ NATIONALE.
 
Il est encore temps d'agir et de se préparer car, comme le suggère si bien l'adage : « Un homme averti en vaut deux! ».
 
FCB

Éditorial créé le Samedi 13 septembre 2008

Par Camille - Publié dans : UFOLOGIE
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Samedi 20 septembre 2008

Le sceau de la pyramide tronquée comme celle de Kheops ou Gizeh avec 13 degrés est visible sur le recto des billets de 1 dollars. Il a été créé sur l'ordre d'un des membres de la famille Rothschild, qui était et reste toujours une organisation Luciférienne. La politique et les finances sont les deux moyens employés par cette organisation occulte pour instaurer le gouvernement mondial unifié en programmant trois guerres mondiales pour parvenir à ses fins; "Illuminati" signifie " ceux qui sont éclairés " ou " ceux qui savent ", ou " porteurs de lumière " au sens latin et premier du nom de "Lucifer", "Lux fero", celui qui porte la lumière. Le jour exact de la création du Sceau des États Unis étant le 1er Mai 1776.

L'inscription d'une année en chiffres romains sur la base indique "MDCCLXXVI" soit 1776. La date 1776 est entre autre : La date de la création du " Grand Sceau " des Etats Unis, l'année de fondation de la secte des Illuminati et l'année de la déclaration d'Indépendance des Etats Unis le 4 juillet. "MDCCLXXVI" est un système constitué de 6 puis 7 lettres-nombres, à savoir : 1 + 5 + 10 + 50 + 100 + 500 = 666

 

Les deux mentions en latin sont très significatives. " NOVUS ORDO SECLORUM " signifie "nouvel ordre pour les siècles". En d'autres termes: nouvel ordre mondial. Et " ANNUIT CŒPTIS " signifie: " notre projet sera couronné de succès ".

Le nombre romain à la base de la pyramide (MDCCLXXVI) signifie 1776 en chiffres arabes, année de la Déclaration d'indépendance des États-Unis d'Amérique mais également de fondation des Illuminati de Bavière.

 

 

 

Révélées par l'étoile de David à 6 branches, (également constituée de triangles au-dessus de la tête de l'aigle à droite du billet), les lettres " N ", " O " et " M " de la bannierre forment en Français le mot " NOM ", alors qu'il s'agit d'une expression rédigée en latin "Novus Ordo Seclorum" (le Nouvel Ordre des Siècles). Ces lettres frappées sur un clavier de téléphone font apparaître la séquence numérique 'de la bête: " 666 ". Si l'on prend toutes les lettres révélées par l'étoile de david nous obtenons A S N O M. Il suffit de remettre le M à sa place en début de mot pour former le mot MASON (en français Maçon).

L' oeil d'Horus qui apparaît dans le triangle suspendu car séparé, au sommet de la pyramide est un symbole Luciférien, d'origine Babylonienne et inspirée par les Néphilim, les fameux Géants d'origine angélique rebelle et déchue dont les descendants avaient tant effrayé les deux espions de Moïse en reconnaissance sur la terre promise.

La pierre de faîte qui demeure suspendue au-dessus de la pyramide représente une puissance supranationale, les connaissants inconnus, " ceux qui savent " et manipulent à leur gré les éléments comme les finances internationales pour opérer des transferts de richesses. Sur le haut de la pyramide tronquée, la pierre de faîte symbolisée par un triangle séparé ( attendant d'être accolée? ), rayonne comme une étoile. Elle représente un Collège occulte de régnants qui ne sont pas réellement de notre monde tel que l'homme commun peut le concevoir (l'homme commun est celui qui a été créé à l'image de DIEU à l'origine). Un oeil y est inscrit, c'est celui du Dieu Egyptien Horus, ou de Lucifer pour les sociétés occultes, l'oeil qui voit tout. Il s'inscrit dans un triangle

 

 

 

 

Le billet cache de manière beaucoup plus discrète une "chouette", à l'opposé de l'aigle qui supporte la lumière solaire de face, dont l'utilisation dans le monde occulte est connue de tous. 

A chaque sorcier sa chouette. La chouette est ainsi souvent le symbole de groupes sataniques.

Le " Bohemians club " a pour symbole la chouette, c'est très certainement de celle-ci dont il s'agit sur les billets verts de 1 dollar.

 

 

La date 1789 visible sur le dollar US rappelle en sous main que la Révolution Française a été ourdie et financée par les Illuminati, 13 ans après leur Déclaration d'Indépendance en 1776, comme prélude de leur programme de mise en place de leur Agenda pour instaurer le Nouvel Ordre Mondial et l'Avènement de leur Antéchrist.

Au-dessus du nombre 1789 (un hommage à la révolution?), on peut compter 13 trous sur le compas maçonnique. Cette date est portée sur le dollar US et 1776 + 13 = 1789.

 

 

 

La secte Luciférienne des illuminatis est à l'origine de la conception du sceau des USA, visible sur le dollar, et de la déclaration d'indépendance des États Unis le 4 Juillet dont le pendant Français est le 14 Juillet, fête commémorative d'une révolution qu'ils avaient financée. C'est à cette même date que pour la première fois l' Euro avait été historiquement côté en bourse avec la même parité que le dollar.

 

 

Grand sceau des États Unis
Avec 13 flèches, 13 feuilles, et 13 rayures sur le bouclier, le numéro 13 symbolisant la révolte de Lucifer. Et aussi 33 plumes sur chacune des ailes, symbolisant les 33 degrés de franc-maçonnerie. La fleur du type symbole de la vie sur le dessus contient un hexagramme. 

http://www.ascensionplanetaire.com/illuminati/symbole.htm

SYMBOLE DES ILLUMINATI

 

LE BILLET DE 1 DOLLAR

LA SECTE DU DOLLAR

 

Nous savons que l’histoire de l’amérique est entièrement liée à la franc-maçonnerie. Les pères fondateurs de la république américaine étaient franc-maçons. Ainsi, vers 1760 il n’était pas un coin de l’amérique où la maçonnerie n’eût pénétré. Partout elle prêchait la fraternité et l’unité. Georges Washington dans un courrier adressé au révérend G. W. Snyder, en 1798, ne doute pas que cette «diabolique doctrine» se propageait au travers des loges maçonniques (J. Bordiot). De plus, en 1761, le frère maçon Stéphen Morin, délégué par le Conseil des Souverains Princes Maçons siégeant à Paris, reçut la mission de propager en Amérique le système d’Hérodom. Des loges furent fondées à Boston par Moïse Hayes, en Caroline du sud par Isaac Dacosta, et une Sublime Loge de Perfection à Charleston en 1763.

En 1801, fut créé un rite maçonnique en 33 degrés, par Isaac Long, aidé par le colonel John Mitchell, Frédéric Dalcho, Abraham Alexander, Isaac Auld, et Emmanuel de la Motta, tous «Souverains Princes de Jérusalem», rite composé des « 5 degrès du système d’Hérodom et y ajoutant 6 grades Templiers, qui complétaient 4 degrés empruntés à l’Illuminisme allemand d’Adam Weishaupt, et deux grades dits d’administration... Isaac Long donna a son œuvre le nom de rite Ecossais Ancien et Accepté ; les premières grandes constitutions furent signées à Charleston, le 31 Mai 1801. En arrivant à Charleston en 1801, Isaac Long y transporta le Baphomet qu’il affirmait avoir retrouvé, ainsi qu’un crâne qu’il déclarait être celui du grand maître Molay. A mesure qu’il avançait, l’Illuminé voyait se lever les voiles qui lui cachaient le but suprême de l’Ordre : la destruction de la société, et son remplacement par une organisation sans classe, sans autre hiérarchie que la «vertu» propre à chaque citoyen (Pierre Mariel).

 

Du temps de la première Babylone, l'équivalent du dollar était élaboré sur un système à base sexagésimale, (toujours actuel dans notre monde moderne puisque tout ce qui concerne nos calculs et mesures d’angles est régi selon un système sexagésimal), divisé en 60 cents, donc on peut par exemple considérer 1110 comme un système de référence à l’ancienne Babylone et convertir 1110 en système centésimal comme celui de la Babylone moderne, en divisant par 100 puis en multipliant le résultat obtenu par 60, soit plus simplement : 1110 x 0.60 = 666 ou 666 dollars type Première Babylone + 666 dollars type Nouvelle Babylone. Voici donc la secte du dollar.

 

Éléments de la première ébauche du billet vert en Juillet 1776: La devise latine: " E Pluribus Unum ", L'œil dans le triangle, La Nuée glorieuse, La date: MDCCLXXVI, Le nuage. Deuxième mouture en Mars 1780: Les flèches, La branche d'olive, Les 13 étoiles, Le bouclier avec les 13 étoiles. Troisième mouture en Mai 1782: La pyramide tronquée. Design final en Juin 1782: L' Aigle chauve Américain, Les devises latines: " Annuit Coeptis " et " Novus Ordo Seclorum " . Selon la version officielle, il n'y a absolument rien d'occulte, sur les recto / verso du billet vert.

                 

Le symbole des Illuminati est présent sur les billets de 1 dollar: une pyramide dont le sommet (l' Élite) est éclairé par     l' oeil de la conscience et domine une base aveugle, faite de briques identiques (la population).

Par Camille - Publié dans : MAITRE DU MONDE 2
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Samedi 20 septembre 2008
Les Etats-Unis se rapprochent d'un blocus de l'Iran

Le gouvernement des Etats-Unis vient d'imposer de nouvelles sanctions contre l'Iran, cette fois-ci en visant ses compagnies maritimes. La principale ligne maritime iranienne et 18 de ses filiales, accusée d'être engagée dans la contrebande de matériel nucléaire - une accusation catégoriquement réfutée par l'Iran -, a été placée sur la liste noire des Etats-Unis.

Par Kaveh L Afrasiabi
Asia Times Online, le 12 septembre 2008
article original :
"US a step closer to Iran blockade"



Les Etats-Unis se rapprochent d'un blocus de l'Iran
Même si l'impact économique de cette mesure contre les Lignes Maritimes de la République Islamique d'Iran (LMRII) sera minimal, à la lumière de l'absence quasi-totale de lien entre cette compagnie maritime et les entreprises étasuniennes, cette toute dernière initiative des Etats-Unis contre l'Iran envoie un signal fort sur l'intention des Etats-Unis de faire monter la pression contre l'Iran - et, si nécessaire, de façon unilatérale. Il s'agit peut-être d'un prélude à des actions plus séreuses et plus dangereuses dans un proche avenir. D'abord, un blocus naval de l'Iran, en vue d'asphyxier, entre autres choses, son accès aux importations de carburants.

L'administration de George W. Bush, qui vit ses derniers mois, s'apprête, lentement mais sûrement, à engager des actions impétueuses qui lieront efficacement les mains du prochain président des Etats-Unis, surtout si celui-ci devait être le candidat démocrate Barack Obama. En effet, par le passé, ce dernier a fait connaître son intérêt pour un dialogue direct avec Téhéran.

Si ces nouvelles sanctions sont en fait des catalyseurs en vue d'actions plus agressives des Américains contre l'Iran - certains membres du Congrès étasunien demandent l'interdiction des cargos iraniens - alors, d'ici à ce que le successeur de Bush au bureau ovale prenne ses fonctions en janvier prochain, le climat d'hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran pourrait avoir dégénéré, à un point où il faudrait un effort monumental pour défaire ce qui semble être le dernier coup d'éclat de Bush.

D'un autre côté, à la vieille des élections présidentielles en novembre prochain, plus de tensions entre les Etats-Unis et l'Iran conduiraient l'électeur à accorder une plus grande priorité aux questions de sécurité nationale, ce qui bénéficierait au rival républicain d'Obama, John "Bombardez ! Bombardez ! Bombardez l'Iran !" McCain.

En effet, le couplage de la crise en Géorgie avec celle de l'Iran représente un bonus majeur pour McCain et son approche "de fermeté" envers les ennemis extérieurs des Etats-Unis.

Selon le journaliste d'investigation américain, Seymour Hersh, qui a écrit plusieurs reportages sur les actions secrètes des Etats-Unis contre l'Iran, Bush a plus fois juré de quitter la Maison Blanche en laissant le programme nucléaire iranien intact.

Avec les nouvelles tensions entre la Russie et la Géorgie qui réduisent les perspectives d'une nouvelle diplomatie "multilatérale" vis-à-vis de l'Iran aux Nations-Unies cet automne, la Maison Blanche vient de démarrer un nouveau chapitre de l'action unilatérale coercitive contre l'Iran, qui pourrait bien faire partie d'une "approche d'ensemble" globale. Cette approche pourrait inclure l'interdiction des navires iraniens en haute mer, voire des mesures progressives pour imposer un régime de "blocus intelligent", destiné à refuser l'accès à l'Iran aux carburants dont il a un besoin vital.

Cette dernière mesure aurait en fait pour objectif de viser la population iranienne en lui faisant subir une souffrance tangible et qui pourrait dissiper son soutien à la politique nucléaire du gouvernement, donc à l'insistance de celui-ci pour faire valoir ses droits à enrichir l'uranium en vertu du Traité de Non-Prolifération. Il ne fait aucun doute que les Etats-Unis joueraient avec le feu, et les choses pourraient s'envenimer plutôt rapidement et devenir incontrôlées dans l'éventualité d'une réaction forte de l'Iran.

En ce qui concerne Washington et Tel Aviv, leurs efforts pour monter la Syrie contre l'Iran sont en train de payer - grâce en partie aux efforts infatigables de la France - et les politiciens israéliens ne cachent pas leur espoir que leurs négociations avec Damas leur permettront de toucher un dividende, arrivant à point nommé, par le refroidissement de l'alliance irano-syrienne, jusqu'ici au beau-fixe.

En Iran, des murmures de "diplomatie faible et réactive" peuvent déjà se faire entendre, plaçant ainsi l'administration du Président Mahmoud Ahmadinejad sur la défensive.

Par conséquent, les faucons à Washington sentent venir l'occasion de dernière minute d'affaiblir l'Iran. Ils auront certainement analysé les menaces et estimé les risques. Mais si jamais leurs calculs s'avéraient incorrects, cela pourrait être désastreux pour le gouvernement étasunien dans les années à venir, avec des ennuis énormes.

Quant à l'Iran, un porte-parole des LMRII a dénoncé la mesure des Etats-Unis comme étant "illégale" et basée sur des "accusations mensongères". Les LMRII, qui sont en fait une société privée et non pas une entreprise d'Etat, ont promis de porter plainte auprès des tribunaux internationaux, l'action des Etats-Unis s'inscrivant en violation des termes et du cadre des sanctions de l'ONU, imposées par le Conseil de Sécurité contre l'Iran au sujet de son programme nucléaire. Par exemple, ces sanctions exemptent la centrale nucléaire de Busher en Iran, permettant à celle-ci d'être approvisionné en matériel nucléaire pour cette centrale de fabrication russe et dont la construction est presque terminée.

Cela signifie que les Etats-Unis pourraient chercher à saisir les marchandises nucléaires russes destinées à l'Iran en représailles pour son offensive en Géorgie pro-occidentale, faisant ainsi monter la colère de Moscou. Une autre alternative serait que les Etats-Unis utilisent la menace d'une telle action comme moyen de pression à la fois contre Téhéran et Moscou. La Russie, du point de vue de Washington, doit être amenée à rentrer dans le rang en ce qui concerne l'Iran.

Une fois encore, toute action de ce genre par les Etats-Unis aura des conséquences prévisibles et des conséquences imprévisibles, et les faucons de Washington seraient bien téméraires s'ils prétendaient connaître tout l'éventail de ces ramifications, qui pourraient être dramatiques parce qu'elles raviveraient une nouvelle guerre froide et militariseraient purement et simplement la crise nucléaire iranienne.

Téhéran ne semble pas accueillir favorablement une escalade avec les Etats-Unis. Un ministre délégué aux affaires étrangères, Mehdi Safari, a annoncé que l'Iran est prêt à s'engager dans des négociations de bonne-foi avec l' "Iran Six" (les cinq pays du Conseil de Sécurité, plus l'Allemagne).

Ahmadinejad est attendu à New York dans moins de deux semaines pour participer à l'assemblée générale de l'Onu et, selon toutes les indications, les Etats-Unis et Israël ont choisi délibérément de donner un nouvel élan à leur campagne contre Ahmadinejad, justifiant une lettre de l'ambassadeur iranien à l'ONU, Mohammed Khazaï, se plaignant de menaces flagrantes contre le président iranien de la part des politiciens israéliens - ils ont même dit qu'ils le kidnapperaient.

En conclusion, alors que des plans sérieux contre l'Iran sont fomentées à Washington et à Tel Aviv, le sort de la paix et de la stabilité dans la région pétrolière volatile du Golfe Persique semble une fois de plus sur le point d'être compromis, si la direction prise va vers une confrontation ouverte avec l'Iran.
Copyright 2008 Asia Times Online Ltd/Traduction :
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Samedi 20 septembre 2008

 


11 septembre,bush coupable
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Dimanche 7 septembre 2008

L' ASSASSINAT DE JOHN KENNEDY

Il est extrêmement difficile de conserver le secret absolu dans une affaire
où le nombre de personnes concernées dépasse deux.
Jean-Michel Beau



John Kennedy fut le 35ième président des Etats-Unis élu en 1960 en battant in extremis le républicain Richard Nixon par le plus petit écart électoral de l'Histoire des USA (si l'on excepte évidemment l'épisode tragi-comique du duel Bush-Gore en 2000). Premier catholique à exercer le poste suprême, sa personnalité ne laissait pas indifférent : ou bien on l'admirait pour son charisme qui était réel ou bien on le détestait pour ses options politiques mais il ne laissait en général pas indifférent. En 1963, désireux d'être réélu et conscient que son bilan politique en trois ans restait assez moyen, il se lança dans une très longue campagne électorale. Ses conseillers lui avaient proposé de porter ses efforts sur les Etats du sud où les Démocrates (en Europe, on dirait la gauche) étaient moins populaires que les Républicains (la droite).

En novembre 1963, John Fitzgerald Kennedy se retrouve dans un Etat où la situation du parti démocrate est particulièrement délicate : le Texas, un des fiefs du parti républicain.

Le 22 novembre 1963, John Kennedy débarque en compagnie de son atout charme sa femme Jacqueline Bouvier à Dallas, une ville où il fait l'objet de vives critiques et même de menaces à peine voilées.

Le petit prince maudit de l'Amérique allait y rencontrer son destin.

DALLAS, 22 NOVEMBRE 1963, 12H30

Ce jour-là, il faisait beau et doux à Dallas. Hélas, devrait-on écrire car s'il avait plu, rien peut-être ne se serait passé.

A la descente de l'avion Air Force One, John Kennedy et son épouse prennent place à l'arrière d'une somptueuse limousine Ford Lincoln décapotée vu les conditions climatiques favorables. Devant eux se trouvent le gouverneur du Texas John Connally et sa femme. La voiture est pilotée par un agent du Secret service (terme que l'on aurait tort de traduire littéralement par Service secret. Il s'agit en fait d'un service de protection du Président). La Limousine est suivie par un important cortège de voitures officielles.

John Kennedy doit traverser une grande partie de la ville à vitesse réduite pour se rendre à une réception officielle, l'idéal pour saluer la foule qui se presse le long du parcours. Les habitants de Dallas lui réservent un accueil généreux, ce qui ne manque pas d'étonner le couple présidentiel.

Vers 12H30, le cortège arrive sur Dealey Plaza, quasiment en fin de parcours. Soudain, plusieurs coups de feu éclatent (Trois? Quatre? Plus?). Kennedy est touché à la tête, le gouverneur Connally est aussi blessé. Emmenés à l'hôpital Parkland, les médecins tentent l'impossible pour sauver le Président mais ils doivent rapidement constater le décès de l'homme le plus puissant du monde. Les chirurgiens parviendront par contre à sauver Connally.

Sur les lieux de l'attentat, la confusion est complète. Des témoins affirment que les tirs sont partis d'un immeuble situé derrière la limousine, d'autres moins nombreux indiquent une butte gazonée entourée d'une barrière en bois se trouvant devant le cortège au moment des détonations. La police boucle le quartier et s'intéresse particulièrement au Texas School Book Depository (TSBD), un immeuble servant de dépôt de livres scolaires et d'où des tirs sont, semble-t-il, partis. Au cinquième étage du TSBD (sixième niveau pour les Américains), les policiers de Dallas découvrent une carabine italienne et trois douilles. Très vite et assez bizarrement, une description très vague (homme blanc, trentaine, 1m80) d'un homme vu à la fenêtre de cet étage est communiquée aux patrouilles de la police de Dallas. Vers 13H15, dans un quartier éloigné de plusieurs kilomètres des lieux du crime, un agent de police du nom de Tippit remarque un homme qui correspond au signalement. Il tente de le contrôler mais l'homme sort un revolver et le tue. Plus tard, à proximité, un homme fort nerveux pénètre dans une salle de cinéma sans payer. La police est avertie et pénètre en force dans le cinéma. Non sans mal, les policiers arrêtent un homme armé. Son nom deviendra célèbre dans le monde entier : Lee Harvey Oswald.

Emmené au commisariat, les choses vont prendre rapidement une mauvaise tournure pour Oswald. Interrogé sur la mort de Tippit et de Kennedy, il nie en restant très maître de lui. Il va d'abord être inculpé du meurtre de l'agent Tippit. Ensuite, il sera longuement interrogé sur l'assassinat de JFK car de lourdes charges pèsent sur lui. Employé au dépôt de livres, il s'y trouvait au moment de l'assassinat. Les policiers ont également la preuve que le fusil retrouvé avait été commandé par Oswald sous un faux nom. La police va également avoir accès aux dossiers de Lee Harvey Oswald détenus par différents services. On découvre que Oswald est un ancien militaire qui séduit par les thèses marxistes a trouvé un moment refuge en URSS. Oswald y travailla quelques années dans une usine à Minsk et y épousa une jeune femme. Par la suite, déçu du communisme, il revint aux Etats-Unis accompagné de sa femme. Cela ne l'empêcha pas de garder une certaine sympathie pour la philosophie extrémiste de gauche et d'afficher publiquement son appui pour Castro. Mais devant la presse, Oswald persiste à nier et lâche cette phrase sibylline : "Je suis un bouc-émissaire".

Le 23 novembre, le procureur et ses services inculpent officiellement Oswald de l'assassinat du Président des Etats-Unis. Oswald qui, notons-le, n'a toujours pas pu bénéficier de l'assistance d'un avocat.

Le lendemain, Oswald doit être transféré à la prison de Dallas. Entouré par de nombreux policiers et devant une meute de journalistes, Oswald doit traverser tout d'abord le parking souterrain de la police. Soudain, un homme bondit devant lui et lui tire une balle dans le ventre. Les policiers se jettent sur le tireur pour l'immobiliser. Ils sont pour le moins surpris : l'homme qui vint de tirer est une de leur vieille connaissance, Jack Ruby un propriétaire de boîtes de strip-tease. Transporté à l'hôpital Parkland, Oswald y décède en emportant son secret. Sommé de s'expliquer sur son geste fatal, Ruby explique avoir simplement voulu venger la mort du Président de manière impulsive et dans un moment de folie.

LE RAPPORT WARREN

Inutile de préciser qu'après cette succession d'événements tragiques, l'Amérique est sous le choc. Certes, ce n'est pas la première fois qu'un président américain est assassiné. Mais ici le peuple américain ne comprend pas que le président qui devait être extrêment bien protégé soit si facilement abattu et que son assassin présumé ait subi le même sort. C'est une situation véritablement scandaleuse qui doit être absolument éclaircie. Le nouveau président Lyndon Johnson promet une commission d'enquête. Elle sera confiée à un homme respecté et respectable : Earl Warren, président de la Cour suprême des Etats-Unis. Warren et ses collaborateurs vont être confronté à trois hypothèses : un complot extérieur aux USA, un complot intérieur ou un acte commis par un déséquilibré isolé. Dès le départ, la commission va être confrontée à un terrible dilemme : Kennedy abattu par les communistes (Soviétiques ou Cubains), les Américains n'avaient comme choix qu'une riposte militaire débouchant probablement sur une troisième guerre mondiale. Les Soviétiques étant d'ailleurs en alerte nucléaire craignant qu'on les accuse de l'assassinat. S'il s'agissait d'un complot intérieur, la confiance dans les institutions américaines aurait été ébranlée et le pays aurait été confronté à une très grave crise politique et institutionnelle. La Commission Warren n'avait donc pas le choix : il fallait que l'assassinat de Kennedy soit l'oeuvre d'Oswald, un tireur isolé.

La commission Warren via les services du FBI et de la CIA entendra des centaines de témoins, prendra connaissance des rapports balistique et d'autopsie et visionnera une copie du film tourné par un amateur, Abraham Zapruder, qui a filmé par hasard la scène du crime.

Après plusieurs mois d'une enquête parfois bâclée, la Commission Warren rendra public son rapport. Ses conclusions seront simples : Oswald, un déséquilibré pro-communiste agissant seul, a assassiné le Président, Jack Ruby a tué Oswald pour des raisons personnelles, il n'y a pas eu de complot pour assassiner John Kennedy. Les Américains pouvaient dormir tranquilles.

L'HOMME AU PARAPLUIE, LES TROIS CLOCHARDS ET THE BLACK DOG MAN

Dès la publication de ce rapport, les Américains sentirent comme un soulagement. L'assassinat de Kennedy était l'oeuvre d'un fanatique. Mais l'Amérique, n'en déplaise à certains, reste la plus grande démocratie du monde et des voix discordantes se sont faites entendre. Pendant des dizaines d'années, des chercheurs, des enquêteurs privés, des avocats, des journalistes vont s'attaquer aux faiblesses du rapport Warren en pointant du doigt ses lacunes, ses omissions et ses failles. Ils arriveront à la conclusion que JFK fut bel et bien la victime d'un complot.

Selon ces "conspirationnistes", le principal point faible du rapport consistait dans l'interprétation balistique du drame. La Commission avait conclu que Lee Harvey Oswald avait tiré trois balles : une balle qui rata sa cible mais blessa indirectement un témoin, une balle dont la trajectoire semblait impossible et qui fut surnommée la "balle magique". La balle magique toucha Kennedy dans le dos, resortit par sa gorge puis continua sa trajectoire en causant trois blessures au gouverneur Connally. Cette balle fut retrouvée ensuite pratiquement intacte sur une civière à l'hôpital Parkland. La dernière balle, la balle mortelle, atteignit John Kennedy à la tête. Mais en examinant le film Zapruder (qui ne fut rendu public qu'en 1975), on voit très bien qu'au moment de l'impact la tête de Kennedy est violemment projetée vers l'arrière comme si le tir provenait de l'avant. Cela nécessitait évidemment la présence d'un second tireur. Et que dire alors de l'impact d'une balle retrouvé sur le pare-prise de la Lincoln?

En examinant les autres documents pris sur Dealey Plaza le 22 novembre 1963 (films, photos), les chercheurs trouveront d'autres éléments troublants venant conforter la théorie du complot. Sur l'agrandissement d'une photo, on peut voir sur le monticule herbeux une ombre qui sera appelée the black dog man car elle ressemble à un chien assis. Quasiment au même endroit, on a vu également une tâche qui une fois analysée laissait apparaître la silhouette d'un policier semblant tenir un fusil (the badge man). Il faut rester cependant prudent avec ce genre d'analyses car l'interprétation y joue un grand rôle.
Sur le film d'Abraham Zapruder (encore lui!) et sur d'autres photos, on voit un homme tenant un parapluie ouvert. C'est un fait étrange car le soleil était radieux ce jour-là. Beaucoup d'enquêteurs parallèles ont pensé que l'homme au parapluie donnait un signal au(x) tireur(s). Un auteur a même imaginé que ce parapluie était une arme tirant une fléchette empoisonnée sur le Président...

On sait aussi que la police de Dallas interpella trois clochards dont on s'est longtemps interrogé sur l'identité. Certains ont reconnu en eux des agents de la CIA. Mais après vérifications des dossiers de la police, ces trois clochards furent identifiés : ils étaient bel et bien des clochards qui se trouvaient là par hasard.

La personnalité de Jack Ruby suscita aussi de nombreuses interrogations. Il était difficile de croire que Ruby ait agi simplement par amour pour les Kennedy et pour éviter à Jacky d'assister un procès qui s'annonçait pénible pour elle. Le plupart des observateurs eurent la conviction que Ruby avait tué Oswald pour l'empêcher de faire des révélations. Ruby qui était déjà omniprésent durant ces trois jours de novembre 1963. Au moment de l'attentat, il se trouvait à proximité de Dealey Plaza dans un immeuble d'où il avait une vue parfaite sur le TSBD. Après l'attentat, certains témoins affirmeront l'avoir vu à l'hôpital Parkland. Durant la garde à vue d'Oswald, Ruby se trouvait au milieu des journalistes. Il semblerait aussi que vu ses activités professionnelles, Ruby fréquentait des milieux interlopes dont des proches de Jimmy Hoffa, un syndicaliste mafieux. Ruby fut condamné à mort en 1964 après un procès étrange où Accusation et Défense s'affrontèrent sur l'état mental de Ruby au moment de son crime sans jamais donner l'impression de vouloir connaître véritablement le but exact de Ruby. Jack Ruby mourut d'un cancer en 1967. A la fin de sa vie, lorsque son état physique mais aussi mental se dégradaient considérablement, il accusa sans vraiment le nommer le nouveau Président Johnson d'avoir organisé l'assassinat.

Pour tous les chercheurs, le doute n'était plus permis. Il y avait plusieurs tireurs et Kennedy fut la victime d'un complot. La grosse majorité des auteurs pensent qu'il y avait deux tireurs : un dans le TSBD et un autre sur le monticule herbeux qui toucha Kennedy à la tête. D'autres penchent pour un nombre supérieur de tireurs qui se seraient trouvés dans un autre immeuble proche du TSBD, sur un pont de chemin de fer voire même dans une bouche d'égoût.

QUI?

Si réellement un complot est à l'origine de la mort de Kennedy, on peut écrire sans se tromper que les suspects sont nombreux.

La thèse de l'élimination de Kennedy par la mafia conserve des partisans. Il a toujours été dit que la mafia avait aidé le clan Kennedy à remporter les élections présidentielles de 1960. En contre-partie, une fois élu, John Kennedy devait laisser les mains libres à l'organisation criminelle. Or, une fois à la Maison-Blanche, Kennedy nomma son frère Robert à la tête du Ministère de la Justice. Robert Kennedy allait mener une lutte impitoyable contre le crime organisé. L'honorable société se serait vengée en organisant l'assassinat. Certains boss mafieux se sont d'ailleurs vanté en privé d'avoir eu la peau de Kennedy.

Fidel Castro fut aussi montré du doigt. Cuba était devenu un véritable danger pour la sécurité des Etats-Unis comme la fameuse crise des missiles l'a démontré. Les gouvernements américains vont tout tenter pour renverser le régime marxiste de La Havane. John Kennedy lui-même ordonna à plusieurs reprises à la CIA d'assassiner Castro par tous les moyens. Sans résultats vu que Fidel Castro continue à voir défiler les présidents américains. Fidel Castro savait évidemment que Kennedy voulait l'éliminer. Quelques semaines avant le 22 novembre 1963, Castro déclarait que "si l'on me menace, je suis aussi capable de menacer".

Les Soviétiques aussi figurent en bonne place dans la liste des coupables potentiels. Après la grave crise des missilles de Cuba, les Soviétiques se sentirent humiliés d'avoir perdu leur bras de fer contre Kennedy. Il n'est donc pas impossible que certains cerveaux du KGB et du Soviet Suprême eurent l'idée de tuer Kennedy dans un simple souci de vengeance. Une curieuse affaire d'espionnage est venu conforter cette théorie. En 1964, un officier du KGB du nom de Nosenko passa à l'ouest et offrit ses services aux Américains. La CIA, méfiante au départ, reçut des informations ultra-secrètes qui une fois recoupées s'avéreront exactes. Par hasard, Nosenko était l'officier du KGB qui s'occupa du dossier de Lee Harvey Oswald quand celui-ci s'installa à Minsk. Interrogé sur Oswald, Nosenko va déclarer que jamais celui-ci ne fut engagé par les services secrets russes et qu'il n'y eu même jamais de contact entre Oswald et le KGB. Le FBI finit cependant par découvrir que Nosenko n'était qu'un agent d'intoxication. Pourquoi donc les Soviétiques se donnèrent-ils tant de mal pour démontrer qu'ils n'avaient aucun lien avec Oswald?

Les opposants au régime de Fidel Castro étaient probablement ceux qui avaient le plus envie de se débarrasser de Kennedy. Lorsque avec l'appui de la CIA, les anticastristes tentèrent de débarquer à Cuba afin d'y mener une tentative de renversement de Castro (la Baie des Cochons), ils espérèrent en vain un appui militaire direct demandé au président américain. Mais Kennedy refusa et la tentative de putsch se termina par un fiasco. Des éléments anticastristes auraient donc voulu venger leurs camarades tués ou retenus prisonniers en assassinant celui qu'ils considéraient à tort ou à raison comme le principal responsable de l'échec de l'opération.

Depuis le film JFK d'Oliver Stone, la thèse de l'assassinat organisée par des agents de la CIA avec l'appui du lobby de l'industrie militaire est devenue très tendance. Pour les conspirationnistes, la CIA, une organisation très puissante, était la mieux placée pour éliminer Kennedy avec qui les relations étaient très tendues. Les moyens dont elles disposent expliqueraient les diverses anomalies constatées par certains chercheurs : disparition de certains témoins, photos d'autopsie truquées, manipulation de l'autopsie,...

D'autres furent également accusés d'avoir commandité l'attentat du 22 novembre 1963 : le vice-président Lyndon Johnson, l'extrême-droite américaine, les pétroliers texans ou encore les services secrets israéliens.

Mais après quatre décennies d'enquêtes parallèles, les éléments de preuve suffisants du complot manquent encore cruellement.

THESES ETRANGES ET ETRANGES THEORIES

Rien qu'en langue anglaise, plusieurs centaines d'ouvrages consacrés à l'assassinat du président Kennedy furent publiés, ce qui correspond pratiquement à autant de théories différentes.
Certains chercheurs ont cependant proposé des théories peu orthodoxes dont certaines frisent souvent la fantaisie.

On va le voir, l'imagination est au pouvoir.

- JFK souffrait de graves problèmes de santé. Se sachant condamné par la médecine, il aurait lui-même mis au point son assassinat afin de laisser sa trace dans l'histoire.
- Le journal France-Dimanche a un jour publié des photos prises de loin sur une île grecque d'un homme dans une chaise roulante. Cet homme était sensé être Kennedy qui n'aurait été que grièvement blessé en novembre 63. Totalement handicapé, il aurait été recueilli par Aristote Onassis, le second mari de Jacqueline Bouvier.
- Dans son ouvrage Mortal error, Bonnar Menninger affirme après une étude balistique poussée que la balle mortelle fut tirée par erreur par l'un des gardes du corps du Président.
- Dans un livre paru en 1989, l'écrivain James Reston affirme quant à lui que la véritable cible de Lee Harvey Oswald était en fait le gouverneur John Connally avec qui il aurait eu un différent. Dans cette optique, on peut dire que si Oswald visait Connaly, il fut prodigieusement... maladroit. Par contre, on peut dire aussi que si Oswald visait Kennedy, il fut prodigieusement... adroit!
- Dans un ouvrage auto-édité, un auteur californien liait à l'assassinat à la mise au point par la CIA dans ses laboratoires d'un virus destiné à éliminer Castro entre autres. Ce virus se serait répandu ensuite par erreur dans le monde. Son nom : le SIDA.
- Un autre auteur, après avoir examiné attentivement le film Zapruder, arriva à la conclusion que la balle mortelle fut tirée par le chauffeur de la Limousine présidentielle. En effet, en visionnant le film image par image, on peut voir le chauffeur se retourner. On a même l'impression qu'il tient en main un objet brillant (une arme?). C'est à ce moment précis que le Président est touché à la tête. C'est assez étonnant à constater. Mais pourquoi donc l'agent Greer aurait-il abattu celui qu'il devait protéger? Il aurait reçu cet ordre d'un mystérieux gouvernement occulte du nom de Mj12 qui voulait empêcher Kennedy de dévoiler la présence d'ovnis et d'extra-terrestres sur notre planète.
- Dans une théorie reprise en son temps par le Nouvel Observateur, les auteurs de l'assassinat seraient trois Français recrutés pour la cause par la mafia américaine. L'un de ces trois individus était déjà soupçonné d'avoir assassiné un policier bruxellois dans les années 50.
- D'autres encore ont imaginé que Lee Oswald avait un sosie au rôle trouble. Cette théorie prit même une ampleur considérable à un point tel que le corps d'Oswald fut déterré pour analyse.

LES CONTRE-ENQUETES OFFICIELLES

Le premier à remettre en cause officiellement la conclusion du rapport Warren fut le procureur de la Nouvelle-Orléans Jim Garrison. En recueillant les témoignages d'individus douteux dont un toxicomane, Garrison découvrit que Lee Harvey Oswald fréquentait le même immeuble que des individus clairement opposés à Fidel Castro. Garrison découvrit que ces hommes étaient liés à la CIA. Le Procureur imagina alors que l'Agence avait préparé l'assassinat du Président. Il parvint même à déférer devant un tribunal l'homme d'affaires Clay Shaw que Garrison présenta comme le cerveau de l'assassinat. Mais les charges retenues contre Shaw furent considérées comme insuffisantes pour ne pas dire inexistantes et Clay Shaw fut acquitté.

En 1975, devant la pression de l'opinion publique, le pouvoir législatif américain décida de créer une commission d'enquête sur les assassinats de John Kennedy, de Robert Kennedy et de Martin Luther King. Cette commission d'enquête, la House Select Committee on Assassinations (HSCA), travailla pendant trois années et arriva en ce qui concerne l'assassinat de John Kennedy à des conclusions surprenantes. Après avoir procédé à l'audition d'une bande sonore enregistrée au moment de l'attentat depuis une moto de la police de Dallas, le HSCA conclut qu'il y avait eu quatre tirs. Trois tirs (dont la balle magique et la balle léthale) venant du dépôt de livres et un tir provenant du fameux tertre gazonné. Mais ce tir rata le Président... Le HSCA démontra cependant que puisqu'il y avait deux tireurs, il y avait complot. La commission pensait que la mafia était à l'origine de l'assassinat. Quelques années plus tard, l'Académie des Sciences des USA (dont l'impartialité ne peut être mise en doute) analysa à nouveau ce document sonore et déclara qu'il ne prouvait pas l'existence de quatre coups de feu...

LA THEORIE DU TIREUR ISOLE

Une majorité d'Américains ne croient pas aux conclusions de la Commission Warren. Pourtant, il existe des auteurs qui après avoir analysé sérieusement le dossier ont conclu que Lee Harvey Oswald était le seul et unique coupable. On citera par exemple les travaux du juriste G.Posner qui est généralement considéré comme quelqu'un de sérieux aux Etats-Unis.

Plusieurs éléments en effet sont défavorables à Oswald.

1. Oswald travaillait au TSBD et s'y trouvait le jour de l'assassinat.
2. Le fusil utilisé pour tirer sur Kennedy appartenait à Oswald et on retrouva ses empreintes sur les cartons entourant l'endroit où se trouvait le tireur.
3. Il est absolument certain que trois coups ont été tiré depuis le cinquième étage du dépôt de livres. Des témoins qui se trouvaient à la fenêtre située juste en-dessous ont clairement entendu les trois détonations ainsi que le bruit des douilles éjectées tombant sur le sol.
4. Oswald quitta précipitamment le dépôt de livres.
5. On a souvent écrit que Lee Harvey Oswald était un piètre tireur. Or, lors de son interpelation, on trouva sur lui une médaille de très habile tireur des Marines.
6. Oswald visait la tête du Président. Il rata une fois sa cible, toucha une fois le Président dans le dos et une salle balle atteignit la tête du Président. Ce qui grosso modo ne fait qu'un taux de réussite de 50%.

Ces éléments ne constituent qu'un faisceau de présomption et certainement pas des preuves absolues. Il est difficile d'imaginer comment se serait passé le procès de Lee Harvey Oswald. Mais un bon avocat aurait pu peut-être démontrer son innocence. Mais Jack Ruby est venu mettre un terme à tous les scénarios de justice-fiction...

Depuis, les experts continuent à s'affronter. En visionnant le film Zapruder, les experts ont déclaré à l'époque que les trois balles auraient dû être tirées en six secondes environ ce qui semblait appartenir au domaine de l'impossible ou presque. Cependant les techniques modernes ont permis de digitaliser le film et de le projeter à sa vitesse exacte. On observe alors que les trois balles ont été tirées en 9 secondes.
Mais le point sur lequel les experts ne sont pas en accord reste la trajectoire des balles. Déjà, les expertises commandées par la Commission Warren démontraient que la trajectoire de la balle magique était tout à fait possible bien que fort inattendue. Mieux même, en 1976, le prix Nobel de Physique Luis Alvarez analysa le mouvement de la tête de Kennedy au moment de l'impact de la balle fatale. Il démontra que le premier mouvement de la tête était vers l'avant. Le mouvement suivant (vers l'arrière) serait dû à un reflexe neurologique. Ce tir, selon Alvarez, venait donc bien de l'arrière comme le démontre d'ailleurs les photos de l'autopsie. Cependant, tous les experts ne sont du même avis. La bataille des experts va sans aucun doute continuer encore longtemps. (voir à ce propos
http://users.skynet.be/mar/jfk.htm)

On notera également qu'un policier belge du nom de Marcel Dehaeseleer en analysant le film Zapruder y a trouvé des éléments qui pourraient s'avérer fort intéressants (http://users.skynet.be/copweb/jfk/)

JFK, 40 ANS APRES

A l'approche du quarantième anniversaire (vu les circonstances, il serait préférable de parler de commémoration) de la mort de JFK, les esprits se sont à nouveau mis à s'échauffer. La chaîne de télévision américaine ABC par exemple a diffusé un reportage où après avoir analysé avec les moyens technologiques les plus modernes les différents éléments du dossier (photos, rapports,...) ABC tire comme conclusion que Lee Harvey Oswald était l'unique tireur. Une hypothèse largement partagée par le frère de l'assassin présumé. Mais quel crédit peut-on apporter aux médias américains qui semblent avoir perdu le plus élémentaire sens critique et paraissent totalement muselés par les gardiens du temple gouvernemental?

En langue française, deux ouvrages méritent qu'on s'y arrêtent : Les nouvelles preuves de l'assassinat de J.F. Kennedy par Caroline Lebeau et le dernier témoin par William Reymond.

Commençons par esprit de clocher et par galanterie par le livre de Caroline Lebeau une jeune Liégeoise qui se présente comme journaliste d'investigation alors qu'elle ne possède en fait qu'un simple diplôme d'aide-comptable. Son livre est préfacé par un certain Hugues Mondrian (alias Hugo Nhart) un auteur prolixe qui a déjà consacré une enquête sur le "complot" qui mis fin à la vie de la princesse Lady Di et sur les ovnis, un autre thème où les amateurs voient aussi des complots un peu partout.
Comme la plupart des autres auteurs, Caroline Lebeau affirme que John Kennedy fut la victime d'une vaste conspiration. Caroline Lebeau y accuse George Bush Senior d'avoir trempé dans l'assassinat du Président. A l'appui elle publie une photo sensée représenter George Bush à Dallas le 22 novembre 1963. Ce document (comme toutes les autres photographies du livre) a été capturée sur Internet et est donc de qualité médiocre. En outre, l'éventuelle présence de G.H. Bush sur Dealey plaza ne constitue en rien une preuve. Pour se rendre un peu crédible, Caroline Lebeau a été jusqu'à affirmer que durant son enquête, elle fut l'objet de menaces et d'intimidations et qu'elle dû faire appel à une société privée de gardiennage pour assurer sa sécurité.

Tout cela n'a finalement aucun intérêt.

Beaucoup mieux charpenté est l'enquête du journaliste français William Reymond présenté comme l'ouvrage définitif sur la plus grande affaire du XXième siècle. Mais est-il pour autant plus crédible?
William Reymond a passé de longues heures à interroger un certain Billie Sol Estes, un milliardaire ruiné et véritable escroc qui a longtemps fréquenté le cercle financier très fermé du parti démocrate et de Lyndon Johnson en particulier. Estes affirme que l'assassinat de Kennedy fut personnellement ordonné par le vice-président Lyndon Johnson. L'exécuteur des basses-oeuvres serait un dénommé Mac Wallace, un homme de main de Lyndon Johnson. La seule preuve apportée par Estes et reprise par Reymond est une cassette audio où l'on entend un collaborateur de Johnson déclarer :"Johnson n'aurait pas dû donner à Wallace l'ordre de tuer le Président". Cela reste assez faible comme argumentation. Cependant, un élément reste troublant. En novembre 1963, une empreinte inconnue fut retrouvée sur les cartons du cinquième étage du dépôt de livres. Un expert affirme que cette empreinte fut déposée au moment de l'assassinat et qu'elle appartient sans aucun doute à Mac Wallace. William Reymond écrit également qu'un thanatopracteur fut employé pour camoufler les blessures à la tête de Kennedy. Le journaliste tente ici mollement et sans beaucoup de conviction d'apporter une réponse à un problème qui a considérablement irrité les chercheurs. Sur les photos de l'autopsie de JFK, il n'existe nulle trace d'une blessure provenant d'un tir de face. Les tenants de la conspiration ont affirmé dès lors que le corps fut maquillé ou plus simplement que ces photos furent habillement truquées.
Un gros problème se pose cependant avec William Reymond. En 1998, chez le même éditeur, il publiait un ouvrage
(Jfk, autopsie d'un crime d'Etat) où il affirmait déjà connaître les assassins de Kennedy : des Cubains dont il donnait les noms. Six ans après, les Cubains ont laissé la place à Mac Wallace dont personne ne sait vraiment ce qu'il est devenu. Comme pour sa relecture de l'affaire Dominici, William Reymond manque de rigueur et la crédibilité de sa thèse en prend un coup.

Ceux qui ont déboursé environ 40 euros pour se procurer ces deux livres auront la fâcheuse impression d'avoir été floués. Pierre Salinger, l'attaché de presse de John Kennedy, disait que : "L'assassinat de Kennedy allait donner naissance à une véritable industrie,(...). Certains y ont même gagné une petite fortune". Ces propos restent d'actualité et tant pis pour la vérité.

Même s'il ne faut pas exlure définitivement la culpabilité de Lee Harvey Oswald, la thèse de la conspiration reste la plus probable. Le drame pour tous les passionnés de l'affaire est qu'il n'existe pas la moindre preuve matérielle venant conforter cette théorie. Les chercheurs ont même tellement embrouillé l'affaire qu'il est devenu quasiment impossible de démêler l'inextricable écheveau. Beaucoup espèrent encore que la vérité se trouve quelque part dans les archives classées Secret défense qui ne seront accessibles que dans plusieurs dizaines d'années. Leur déception risque cependant d'être à la mesure des espoirs démesurés suscités par le contenu de ces archives. Car si réellement Kennedy fut la cible d'un complot, on imagine mal les commanditaires laisser la moindre trace écrite permettant de les incriminer.

L'affaire Kennedy est-elle condamnée à rester à tout jamais un mystère?
 


SOURCES

Lebeau Caroline : Les nouvelles preuves de l'assassinat de J.F.Kennedy, du Rocher, 2003
Lentz Thierry : L'affaire Kennedy, P.U.F., Paris, 1993
Pottecher Frédéric : Dallas, l'affaire Ruby, Arthaud, Genêve, 1971
Reymond William : JFK, le dernier témoin, Flammarion, Paris, 2003
Rieder Frédéric : Dallas, le dossier truqué, Famot, Genêve,1982
Smith Mattew : JFK, le second complot, Zelie, Paris, 1993

+ revues L'Histoire n°170, octobre 1993 et Historia n°684, décembre 2003


Par Camille - Publié dans : CONSPIRATIONS
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Dimanche 7 septembre 2008

DA VINCI CODE : BEAUCOUP DE BRUIT POUR RIEN

Mais Sancho! Tu deviens moins naïf et plus sage!
Cervantès


Le roman Da Vinci Code écrit par l'écrivain américain Dan Brown a été le véritable phénomène de l'année littéraire 2004. Le livre s'est vendu à plusieurs dizaines de millions d'exemplaires à travers le monde. En France, il est resté en tête des ventes pendant plusieurs dizaines de semaines consécutivement. Un record surtout pour un auteur anglo-saxon..

La trame du livre est assez intéressante et ne manque pas d'originalité. L'histoire débute par l'assassinat en plein milieu du Louvre à Paris du conservateur de ce musée. Un professeur d'université américain et une jeune cryptographe française seront suspectés de ce meurtre et seront poursuivis par la police et par un inquiétant moine à demi-fou. Pour démontrer leur innocence, le couple devra résoudre plusieurs énigmes codées laissées sciemment par la victime. Leur (en)quête les mènera sur des chemins inattendus. Ils feront une découverte susceptible de modifier la vision du monde et la destinée de millions de chrétiens : Jésus-Christ aurait été marié avec Marie-Madeleine et ils auraient eu un ou plusieurs enfants. Leur descendance se perpétuerait encore de nos jours. Dans le roman, deux organisations complotent dans des buts totalement totalement antagonistes : l'Opus Déi prête à tout (y compris le meurtre) pour que ce grand secret ne soit pas dévoilé et et préserver ainsi la puissance temporelle du Vatican et le Prieuré de Sion, une organisation secrète qui protégerait cette descendance pour, un jour, la dévoiler à la face du monde. DA VINCI CODE est un véritable roman à clefs. A chaque page de ce polar ésotérique son symbole mystérieux : le Graal, Isis, les Templiers, la Rose-Croix, le pentacle, la Kabbale et même le symbolisme caché dans les films de Disney! De quoi ravir, bien sûr, les amateurs du genre. L'auteur précise en avant-propos que "toutes les descriptions des monuments, d'oeuvres d'art, de documents et de rituels secrets évoqués sont avérés". Son sur site Internet, il précise : "Dans mon livre, je relève un secret qui est murmuré depuis des siècles, je ne l'ai pas inventé (...). J'espère sincèrement que DA VINCI CODE servira aux lecteurs à ouvrir de nouvelles pistes de réflexions". De tels avertissements n'ont pu qu'impressionner certaines personnes influençables qui sont sorties de cette lecture avec la conviction que l'intrigue du livre se fondait sur des faits réels. L'engouement pour le livre est tel que des agences de voyage organisent des DA VINCI tours. Leur riche clientèle se voit proposer de visiter des lieux où se déroule le roman (à Paris et à Londres surtout). Les responsables de ces lieux, médusés, voient débarquer des cars entiers de touristes nullement intéressés par l'architecture des lieux ou la splendeur des oeuvres exposées. Cette agitation a contraint par exemple le curé de l'église Saint-Sulpice à Paris à placer un écriteau dans son édifice précisant que le P et le S visibles sur les vitraux sont une référence aux saints patrons de l'église Pierre et Sulpice et ne sont pas l'abréviation de Prieuré de Sion.

Une mise au point s'impose donc.

L'ENIGME SACREE

Dan Brown tente avec son roman (ou plutôt son polar, ce n'est pas tout à fait pareil) de populariser une thèse défendue avec beaucoup d'acharnement par des chercheurs dans des ouvrages présentés comme historiquement minutieux. Brown a puisé ses informations dans plusieurs ouvrages dont le plus célèbre fut écrit par trois Britanniques Michaël Baigent, Richard Leigh et Henry Lincoln : Holy Blood, Holy Graal paru en Français sous le titre L'Enigme sacrée. En interprétant de manière fort discutable des passages extraits des Evangiles canoniques et des Evangiles gnostiques sortis de leur contexte, les trois auteurs affirment que le Christ aurait été marié et que sa descendance aurait trouvé refuge en France où elle aurait donné naissance à la lignée des rois Mérovingiens. Dans l'Enigme sacrée, il est souvent question du mystère de Rennes-le-Château, ce petit village du sud de la France dont le curé au XIXe siècle se serait soudainement enrichi après avoir trouvé, dit-on, un fabuleux trésor. Lincoln, Leigh et Baigent basent également leur démonstration sur des documents trouvés à la Bibliothèque nationale de France et connus par les initiés sous l'appellation de Dossiers secrets. Les Dossiers secrets ne seraient rien d'autre que les archives secrètes (tellement secrètes que tout le monde y a accès!) du Prieuré de Sion. Ces documents renferment e.a. la liste des grands maîtres du Prieuré depuis son apparente création par Godefroy de Bouillon en 1099.

Brown affirme que l'un des grands maîtres du Prieuré de Sion aurait été Léonard de Vinci qui aurait laissé dans ses oeuvres des indices codés (d'où le titre du roman) démontrant que le Prieuré veille jalousement depuis toujours sur le mariage et la descendance du Christ. Ces indices apparaissent surtout dans le roman sur la célèbre fresque de Léonard de Vinci "La Cène" peinte sur un mur d'un couvent à Milan. C'est fou d'ailleurs ce que les chercheurs parallèles ont trouvé comme allégories occultes dans cette représentation du dernier repas de Jésus : un corps invisible tenant un couteau, un autoportrait de Léonard lui-même ou encore la présence parmi les apôtres du frère jumeau de Jésus.
Le plus intéressant dans le cas qui nous intéresse et qui est très largement exploité dans le Da Vinci Code est la présence à la droite du Christ d'un apôtre imberbe. En y regardant de plus près, on a la surprise de constater que cet apôtre ressemble étrangement à une ...femme. Brown prétend que ce personnage ne peut-être que Marie-Madeleine, l'épouse supposée du Christ. Les spécialistes de l'art religieux n'ignorent pas cependant que ce personnage n'est autre que Jean, le disciple préféré de Jésus qui fut souvent représenté dans l'iconographie chrétienne sous des traits juvéniles. Cette fresque fut commandée à l'époque par les Franciscains. On imagine vraiment mal ces religieux très pieux accepter une hérésie comme la présence d'une femme lors du dernier repas du Christ. Il n'y a donc aucun mystère ésotérique dans cette peinture pas plus qu'il n'en existe dans les autres oeuvres de Léonard. L'argument massue utilisé par Brown pour bâtir son roman s'effronde comme un château de cartes...
Mais revenons au Prieuré de Sion, omniprésent dans le roman. L'existence historique du Prieuré comme il est présenté dans DVC est problématique. L'auteur prétend que cet ordre aurait été fondé au XIe siècle par Godefroid de Bouillon. Le but de cette association mystérieuse serait la restauration sur le trône de France de la lignée mérovingienne, les Mérovingiens étant les descendants directs de Jésus. Aucun historien n'a jamais entendu parler d'un ordre de ce nom au Moyen Age. Les biographes des prétendus grands maîtres du Prieuré (Nicolas Flamel, Isaac Newton, Victor Hugo, Jean Cocteau,...) n'ont jamais fait la moindre mention de cette société complétement inconnue. Et pour cause! La toute première trace officielle du Prieuré de Sion remonte à l'année 1956. Cette année-là, un dénommé Pierre Plantard dépose dans une sous préfecture les statuts d'une association loi de 1901, le Prieuré de Sion, dont le but était de restaurer l'antique chevalerie. La brochure d'information du Prieuré ( CIRCUIT, Chevalerie d'Institution & Règles catholiques & Union indépendante Traditionaliste) ne sera distribuée qu'aux habitants de l'HLM où Plantard vivait. Pierre Plantard, fils d'un simple employé de maison, était déjà connu pour être l'auteur de pamphlets antisémites violents et virulents durant la seconde guerre mondiale. Après s'être intéressé à l'affaire du curé de Rennes-le-château, il va confectionner avec quelques acolytes naïfs les fameux Dossiers secrets qui ne sont que des faux dactylographiés où l'on retrouve la généalogie des Mérovingiens dont Plantard aimait à se présenter comme le dernier descendant. Plantard prétendait être aussi le successeur à la tête du Prieuré de ses illustres prédecesseurs et être de facto le dernier roi de France. Ce fut ce même Pierre Plantard qui orienta et conseilla les auteurs de l'Enigme sacrée dans leurs travaux qui serviront de socle au DA VINCI CODE...
BROWN, UN ECRIVAIN DU XXIe SIECLE
DA VINCI CODE est un roman basé sur une simple mystification et sur des croyances extravagantes. Les goûts littéraires étant ce qu'ils sont, certains l'ont trouvé exceptionnel, d'autres l'ont trouvé très médiocre. D'autres encore pensent que Da Vinci Code n'est rien d'autre qu'une aventure de Bob Morane pour adultes. Les avis sont donc très partagés mais le livre n'est sûrement pas à la hauteur du tapage fait autour de sa diffusion. On a l'impression d'être en présence d'un livre écrit trop vite et que, par précipitation, Dan Brown a manqué de rigueur et a fait l'étalage d'une érudition mal maîtrisée. Son roman est rempli d'inexactitudes, de pures inventions et d'interprétations erronées. Le roman en devient invraisemblable. Léonard de Vinci, véritable génie artistique et scientifique, ne méritait pas un tel détournement. Comment dès alors expliquer le formidable succès du roman? Tout d'abord, DVC a été au départ publié pour un public essentiellement américain. Les Etats-Unis restent un terreau fertile d'où surgissent les controverses politiques, sociologiques et religieuses les plus violentes. DVC s'attaque ici de manière frontale à l'Opus Déi décrit comme un ordre religieux mystique et manipulateur, financièrement très puissant et dont les membres pratiquent des mortifications. C'est une vision très réductrice mais qui a dû plaire dans ce pays à un cerains nombre d'individus friands de grands complots. Le succès d'un tel roman s'explique aussi par la mollesse et la médiocrité de la littérature contemporaine. Les grands écrivains ont disparu (où sont donc les Guy de Maupassant, les Victor Hugo, les Albert Cohen, les Georges Simenon?). Ils ont laissé la place à des romanciers très ordinaires ou à des auteurs qui ne vendent que des livres au contenu sensationnel.
Dans nos villes, les librairies ésotériques sont plus nombreuses que les librairies scientifiques. L'engouement pour DVC indique très clairement que l'homme du XXIe siècle s'intéresse plus que jamais aux mystères, à l'ésotérisme et au surnaturel. Nos concitoyens n'ont plus le sens critique pour analyser de tels phénomènes. L'enseignement ne leur fournit pas la culture scientifique et la culture historique de base et nul ne peut contrôler le flot d'informations inexacts fournis par des médias complaisants.
Le triomphe de Da Vinci Code ne peut qu'interpeller le chercheur sceptique. Il existe un risque réel qu'un nombre important d'individus n'ayant à-priori aucun intérêt pour le paranormal s'informent subitement de plus ample manière sur les thèmes ésotériques présents dans DVC. De fil en aiguille, leurs centres d'intérêt se tourneront vers l'astrologie, la superstition, le surnaturel, les ovnis, la parapsychologie et d'autres choses encore. La liste n'est pas exhaustive;
Dan Brown s'est enrichi grâce à ce livre. Il en prépare d'autres du même accabit. Da Vinci Code va même être porté à l'écran.
 
Le phénomène Dan Brown est en route. Rien ne l'arrêtera. Les sceptiques feraient bien de ne pas trop hausser les épaules devant lui et devront continuer leur combat : éduquer les plus jeunes, vulgariser l'information scientifique, lutter contre les croyances absurdes, les idées fausses, la malhonnêteté intellectuelle.
Mais n'est-ce pas là un combat perdu d'avance?
SOURCES
Cox, Simon : Le code Da Vinci décrypté, Le Pré aux Clercs, 2004
Historia, n°699, mars 2005


Par Camille - Publié dans : LIVRES A VOIR
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